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chronique

Il n'y a plus de surprises avec la Suède

Le Suédois Emil Forsberg marque le seul but de son équipe contre la Suisse en huitièmes de finale de la Coupe du monde de soccer de 2018.

Le Suédois Emil Forsberg a marqué à sa 14e tentative de cette Coupe du monde.

Photo : Associated Press / Efrem Lukatsky

Olivier Tremblay

ANALYSE – Un but du Suédois Forsberg a fait pencher la balance du côté des gagnants. On se serait cru à Québec en 1995.

À son époque, Peter a dû attendre la fin d’un conflit de travail pour enfin soulever la foule du vieux Colisée. Cet été, Emil a lui aussi dû s’armer de patience avant de faire sauter de joie ses supporteurs à Saint-Pétersbourg, pas tant à cause de facteurs externes qu’en raison de son propre manque de réussite.

Forsberg a tenté 13 tirs, plus que quiconque dans son équipe sauf Marcus Berg, avant d’enfin donner une raison aux Suédois de fêter son 14e.

Et ce qu’ils ont fêté : ils n’avaient plus atteint les quarts de finale en 24 ans.

La Suède a été égale à elle-même dans sa victoire de 1-0 contre la Suisse. Elle a été rigoureuse sur le plan défensif, avec deux lignes de quatre joueurs bien serrées et deux attaquants généreux dans l’effort, qui ont poussé le jeu suisse vers la périphérie. La stratégie a rendu Josic Drmic et Blerim Dzemaili à peu près invisibles.

Certes, Xherdan Shaqiri a créé du danger pour les Suisses. Mais ses quelques ballons intéressants n’ont pas assez dérangé les Suédois. Ceux-ci se sentaient tellement aptes à dominer leur surface de réparation qu’ils ont parfois accordé des coups de pied de coin un peu bêtement, sans qu’il y ait une réelle urgence de se débarrasser du ballon coûte que coûte.

Les Suisses, très (trop?) méthodiques en première mi-temps, ont accru leur prise de risques après la pause. Même après le but suédois, ils ont continué de croire à une fin heureuse. Le souvenir de l’aigle albanais flottait au-dessus de Xhaka et compagnie.

Mais pas de remontée aujourd'hui. Pour la première fois depuis qu’elle a été finaliste de son Mondial à domicile en 1958, la Suède vient de gagner deux matchs de suite en phase finale.

Elle est du côté plus prenable du tableau. Elle a montré qu’elle sait parfaitement quelles sont ses forces et ses faiblesses. Elle n’a plus Zlatan, mais elle a une équipe.

La Suède peut-elle gagner cette Coupe du monde? C’est improbable.

Mais on s’est déjà dit la même chose du départ des Nordiques.

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