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Les défis et le potentiel du rugby canadien

La Canadienne Caroline Crossley (à gauche)

La Canadienne Caroline Crossley (à gauche)

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Radio-Canada

Gareth Rees n'aurait jamais imaginé jouer au rugby dans un stade comme l'AT&T Park de San Francisco. C'est pourquoi il a profité de chaque instant de la Coupe du monde de rugby à 7.

« Je n’aurais pas osé rêver mettre le pied dans un stade de baseball pour y jouer au rugby, a dit Rees à la CBC. C’est la réalité de notre sport, et les progrès que nous avons faits en très peu de temps. Nos athlètes peuvent fouler le sol d’un stade comme celui-ci, un peu au sud, sur la côte Pacifique, près d’où ils s’entraînent [sur l’île de Vancouver], je crois que c’est incroyable. »

Rees a participé à tous les aspects du rugby, au Canada comme à l’international, comme joueur, entraîneur, agent et même directeur général de Rugby Canada. Le Britanno-Colombien de 51 ans est maintenant le directeur des relations commerciales et avec le programme national. Il est également commentateur pour la diffusion internationale du rugby.

Objectif 2019

Selon lui, le Canada dépasse les attentes au rugby à 7, tant masculin que féminin, mais les conséquences se font ressentir dans l’équipe masculine à 15.

« Sur le terrain, nous avons quelques défis. C’est ce qu’on va voir au mois de novembre, a-t-il expliqué, en référence à un tournoi de repêchage que le Canada doit gagner pour participer à la Coupe du monde de rugby à 15 au Japon en 2019.

Nous avons pris des décisions stratégiques au profit des 7, et maintenant les 15 paient la note. Ça ne fait pas de doute.

Gareth Rees, directeur des relations avec le programme national, Rugby Canada

Même son de cloche pour Tim Powers, président du conseil d’administration de la fédération nationale. « On ne peut pas passer à côté. Pas seulement pour Rugby Canada, mais bien pour le rugby au Canada. Nous essuierions un coup dur pour ce qui est du financement. Pas que nous ne pouvons pas nous en remettre, mais nous voulons à tout prix être [au Japon en 2019]. »

Powers et le chef de la direction de Rugby Canada Allen Vansen sont à San Francisco. Ils ont vu les deux équipes nationales se faire éliminer dès la première journée. « Cette fin de semaine, les Canadiens ne sont peut-être pas si heureux des résultats. En tout cas, les joueurs ne le sont pas, a reconnu Powers. Mais il y a beaucoup de positif. Il y a beaucoup de bonnes choses qui se préparent dans le rugby canadien. Les résultats vont suivre. »

Vansen a noté l’importance des académies à Toronto et à Langford, en Colombie-Britannique, pour l’avenir des équipes nationales. Par ailleurs, la formation masculine a reçu du nouveau financement en avril. Un coup de pouce qui arrive à point pour le programme qui avait perdu les sous d’À nous le podium après avoir raté la qualification pour les Jeux de Rio en 2016.

« Nos performances, dans certains cas, ne sont pas là où nous les voudrions, a reconnu Vansen. Ce tournoi en est un bon exemple, mais ce nouveau financement sera employé à bon escient. »

Au-delà du résultat sur le terrain, la Coupe du monde à 15 est véritablement cruciale, selon Vansen et Powers.

« C’est un tournoi vraiment, vraiment important, a répété Vansen. C’est énorme pour notre sport, c’est excellent pour lui donner plus de visibilité, et ça nous montrera la voie pour les Jeux de Tokyo en 2020. »

Les joueurs arrivent au stade Jean Blouin pour un affrontement Canada-Nouvelle-Zélande de la Série mondiale de rugby à 7. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des joueurs du Canada et de la Nouvelle-Zélande se préparent à un match de la Série mondiale de rugby à 7.

Photo : Getty Images / Aurelien Meunier

Honnêteté et travail rigoureux demandé

Les 12 derniers mois ont été demandant pour les amateurs canadiens de rugby. En plus de la quête d’une place pour le mondial 2019 pour les hommes, l’équipe féminine à 7 a raté le podium du classement général de la Série mondiale pour la première fois. La formation masculine a montré du potentiel, mais aussi beaucoup d’inconstance.

Une fois la Coupe du monde de rugby à 7 terminée, la fédération nationale se concentrera sur l’équipe à 15. Vansen croit qu’il pourrait y avoir quelques transfuges pour garnir les rangs.

« On n’écarte aucune option », a ajouté Powers.

Selon Rees, il n’y a pas de formule magique pour avoir du succès en rugby. Il faut de l’humilité et de la persévérance. « Il faut rester honnêtes et travailler fort. C’est ça, le rugby canadien. »

D'après un texte de CBC Sports

Avec les informations de CBC

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