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France-Croatie : un parfum de revanche en finale de la Coupe du monde

Didier Deschamps tire au but dans la demi-finale France-Croatie, le 8 juillet 1998.

La France a battu la Croatie 2-1 en demi-finales du Mondial 1998.

Photo : Getty Images / Clive Brunskill

Agence France-Presse

La France contre la Croatie. La Coupe du monde 2018 va vivre, dimanche, à Moscou, une finale inédite dans la longue histoire de la compétition.

Pour les Bleus, l'adversaire évoque forcément de bons souvenirs. Zinédine Zidane et consorts avaient battu la Croatie au terme d'une demi-finale d'anthologie sur la route vers leur premier, et seul, titre en 1998. Dimanche (à 11 h, HAE), ça sera une autre histoire à écrire.

La France, qui a battu la Belgique 1-0 mardi et donc bénéficié d'un jour supplémentaire de repos, aura un avantage pour ce qui est de la fraîcheur sur son adversaire.

Mercredi, les Croates sont venus à bout de l'Angleterre 2-1 en prolongation, leur troisième d'affilée, soit l'équivalent d'un match supplémentaire en 10 jours.

La Croatie a en tout cas un nouveau héros et les Bleus un joueur à surveiller « Super Mario » Mandzukic, attaquant de la Juventus de Turin, a inscrit le but de la victoire à la 109e minute. Il permet à son pays de disputer la première finale de son histoire, alors que ce sera la troisième pour les Bleus, après le succès de 1998 face au Brésil et l'échec de 2006 contre l'Italie.

Un chapitre inédit

L'équipe à damier, qui vient de priver l'Angleterre de sa deuxième finale après le titre en 1966, se prépare pour le match le plus important de son histoire.

« C'est incroyable! Je crois qu'on n'est pas encore conscients de ce qui vient d'arriver. Ce n'est pas vraiment un miracle, on a accompli quelque chose que seuls les grands joueurs peuvent accomplir », a déclaré Mandzukic, encore sous le coup de l'émotion au coup de sifflet final.

Le retentissement a été ressenti jusqu'en Croatie. Des milliers de partisans sont descendus dans les rues de Zagreb, mais aussi à Rijeka, à Dubrovnik ou à Osijek, pour célébrer le « miracle de tous les miracles », exprimé par le commentateur de la télévision d'État Drago Cosic à la fin du match.

Des partisans croates célèbrent, dans les rues de Moscou, la victoire des leurs en demi-finales face à l'Angleterre

Les supporters croates y croient de plus en plus

Photo : La Presse canadienne / Alexander Zemlianichenko

La rédemption française?

La France aussi s'apprête à être submergée par l'ivresse des sommets.

Après la victoire des siens contre les Diables rouges, la foule s'est massée sur les Champs-Élysées à Paris. Comme en 1998, quand elle chantait à tue-tête « Et un, et deux, et trois zéro » et que le visage de Zidane était projeté sur l'Arc de Triomphe.

« Les images sur les Champs, ça rappelle de bons souvenirs, mais il y a 20 ans, c'était des images après une finale, cette fois c'était après une demi-finale », a commenté Didier Deschamps, qui en 1998 soulevait la coupe du monde comme capitaine des Bleus.

Ce « père la victoire » du soccer français a toujours quelque chose en travers de la gorge.

« Il y a deux ans, c'était si douloureux, a dit le sélectionneur français en référence à la défaite de 1-0 contre le Portugal en finale de l'Euro. Ce n'est pas rien de gagner une demi-finale, mais il y a la finale ensuite . »

À l'unisson

Ce message – une finale, ça se gagne – est bien passé dans le groupe. Sur les images qui ont filtré des coulisses, diffusées sur les réseaux sociaux des joueurs ou de la Fédération française (FFF), peu d'effusions de joie, contrairement aux tours précédents.

Dans la bouche des Bleus, dans l'autobus les ramenant du stade à leur hôtel à Saint-Pétersbourg, il n'y avait qu'un mantra. Paul Pogba lâche ainsi : « C'est beau, c'est beau, mais il reste une grosse marche. On est bien, c'est bien, mais c'est pas fini. »

Ou encore Samuel Umtiti, buteur victorieux contre les Belges : « Il reste une marche. On a un pied dessus, il faut mettre le deuxième. »

« Il faut aller au bout, on n'a pas le choix », a encore insisté Steven Nzonzi.

Un club sélect

Dimanche, si Deschamps réussit à gagner la Coupe du monde en tant que joueur et sélectionneur, il entrera à 49 ans dans un club très fermé. Seuls deux autres hommes l'ont fait avant lui.

Mario Zagallo, Brésilien, a été champion comme joueur avec la Seleçao en 1958 et 1962, puis en 1970 comme sélectionneur. Il était également avec l'équipe, comme adjoint, lors du sacre de 1994.

L'Allemand Franz Beckenbauer, capitaine de la RFA victorieuse en 1974, a aussi été le sélectionneur de la Mannschaft championne du monde en 1990.

En 1998, c'est un défenseur, Lilian Thuram, qui avait éliminé la Croatie d'un doublé en demi-finales. En 2018, c'est un autre défenseur, Umtiti, qui élimine la Belgique. Un bon signe? « Je l'espère », a lancé le joueur du FC Barcelone.

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