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chronique

Belgique-Brésil : la finale avant la finale

Romelu Lukaku célèbre après la victoire de la Belgique contre le Japon en huitièmes de finale, à la Coupe du monde de soccer.

Romelu Lukaku

Photo : Getty Images / Kevin C. Cox

Christine Roger

Si la Coupe du monde n'a pas fini de nous surprendre, le match quart de finale entre la Belgique et le Brésil n'a rien d'inattendu.

Voici cinq éléments à surveiller dans ce duel qui aura toutes les allures d'une finale.

Neymar c. Ronaldo et Messi

Neymar a peut-être un statut de grande vedette, mais il est plus souvent qu’à son tour dans l’ombre de Cristiano Ronaldo et de Lionel Messi. Avec l’élimination hâtive du Portugal et de l’Argentine, la porte est grande ouverte pour le Brésilien. Pour une fois, il a l’occasion de montrer pourquoi il est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de la planète.

Vivement critiqué depuis le début du Mondial, l'attaquant du Paris Saint-Germain pourrait, avec une performance inspirée face à la Belgique, faire taire ses détracteurs. Pour réussir à faire oublier ses multiples épisodes de comédie, il devra cependant avoir le dessus sur Eden Hazard.

Le capitaine des Diables rouges s’est imposé comme véritable meneur depuis le début de ce Mondial. Non seulement a-t-il réussi à marquer à deux reprises, mais c’est avant tout sa capacité à servir ses coéquipiers comme Romelu Lukaku qui font de lui l’une des pièces maîtresses de cette formation.

Lukaku face à la défense brésilienne

Romelu Lukaku a l’habitude de dominer physiquement ses adversaires, particulièrement lors de séquences aériennes dans la surface de réparation. Les attentes sont très élevées envers l’attaquant de Manchester United et force est d’admettre qu’il a les habiletés pour changer, à lui seul, le cours d’un match. Mais pour y arriver contre le Brésil, il devra rivaliser avec le meilleur duo de défenseurs centraux depuis le début du tournoi : Thiago Silva et Joao Miranda.

Après une excellente saison avec l’Inter de Milan, Miranda est devenu un choix incontournable pour le sélectionneur du Brésil, Tite, et malgré ses 33 ans. Il n’a certainement pas déçu.

Thiago Silva prouve qu’il est encore l’un des meilleurs joueurs de la planète à sa position. S’il y a un défenseur capable d’arrêter Lukaku, entre autres pour ses habiletés physiques, c’est bien « O Monstro ».

De son côté, Lukaku a connu un début de tournoi fracassant, avec une récolte de quatre buts sur cinq tirs. Face aux Japonais, il a été plus imprécis qu’à son habitude. Gageons qu’il sera plus déterminé que jamais à racheter les quelques faux pas commis en huitièmes de finale dans ce match contre le Brésil.

Jeu robuste

Si les Brésiliens sont reconnus pour leurs habiletés techniques, les Belges sont dominants sur le plan de la robustesse. Et on ne parle pas uniquement ici de gabarit. Oui, ils peuvent compter sur un Lukaku qui a une stature bien plus imposante que celle de la majorité des joueurs de soccer. Mais il est aussi, et surtout, question de leur style de jeu.

Les Belges ont prouvé qu’ils maîtrisaient un style axé sur la robustesse, même s’ils ne sont pas nécessairement les plus grands. Hazard est probablement le meilleur exemple. Il ne mesure que 1,73 m (5 pi 8 po), mais est sans doute l’un des joueurs les plus explosifs et gare à celui qui tentera de lui soutirer le ballon dans un duel à un contre un.

Les Brésiliens auront donc fort à faire pour rivaliser sur le plan physique, surtout que ce n’est pas la force de Neymar. Si le joueur étoile parvient à rester plus souvent qu’à son habitude sur ses deux pieds, il donnera certainement une meilleure chance à son équipe de l’emporter.

Le banc

La Coupe du monde est un tournoi long et exigeant, comme en font foi les nombreuses blessures qui sont survenues depuis le début de la compétition. Si un pays veut espérer se rendre jusqu’aux grands honneurs, ça prend beaucoup plus qu’un Neymar ou un Lukaku en grande forme. La Belgique a aussi le talent nécessaire parmi ses remplaçants. Lors des huitièmes de finale, Marouane Fellaini et Nacer Chadli sont entrés sur le terrain à la 65e minute pour venir marquer les buts égalisateur et gagnant.

Le Brésil n’a peut-être pas encore démontré qu’il avait la même profondeur, mais il ne faudrait pas sous-estimer les joueurs qui commenceront sur le banc. Roberto Firmino, cet attaquant qui joue à Liverpool, est l’un de ceux qui pourraient changer la donne.

Une rédemption et un tournant

Le Brésil a l'occasion d'accéder au carré d'as où il tenterait de racheter sa performance catastrophique d'il y a quatre ans devant ses partisans. L'Allemagne lui avait alors servi une sévère correction de 7-1.

En Belgique, on parle de « génération dorée » depuis plusieurs années déjà. Depuis 2014, les Diables rouges ont toujours été classés parmi les cinq meilleurs pays à la FIFA. Le temps est venu pour les Belges de montrer qu’ils sont prêts à jouer dans la cour des grands, qu’ils font maintenant partie des grandes nations du soccer.

Le gagnant de ce match affrontera en demi-finale le vainqueur du duel entre la France et l’Uruguay.

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