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« Les fumigènes, ça n'a aucun sens », dit le directeur du Tour de France

Geraint Thomas en jaune et Chris Froome dans le nuage des fumigènes lors de la montée de l'Alpe d'Huez en 2018
Geraint Thomas en jaune et Chris Froome dans le nuage des fumigènes lors de la montée de l'Alpe d'Huez en 2018 Photo: Getty Images / JEFF PACHOUD
Radio-Canada

Le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, a condamné vendredi les incidents qui ont marqué la montée de l'Alpe d'Huez, notamment les fumigènes que les spectateurs ont allumés et qui ont gêné les coureurs.

M. Prudhomme a appelé à la sérénité et a demandé à ce que le public respecte les coureurs, au lendemain des incidents qui ont marqué le final de la 12e étape.

L'Italien Vincenzo Nibali (Bahreïn) a chuté dans la montée, ce qui a provoqué son abandon après l'arrivée.

Il y a également eu les huées à l'endroit des coureurs de l'équipe Sky, dont les Britanniques Chris Froome (champion en titre) et Geraint Thomas (maillot jaune).

« On a eu une montée de l'Alpe très pénible », a expliqué dans un entretien à l'AFP le directeur de la Grande Boucle.

« Les coureurs du Tour, les champions du Tour doivent naturellement être respectés, ce que fait l'immense majorité du public », a-t-il tenu à dire.

Vincenzo Nibali juste avant sa chute dans l'Alpe d'HuezVincenzo Nibali juste avant sa chute dans l'Alpe d'Huez Photo : Twitter

« On était sur un pic qui, malheureusement, a laissé sur le carreau un champion admirable, Vincenzo Nibali, dont chacun loue l'état d'esprit à l'ancienne, un champion tout-terrain », a précisé Prudhomme.

Il semble que ce soit la lanière de l'appareil-photo d'un spectateur qui se soit prise dans le guidon du cycliste, comme le montre la photo prise quelques instants avant sa chute à quatre kilomètres de l'arrivée.

« Même si ce n'est pas un spectateur surexcité qui le fait tomber, c'est un spectateur », a-t-il précisé.

Il faut dire que Nibali et les autres coureurs montaient à travers le nuage d'un fumigène.

« On n'y voyait plus rien, il (Nibali) n'y voyait plus rien. Les fumigènes n'ont rien à faire sur les routes des courses cyclistes. On fait respirer une odeur nauséabonde aux coureurs et en plus on les aveugle. Cela n'a aucun sens. »

Le directeur du Tour de France Christian PrudhommeLe directeur du Tour de France Christian Prudhomme Photo : Getty Images / LUK BENIES

Nibali, vainqueur en 2014, a pu finir l'étape, mais a dû abandonner dans la soirée en raison d'une vertèbre fracturée, diagnostic posé après des examens complémentaires que le Sicilien a passés à l'hôpital de Grenoble.

Après 12 étapes, Nibali occupait la 4e place et était encore en lice pour le podium, voire la victoire.

« Il faut retrouver de la sérénité assurément [...] Je ne doute pas que l'on retrouvera le public bienveillant du Tour de France dans les jours qui viennent », a affirmé le patron.

Armstrong lui aussi piégé

Ce n'est pas la première fois qu'un cycliste se fait piéger par un accessoire sur le bord de la route.

Le 21 juillet 2003, l'Américain Lance Armstrong, alors maillot jaune et en lutte avec Iban Mayo dans les Hautes-Pyrénées, s'était fait prendre.

Lance Armstrong au Tour de France de 2003Lance Armstrong au Tour de France de 2003 Photo : You Tube

Il roulait très près des spectateurs quand son guidon a attrapé la lanière d'une musette qu'un jeune homme brandissait pour encourager les cyclistes.

L'Américain avait chuté lourdement, mais avait pu repartir. Il avait gagné l'étape à Luz-Ardiden.

Avec les informations de Agence France-Presse

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