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chronique

Malgré les soucis, l'Argentine poursuit son petit bonhomme de chemin

L'Argentin Lionel Messi (à gauche) prépare un coup franc avec son coéquipier Éver Banega contre le Nigeria.

Les Argentins Lionel Messi (à gauche) et Éver Banega ont uni leurs efforts pour ouvrir la marque contre le Nigeria.

Photo : Associated Press / Ricardo Mazalan

Olivier Tremblay

Dans les deux premiers matchs de l'Argentine au cours de cette Coupe du monde, on pouvait apercevoir un trou dans la formation albiceleste. Un trou en forme d'Éver Banega.

À le voir dicter le rythme de cette rencontre contre le Nigeria, on peut se demander comment le sélectionneur Jorge Sampaoli a pu nier l’évidence si longtemps. Banega s’offre en solution pour ses partenaires. Il remarque tout. Il place des ballons parfaits dans les trajectoires de course. Il réagit à la vitesse de l’éclair. Il aide ses défenseurs.

Sa passe pour le premier but, il l’a déposée devant Lionel Messi dès le premier quart d’heure, comme pour signaler à Sampaoli qu’il n’avait qu’à inscrire son nom à la feuille de match pour que l’Argentine montre un meilleur visage.

Que Banega réussisse un tel match aux côtés du pauvre Javier Mascherano, aussi dynamique qu’une tondeuse électrique sur le mont Everest, relève du miracle.

Au bout du compte, la sélection albiceleste aura souffert à Saint-Pétersbourg. Elle a dû attendre l’ultime délivrance du pied de Marcos Rojo, l’auteur d’une main malheureuse pour laquelle un autre arbitre que M. Cuneyt Cakir aurait pu donner un tir de pénalité.

Les failles de l’Argentine demeurent. Sa défense n’a rien d’un mur étanche. Messi reste la seule valeur sûre dans le tiers offensif, comme l’a montré l’inutile frappe dans les nuages de Gonzalo Higuain.

Mais à partir d’ici, tout peut arriver. Et à part les Uruguayens et les Français, qui n’appuiera pas le Portugal et l’Argentine en huitièmes de finale, question de voir Ronaldo affronter Messi en quarts?

La Croatie comme en 1998? (bis)

Les Argentins n’avaient pas tout à fait fini de célébrer le but de Rojo qu’à 1800 kilomètres de là, à Rostov-sur-le-Don, le Croate Ivan Perisic crucifiait le gardien Hannes Halldorsson d’un tir du gauche pour annihiler les derniers espoirs islandais.

Et les Argentins ont continué de chanter.

L’Islande, à sa première participation à la Coupe du monde, a frôlé les huitièmes de finale. Si, au lieu de laisser Perisic filer jusqu’à Halldorsson, les Islandais avaient plutôt concrétisé une autre de leurs 17 tentatives et pris l’avance 2-1, un choc France-Islande serait au programme.

Les Croates n’ont rien volé. Avec une formation qu’on qualifiera d’équipe B+, les Damiers ont joué la rencontre qu’ils voulaient jouer.

Les réservistes n’ont pas cédé lors des dangereuses phases arrêtées des Islandais, ont utilisé le ballon intelligemment et ont rappelé au sélectionneur Zlatko Dalic qu’il pouvait se fier à eux, que le plus grand tournoi du monde ne les effrayait pas.

Ça tombe bien : les résultats, jusqu’ici, suggèrent que la Croatie se retrouve dans la portion du tableau éliminatoire la plus prenable.

La marge de progression du Nigeria

Et le Nigeria dans tout ça? Les séduisants Super Eagles sont les victimes d’un groupe relevé, avec quatre dignes candidats à la qualification. Ils s’en remettront.

De leur effectif, seuls quatre joueurs sont actuellement trentenaires. Les Kelechi Ihenacho, Alex Iwobi, Victor Moses, Ahmed Musa et autres Ogenyi Onazi seront tous prêts à s’attaquer à une nouvelle Coupe du monde dans quatre ans.

Contre l’Argentine, ils ont encore montré leur aptitude à terroriser les défenseurs adverses à la moindre désorganisation du bloc.

Mais les Argentins ont souvent été désorganisés, et les Nigérians n’ont pas assez profité de leurs occasions. Un peu plus d’expérience et de réalisme, et le résultat aurait pu être tout autre.

Vivement la Coupe d’Afrique des nations de 2019. La progression de cette sélection sera intéressante à suivre.

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