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La presse française encense ses Bleus, en finale du Mondial

« Un truc de dingue », peut-on lire en une de L'Équipe.

La presse française encense les Bleus, en finale du Mondial.

Photo : L'Équipe

Radio-Canada

La presse française, volontiers critique en phase de groupe, s'enflamme mercredi, au lendemain de la qualification de l'équipe de France pour la finale de la Coupe du monde. La presse belge, elle, salue l'effort de ses Diables rouges, battus 1-0 par les Bleus dans une demi-finale chaudement disputée.

Contre la Belgique, les Bleus ont réussi « un truc de dingue », en se montrant « fantastiques de maîtrise et de stratégie », estime le journal L'Équipe. « C'est la troisième finale de la France en 20 ans, et c'est fou », ajoute le quotidien sportif.

« Héroïques, les Bleus peuvent rêver d'une deuxième étoile », renchérit Le Figaro 20 ans après le premier titre mondial remporté par l'équipe du capitaine Didier Deschamps, avec un doublé de Zinédine Zidane en finale.

Une « deuxième étoile qui les propulsera dans une autre galaxie », poursuit le quotidien, « celle des multichampions du monde, aux côtés (par ordre d'apparition) de l'Italie, de l'Uruguay, du Brésil, de l'Allemagne et de l'Argentine ».

Pour Le Parisien, d'ailleurs, il n'y a pas de doute : que ce soit contre l'Angleterre ou la Croatie, qui s'affrontent mercredi dans la seconde demi-finale, les Bleus, « aux portes du paradis », « seront favoris pour le titre suprême », dimanche en finale à Moscou.

« Il n'y a plus Zidane, mais une flopée de grands joueurs entourés de bons joueurs. C'est peut-être davantage une équipe, un collectif qu'une formation tournée autour d'un génie », analyse encore Le Parisien, rebaptisant cette équipe « Les indestructibles ».

Les Bleus, « monstrueux » contre les Diables rouges, ont en effet encore une fois pu s'appuyer sur leur bloc défensif qui « a tenu bon », souligne Le Monde.

Un bloc porté par « un duo de costauds » en défense centrale constitué de Raphaël Varane et de Samuel Umtiti, et d'un Hugo Lloris « taille géant » dans les buts, s'émerveille L'Équipe, qui leur donne à tous les trois sa meilleure note du jour (8).

Vingt ans après le doublé encore plus inattendu de Lilian Thuram contre la Croatie (2-1), Umtiti est venu « maintenir en l'état la tradition française des défenseurs qui marquent en demi-finales de Coupe du monde tous les 20 ans », s'amuse L'Équipe.

Tous les quotidiens saluent aussi « le rôle déterminant du sélectionneur Didier Deschamps » longtemps sévèrement critiqué, mais qui « a fait jaillir une grande équipe » depuis les huitièmes de finale.

La Belgique salue son équipe

La presse belge saluait unanimement mercredi le parcours des Diables rouges, avec des « mercis » exceptionnels en une de grands titres flamands, et égratignait le jeu « fermé » des Français, au lendemain de la défaite de la Belgique.

Au constat que « le rêve est terminé » s'ajoutaient un peu partout des commentaires aigres-doux sur les choix tactiques du sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, accusé d'avoir verrouillé le match au détriment du spectacle.

« Aux Belges le jeu, aux Français la victoire », estime le quotidien flamand De Standaard : « les Bleus ont clairement indiqué dès le début qu'ils n'étaient pas venus pour se soucier du spectacle ».

« C'est la moindre des préoccupations de Deschamps, son souci était de verrouiller l'affaire », lui faisait écho De Morgen, autre titre néerlandophone.

Pour le quotidien francophone Le Soir, l'équipe de France a été « plus que jamais à l'image de son entraîneur, pas forcément chatoyante, mais très impressionnante d'organisation, de maîtrise et d'efficacité ».

« Le chagrin des Belges » : ce titre en forme de clin d'oeil au chef-d'oeuvre de l'écrivain belge Hugo Claus barre la une du journal Le Soir, avec la photo d'un amateur mordant nerveusement dans le drapeau national.

« Diable, c'était bien », remercie en une de La Libre Belgique, saluant « le travail remarquable » et la discipline des joueurs de l'équipe nationale « qui ont mis leur ego dans leur poche » pour se consacrer au collectif.

« À dans quatre ans », conclut l'éditorial de ce journal.

« C'est fini, maar (mais) merci », « Merci Duivels (les Diables ) » : exceptionnellement, la presse néerlandaise use du français pour rendre hommage à l'équipe belge.

Mardi soir à Saint-Pétersbourg, poursuit le même éditorial du Telegraaf, on a eu « la quintessence du football moderne, où il n'y a pas de place pour les sentiments, mais où tout se joue sur le résultat. Chapeau. »

Éliminée en demi-finale d'une Coupe du monde comme en 1986 au Mexique, la Belgique a encore la possibilité de faire mieux qu'il y a 32 ans en décrochant la 3e place au terme de la petite finale samedi.

« La troisième place est aussi très belle », souligne De Morgen.

Avec les informations de Agence France-Presse

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