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chronique

Le Brésil a enfin pris ses aises en Russie

Les supporteurs brésiliens célèbrent la victoire de leur équipe contre la Serbie.

L'équipe brésilienne a tout fait pour rassurer ses supporteurs contre la Serbie.

Photo : Associated Press / Victor R. Caivano

Olivier Tremblay

ANALYSE – La phase de groupe du Brésil aura été comme un gâteau aux fruits à Noël : on ne s'en est pas nécessairement régalé, mais ç'a pleinement rempli sa fonction.

Certes, les Brésiliens n’ont pas tout écrasé sur leur passage comme à leur belle époque. Mais après un match nul en demi-teinte et une victoire in extremis, ils se sont enfin rassurés en confirmant leur qualification en huitièmes contre la Serbie.

Avant même d’ouvrir la marque, la Seleçao s’est créé deux occasions bien nettes. La passe de Philippe Coutinho pour le buteur Paulinho était sublime. Il ne fallait s’attendre à rien de moins, car Coutinho a dû voir son coéquipier faire cet appel dans le dos de la défense des dizaines et des dizaines de fois cet hiver à Barcelone.

Lorsque la Serbie a trouvé une deuxième vitesse, le Brésil n’a pas cédé. Il a plutôt mis un terme aux envies de son adversaire avec un but sur phase arrêtée, le genre d’action qui peut vous faire passer au tour suivant dans les matchs éliminatoires serrés.

Or, plus que l’aisance technique, plus que la maîtrise du rythme, c’est le fait que les quintuples champions du monde sont parvenus à éviter un piège qui enchantera sans doute leurs supporteurs.

La dernière fois qu’un cadre brésilien (Neymar pour ne pas le nommer) est tombé au combat dans un Mondial, ses coéquipiers ont accordé sept buts aux Allemands quelques jours plus tard.

Ici, le latéral gauche Marcelo, dont l’entente avec Neymar dans le jeu est cruciale pour le Brésil, n’est resté que 10 minutes sur la pelouse en raison d’une blessure. Mais l’arrivée du remplaçant Filipe Luis n’a essentiellement rien changé.

D’un naturel plus prudent que Marcelo, Filipe Luis a néanmoins continué d’apporter du soutien à Neymar. Ses efforts ont été généreux. Il a vu beaucoup de ballons et a paru aussi prêt que si on lui avait dit la veille qu’il serait titulaire.

Au bout du suspense, le Brésil termine tranquillement au 1er rang du groupe sans perdre un match.

On l’a dit et on le répète : dans une Coupe du monde, pas de prime de style. Le Brésil ne fait pas (encore) rêver, mais il est qualifié. C’est tout ce qui compte.

Les chances de la Suisse ont fondu

La Suisse, qui accompagnera le Brésil au tour suivant, ne sera pas mécontente de sa 2e place.

Éviter l’Uruguay, le Portugal, la France, l’Argentine, le Brésil et le Mexique jusqu’à la finale? Ce n’est pas un prix de consolation.

Mais cette finale, justement, est devenue encore plus improbable qu’auparavant au cours du match nul de 2-2 contre le Costa Rica. La moitié de son quatuor défensif sera suspendue pour le choc contre la Suède en huitièmes.

Et l’accumulation de cartons de Stephan Lichtsteiner et de Fabian Schär n’est qu’un des soucis de la Nati.

Mercredi, les Ticos, déjà éliminés, ont attaqué le filet suisse sans modération dans les 30 premières minutes. Un tir qui frôle la barre, un autre qui la frappe de plein fouet, des centres dangereux…

Évidemment, les Suisses ont ensuite ouvert la marque. Tout de même, ils ont manqué d’idées et de conviction dans une situation qui aurait bien pu ne pas leur sourire. Le Costa Rica n'a porté la marque à 2-2 qu'avec un tir de pénalité cocasse dans les arrêts de jeu, mais il n'a pas volé son point.

Les hommes de Vladimir Petkovic avaient-ils une telle confiance dans le Brésil qu’ils ont cru bon à se contenter du minimum?

Souhaitons pour la Suisse qu’elle trouve des raisons d'afficher la même confiance en ses propres moyens pour la suite. La Suède, elle, ne lui fera pas de cadeau.

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