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« Ne pas me faire opérer aurait été un plus gros risque » - Antoine Valois-Fortier

Antoine Valois-Fortier et le Russe Khasan Khalmurzaev en quart de finale aux Jeux olympiques de Rio

Antoine Valois-Fortier (en blanc) en quart de finale aux Jeux olympiques de Rio

Photo : Getty Images / Jack Guez/AFP

Radio-Canada

Le judoka québécois Antoine Valois-Fortier, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Londres en 2012 et vice-champion du monde en 2014, a été opéré dimanche pour soigner deux hernies discales. Sa participation aux prochains Jeux olympiques ne serait toutefois pas compromise, assure son entraîneur, Nicolas Gill.

Un texte d'Alain Rochefort et de Christine Roger

L’athlète natif de Beauport est au repos pour une période de 9 à 12 semaines.

« Le premier mois, on va laisser la nature faire ses choses et laisser mon corps récupérer un petit peu, explique-t-il. C’est difficile pour moi de donner une date de retour sur les tapis de judo. On va voir si la récupération va plus vite ou moins vite que prévu. »

Je pense que je suis un candidat qui a tous les atouts pour que ça aille assez rapidement, mais je ne veux pas brusquer les choses non plus.

Antoine Valois-Fortier

Le processus de sélection olympique des judokas s’entame cet été, mais Valois-Fortier ne reprendra l’entraînement avant l’hiver prochain. Il ne participera donc pas aux prochains Championnats du monde du 16 au 22 septembre, à Bakou, en Azerbaïdjan.

« C’est sûr que ça risque de me mettre un peu en retard dans le processus de qualification, mais je pense que j’ai l’expérience et le vécu dans mon sport pour rattraper ce retard. De ne pas me faire opérer, ça aurait été un plus gros risque. Je pense que j’ai pris la bonne décision », soutient-il.

Le judoka de 28 ans a bon espoir qu’il portera tout de même les couleurs de l’unifolié dans deux ans aux Jeux olympiques de Tokyo.

C’est un mal nécessaire si je veux me rendre jusqu’à Tokyo. Je suis convaincu d'avoir le talent et l’expérience pour me rattraper lorsque je serai de retour à la compétition.

Antoine Valois-Fortier

Antoine Valois-Fortier :

  • Médaillé de bronze chez les mi-moyens aux Jeux olympiques de Londres en 2012
  • 7e chez les moins de 81 kg aux Jeux olympiques de Rio en 2016
  • Médaillé de bronze des Championnats du monde en 2015
  • Vice-champion du monde en 2014
Antoine Valois-Fortier couché sur un tatami, sur le dos, épuisé Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Antoine Valois-Fortier aux Jeux olympiques de Rio

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Malgré la douleur

Antoine Valois-Fortier a souvent combattu malgré la douleur au fil de sa carrière. Ses maux de dos étaient toutefois devenus trop intenses.

« En 2009, j’ai eu un premier diagnostic de hernie discale, explique-t-il. Ç’a été une blessure qui a pris du temps à guérir à l’époque. Après, j’ai été en mesure de bien gérer ça pendant plusieurs années. Au cours des derniers huit mois, c’est revenu me hanter. C’est devenu plus fréquent, plus douloureux et à un moment donné, c’est devenu un peu insupportable. »

On a décidé que si je voulais faire deux autres années de judo de haut niveau, il fallait que je m’en occupe. Les autres traitements ne semblaient pas vraiment porter leurs fruits, alors on a décidé d’y aller un peu plus agressivement et d’y aller avec l’opération.

Antoine Valois-Fortier

Le judoka ne cache pas qu'il a un peu l'impression que la malchance s'acharne sur lui. En 2016, il avait déjà vécu une situation similaire lorsqu'il avait été tenu à l'écart de la compétition pendant cinq mois en raison d'une opération à la hanche gauche.

« Depuis 2016, j’ai de la difficulté à rester en santé. Le judo, c’est un sport qui est difficile pour le corps, donc ce sont les années qui s’accumulent. Je pense que j’ai encore de belles années devant moi, des belles à livrer et de beaux moments à vivre. Si je n’avais pas cette conviction, je pense que je n’aurais pas fait l’opération », confie-t-il.

Nicolas Gill demeure confiant

Le directeur haute performance à Judo Canada, Nicolas Gill, abonde dans le même sens.

« L'objectif et le timing de l'opération est de pouvoir revenir à temps pour sa sélection pour Tokyo, mais aussi de pouvoir bien s'y préparer. Aujourd'hui, nous sommes à deux ans des Jeux, si tout va bien, il va reprendre l'entraînement dans trois mois. Ce qui lui laisse amplement le temps », estime l'entraîneur.

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