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Le Canada a de nouvelles ambitions pour la Coupe du monde

Anthony Jackson-Hamel du Canada
Anthony Jackson-Hamel du Canada Photo: Getty Images / Norm Hall

Le Canada pourrait faire partie d'une Coupe du monde à 48 équipes en 2022, croit le sélectionneur John Herdman. Le pays a plusieurs atouts pour y arriver, estime-t-il.

Le Canada n'a pas participé à la Coupe du monde en Russie. La dernière fois que les Canadiens ont fait partie de la phase finale, c'était en 1986 au Mexique.

Ils avaient perdu leurs trois matchs contre la France, la Hongrie et l'Union soviétique sans marquer le moindre but.

Photo en noir et blanc des capitaines des équipes de la France et du Canada qui se serrent la main et échangent les fanions avant la partie.Le capitaine de l'équipe française, Michel Platini (gauche), alors considéré comme l'un des meilleurs joueurs au monde, serre la main de Bruce Wilson (droite), le capitaine de l'équipe canadienne, avant le match du 1er juin 1986. Photo : Soccer Canada - Flickr

Dans la CONCACAF, qui couvre l'Amérique du Nord et centrale ainsi que les Caraïbes, ce sont les Mexicains et les États-Unis qui ont le plus de participations en Coupe du monde : 16 pour le Mexique, 10 pour les États-Unis. Suivent le Costa Rica (5), le Honduras (3) et le Salvador (2).

L'équipe nationale canadienne est aujourd'hui au 79e rang de la FIFA.

Si la FIFA confirme un plateau de 48 équipes à partir de 2022, possibilité qu'elle évalue, le Canada aura une meilleure chance de se rendre au Qatar. Mais le pays veut accéder au Mondial par la grande porte, et la Fédération canadienne de soccer s'en est donné les moyens.

L'entraîneur John Herdman, qui a permis à l'équipe féminine de remporter deux médailles de bronze aux Jeux olympiques de 2012 et de 2016, a pris en main le programme de l'équipe masculine en janvier 2018.

John HerdmanJohn Herdman Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Selon lui, le Canada n'a peut-être pas une tradition de soccer, mais possède des atouts.

« Nous avons des ressources, des spécialistes », a-t-il dit. Notamment en science du sport, en préparation mentale. Et nous avons une bonne base avec le succès de l'équipe féminine, qui a pu profiter de ces ressources. »

John Herdman et Christine SinclairJohn Herdman et Christine Sinclair Photo : Getty Images / Kevin C. Cox

Il s'assure donc que les deux programmes travaillent main dans la main pour donner un nouveau souffle à l'équipe masculine.

De plus, avec son adjoint Mauro Biello, John Herdman veut s'assurer de créer une base aussi large et solide que possible.

« On ne veut pas rester dans notre tour d'ivoire, Mauro et moi, et ne regarder que l'équipe senior. Nous devons bâtir les fondations pour 2026, rappelle Herdman. Nous devons orienter ce qui se passe au niveau provincial. »

Mauro Biello avec l'équipe nationale  Mauro Biello avec l'équipe nationale Photo : Soccer Canada

Le directeur technique de Soccer Canada, Jason DeVos, abonde dans le même sens.

Il veut travailler avec les entraîneurs de la base qui comprennent que le développement d'un joueur n'est pas linéaire, qu'un bon joueur à 8 ans ne le sera pas encore forcément à 18 ans. Ainsi, on n'imposera pas aux jeunes des méthodes d'entraînement créées pour des adultes.

« Il faut que les jeunes se développent dans le meilleur environnement possible, explique M. DeVos. Pour qu'ils tombent amoureux du sport, en le pratiquant avec le même plaisir, que ce soit avec leurs amis ou des joueurs de leur calibre. »

Il est évident pour John Herdman que le projet commun pour la Coupe du monde de 2026, que coorganiseront les États-Unis, le Canada et le Mexique, dynamise tout le processus.

Enfin, la création de la Première Ligue canadienne (Canadian Premier League), la nouvelle ligue professionnelle de soccer au Canada, qui aura six équipes à sa première saison en 2019, sera un autre élément fédérateur.

Si le hockey est maître au pays, il y a au Canada plus de licenciés au soccer qu'au hockey, ce qui est encourageant pour l'avenir des programmes de Soccer Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

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