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Jean-Christophe Beaulieu profite d'un changement d'air avec le Rouge et Noir

Jean-Christophe Beaulieu réalise une portée avec le ballon durant un entraînement.
Jean-Christophe Beaulieu Photo: Gracieuseté / Jean-Christophe Beaulieu

Jean-Christophe Beaulieu n'a pas besoin de regarder bien loin par les temps qui courent pour se motiver. Le centre-arrière du Rouge et Noir (1-1) retrouvera ses anciens coéquipiers des Alouettes (1-2) vendredi au stade Percival-Molson, son domicile de 2014 jusqu'à tout récemment.

Un texte de Félix St-Aubin

Près de cinq mois après avoir appris qu'il quittait sa province natale pour la capitale fédérale à la suite d'un échange comprenant son homologue Patrick Lavoie, le centre-arrière se dit « heureux » dans son nouvel environnement.

C'est sûr que je suis fébrile, mais je dois t'avouer que j'ai tourné la page. Dans cette business, tu n'as pas le choix, tu ne peux pas garder des sentiments partagés. Il faut que tu sois all-in envers ton équipe.

Jean-Christophe Beaulieu, centre-arrière du Rouge et Noir

« J'ai été surpris, mais agréablement surpris, enchaîne-t-il. C'est une équipe qui travaille beaucoup avec ses centres-arrières et ses ailiers rapprochés, c'est une belle occasion pour moi d'avoir le ballon dans un nouveau système de jeu. »

Malgré plusieurs saisons bien en deçà des attentes par rapport aux résultats de son ancienne équipe, principalement les trois dernières, Beaulieu conserve de doux souvenirs de son passage avec les Alouettes.

Rendement des Alouettes depuis 2014 :

  • 2014 : 9 victoires contre 9 revers (participation à la finale de l'Est)
  • 2015 : 6 victoires contre 12 revers
  • 2016 : 7 victoires contre 11 revers
  • 2017 : 3 victoires contre 15 revers

« J'ai hâte de revoir les fans à Montréal, je pense qu'ils ont toujours été très sympathiques et partisans envers leur équipe, j'ai aussi hâte de revoir mes amis. Mais ça reste que je veux qu'on gagne, je veux qu'Ottawa ait du succès sur le terrain de Montréal », a-t-il lancé.

« Tout le temps que j'étais à Montréal, [la direction] m'a bien traité, j'étais bien, s'est remémoré Beaulieu. C'est juste un move comme un autre, ça n'arrive pas souvent. Mais quand ça arrive, il faut que tu t'acclimates et que tu tournes la page. On passe à un autre appel. »

Le Québécois a de la difficulté à « mettre le doigt sur le bobo » pour expliquer la déroute de 2017. Il considère toutefois que la synergie faisait défaut. « Ça n'allait pas super bien dans l'équipe », dit-il.

Deux joueurs des Argonauts effectuent un plaqué contre Jean-Christophe Beaulieu.Jean-Christophe Beaulieu (no 46) Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La crème de la crème

L'environnement dans lequel l'ancien du Vert et Or de l'Université de Sherbrooke (UdeS) est débarqué est plus que favorable à son développement.

L'athlète de 28 ans, qui a quatre campagnes dans la Ligue canadienne derrière la cravate, côtoie nombre de joueurs de renom dans l'unité offensive du Rouge et Noir, comme le quart-arrière Trevor Harris et les receveurs Greg Ellingson et Brad Sinopoli.

Sans surprise, il a immédiatement noté les effets bénéfiques d'avoir un quart de l'élite capable de guider les siens lorsque l'attaque s'amène sur le terrain.

Onze quarts ont eu les rênes de l'attaque montréalaise lorsque Beaulieu en était un membre, de Jonathan Crompton à Matthew Shiltz, en passant par Alex Brink et Tanner Marsh.

Ça fait une bonne différence, il sait ce qu'il veut, ça fait longtemps qu'il travaille dans le système. Il m'a souvent corrigé. On s'entend, je suis le nouveau venu à Ottawa, donc il m'a partagé plein de petits trucs, ce qu'il aime et n'aime pas. Il m'aide à devenir meilleur. Tant mieux s'il veut que je devienne un joueur avec de meilleures habiletés.

Jean-Christophe Beaulieu, centre-arrière du Rouge et Noir

« J'aime ce que le Rouge et Noir fait avec moi. On va se le dire, ma force numéro un, c'est la polyvalence. Je peux un petit peu jouer partout. On m'aligne à l'extérieur de la boîte, à l'intérieur comme ailier rapproché ou en tant que centre-arrière. Je bouge partout, je pense que c'est ça qu'Ottawa aime bien dans mon jeu. »

Brad Sinopoli (gauche) et Greg Ellingson (droite)Brad Sinopoli (gauche) et Greg Ellingson (droite) Photo : La Presse canadienne / Peter Power

Le Trifluvien apprécie tout autant le fait de se retrouver sous les mêmes couleurs qu'Ellingson et Sinopoli, des cibles de choix grâce à leur aisance à capter les ballons.

« C'est la même chose, a expliqué Beaulieu en faisant référence à sa collaboration avec Harris. Parfois, quand je fais des tracés comme receveur, ils sont là pour m'aider, pour me donner de petits trucs. Surtout, ce sont des leaders loquaces, oui, mais aussi par l'exemple. »

Si tu veux savoir comment un tracé [quelconque] se court, tu visionnes de la vidéo et tu regardes les numéros 88 [Sinopoli] ou 82 [Ellingson], c'est comme ça qu'il faut que tu fasses. Ce sont de bons leaders, il suffit de suivre leur exemple et tout ira bien.

Jean-Christophe Beaulieu, centre-arrière du Rouge et Noir

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