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chronique

Ce Mondial n'a pas fini de nous étourdir

L'Espagnol Iago Aspas (au centre) se dispute avec le Marocain Faycal Fajr (à gauche) au cours de leur match du groupe B de la Coupe du monde de soccer.

Le groupe B de l'Espagne et du Maroc a été un tourbillon d'émotions.

Photo : Associated Press / Czarek Sokolowski

Olivier Tremblay

Un mot pour décrire le groupe B? Épuisant.

L’Espagne et le Portugal en étaient les grands favoris, mais le Maroc et l’Iran auront contesté leur statut jusqu’à la toute fin. De l’improbable 3-3 aux allures de montagnes russes (évidemment) entre les deux nations ibères en lever de rideau aux reprises vidéo simultanées de ce lundi, le divertissement n’a pas manqué.

Le dernier quart d’heure de ces matchs a dû en user, des bouts de sièges. Le Portugal est 1er, l’Espagne est tranquille au 2e rang. Euh, non, l’Iran pourrait dépasser l’Espagne. Euh, non, l’Espagne est 1re, finalement, et le Portugal est au bord de l’élimination!

Ouf.

A-t-on assisté à tout ça parce que ces nations européennes sont plus faibles que prévu, ou parce que le Maroc et l’Iran méritaient un meilleur sort? On pourra probablement mieux répondre à cette question après le tournoi.

Peu importe, pour l’instant, on ne se plaindra pas du spectacle.

Et ce n’est pas fini. Imaginez, dans la même portion du tableau, on pourrait retrouver, avec l’Uruguay et le Portugal, la France, l’Argentine, le Brésil, l’Allemagne, la Colombie et l’Angleterre ou la Belgique.

Peut-être n’y avait-il pas de groupe de la mort bien défini cette année, mais il y aura visiblement un tableau de la mort.

On n’a pas fini d’être épuisé par tout ce soccer de haut niveau. Faites comme Ronaldo et allez au lit de bonne heure.

Poreuse Espagne

En trois matchs, l’Espagne a accordé cinq buts à ses adversaires, soit autant que dans la seule défaite contre les Pays-Bas, il y a quatre ans. C’est un genre de progrès.

Mais quand elle a triomphé en 2010, la Roja n’a cédé qu’à deux reprises, et jamais au tour éliminatoire. C’est ce deuxième bout de phrase que doit retenir le sélectionneur Fernando Hierro.

La championne de 2010 n’a pas été un feu d’artifice. Mais chaque victoire de 1-0, des huitièmes jusqu’à la brutale finale, a été une démonstration de maîtrise sur le rythme d’une rencontre, exception faite du match contre le Paraguay, moins bien réussi. La solidité défensive passait par la domination du ballon.

Peut-être la titularisation de Thiago Alcantara aux côtés de Sergio Busquets contre le Maroc visait-elle cette fin. Mais Hierro doit encore trouver la solution.

Gagner un match éliminatoire du Mondial en accordant plus d’un but, ça ne s’est vu qu’une fois depuis 2002.

Une pensée pour Mehdi Taremi

Et si l’Iran avait imité Manchester United? Et s’ils étaient parvenus à battre le Portugal?

En 1999, en finale de la Ligue des champions, Manchester United a défait le Bayern de Munich 2-1. Les Allemands menaient 1-0 jusqu’aux arrêts de jeu de la deuxième mi-temps, mais Teddy Sheringham et Ole Gunnar Solskjaer ont marqué dans les dernières secondes pour offrir un triplé historique championnat/coupe nationale/Ligue des champions au club anglais.

Mehdi Taremi reverra probablement la fin du match Iran-Portugal longtemps dans sa mémoire. Quelques secondes après le tir de pénalité réussi de son coéquipier Karim Ansarifard (le Sheringham persanophone), Taremi a eu la qualification au bout du pied. Mais son tir s’est cruellement échoué dans le petit filet extérieur.

Comme une dernière raillerie des dieux du football pour lui dire : « Ah! comme vous êtes passés près les amis… »

N’est pas Solskjaer qui veut.

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