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chronique

Le même refrain entonné par les Alouettes

Chip Cox (gauche) et Kamar Jorden (droite)
Chip Cox (gauche) et Kamar Jorden (droite) Photo: La Presse canadienne / Jeff McIntosh
Félix St-Aubin

Le dénouement était prévisible. La sempiternelle comparaison avec David et Goliath a évidemment été évoquée ces derniers jours pour décrire ce duel opposant les Alouettes aux Stampeders. Le rouleau compresseur calgarien a poursuivi sa route, mais n'a pas tout renversé sur son passage comme c'était prévu.

La troupe de Dave Dickenson continue son ascension à la suite de cette cinquième victoire au compte de 25-8 qui lui permet de conserver son dossier immaculé. Elle a fait le nécessaire, pas plus, pour écarter les Moineaux de sa route à domicile samedi.

Celle de Mike Sherman a quant à elle repris là où elle avait laissé avant sa première de trois semaines de congés. Elle n'a jamais été dans le coup et les moments de réjouissances ont pu être dénombrés au compte-gouttes.

Invisibles en attaque lors de la demie initiale, les Alouettes ont creusé leur propre tombe en offrant plus d'occasions qu'il n'en fallait aux Stampeders de les distancer.

La gestion du cadran est primordiale pour l'équipe négligée, en l'occurrence les Alouettes, lorsqu'un affrontement à sens unique se dessine. Les manquements à l'attaque vont toutefois à l'encontre de ce plan de match.

L'unité tantôt menée par Drew Willy, tantôt par Matthew Shiltz a trop souvent rapidement redonné le ballon aux locaux.

Matthew Shiltz (no 18) et Tyrell Sutton (no 20)Matthew Shiltz (no 18) et Tyrell Sutton (no 20) Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Bo Levi Mitchell et ses coéquipiers en attaque se sont amenés sur le terrain du stade McMahon sept fois à la suite d'un revirement (2 interceptions, 2 échappés recouvrés et 3 troisièmes essais avortés).

Les séries offensives qui ne mènent à rien ou qui ne durent qu'une poignée de jeux sont monnaie courante dans l'entourage des Moineaux depuis un bon moment. Boris Bede ne domine pas le circuit Ambrosie pour les bottés de dégagement (43) sans raison.

Les Montréalais n'ont pu franchir le faible plateau des 10 points pour la troisième fois déjà cette saison. Vous ne serez guère surpris d'apprendre qu'ils ferment la marche au chapitre des points marqués par rencontre (13,8) et se retrouvent à des années-lumière de la moyenne de la LCF (23,3).

Un massacre évité

L'écart au tableau indicateur ne s'est pas transformé en gouffre comme plusieurs l'ont anticipé - l'auteur de ces lignes inclus - tout au long de la dernière semaine. Mais le fait est qu'il s'agit d'un quatrième échec en cinq matchs.

Je n'apprécie pas particulièrement lorsqu'on fait mention d'une défaite à saveur de victoire morale. Cette expression est principalement utilisée afin de minimiser la portée des revers qui surviennent à répétition, ce qui est justement le cas des Montréalais.

Tout n'est cependant pas à reléguer aux oubliettes dans le nid des Moineaux. La défense s'est resserrée après la mi-temps, accordant seulement deux placements au métronome Rene Paredes qui a été parfait en trois tentatives samedi.

Les Stampeders ont semblé lever quelque peu le pied après la pause, certes, mais rendons à César ce qui lui appartient : l'unité de Rich Stubler n'a absolument rien à se reprocher dans la deuxième portion de la confrontation.

Elle a tenu bon pour préserver les minces espoirs des plus fidèles, notamment à la suite d'une curieuse décision de Sherman de tenter d'obtenir un premier jeu sur un troisième essai et deux verges à parcourir profondément dans son territoire.

Ja'Gared Davis (no 95) et Matthew Shiltz (no 18)Ja'Gared Davis (no 95) et Matthew Shiltz (no 18) Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

La tentative de faire avancer les chaîneurs n'a pas produit les effets escomptés.

Ja'Gared Davis s'est aussitôt amené dans le champ arrière après une judicieuse lecture pour rabattre Shiltz six verges derrière la ligne de mêlée jusqu'au 19. Difficile de faire pire pour amorcer une série défensive.

En retard par 8-19 dans les derniers instants du troisième quart, les Alouettes étaient dans une position plus qu'enviable étant donné le défi colossal qu'il devait relever à Calgary, un endroit qui leur cause des torts depuis 2010 (aucune victoire contre neuf défaites).

Sans être le tournant de l'affrontement, cette décision a nui aux chances de combler le retard de deux possessions.

Les Moineaux se sont tirés dans l'aile. Encore.

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