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chronique

Les Belges impressionnent en attendant le baromètre anglais

Romelu Lukaku (9) s'apprête à rejoindre Eden Hazard (10) pour célébrer  le 4e but de la Belgique.
Romelu Lukaku (9) s'apprête à rejoindre Eden Hazard (10) pour célébrer le 4e but de la Belgique. Photo: Getty Images / Shaun Botterill
Olivier Paradis-Lemieux

ANALYSE - La Belgique ne pense qu'à une chose : attaquer, attaquer, attaquer. Pour l'instant, contre deux des équipes les plus faibles de ce Mondial, le plan de match de Roberto Martinez a fonctionné.

Romelu Lukaku ne semble rater aucune occasion devant le filet adverse et fait jeu égal avec Cristiano Ronaldo pour les buts marqués (quatre en deux matchs). Eden Hazard met le feu dans le dernier tiers et a enfin débloqué samedi dans la victoire de 5-2 contre la Tunisie après six matchs sans but au Mondial. Thomas Meunier dans le couloir droit et Kevin De Bruyne au milieu dynamisent l’attaque belge. À gauche, Yannick Carrasco contribue à la fête offensive en passant bien près de s’inscrire sur la feuille de pointage. Michy Batshuayi, entré pour Hazard à la 68e minute, a réussi le faire, non sans avoir au préalable bousillé quantité d’occasions qui ne font qu’apprécier davantage la forme actuelle de Lukaku.

Contre le Panama, les Diables rouges avaient pris une mi-temps pour se mettre en marche. Contre la Tunisie, ils ont seulement eu besoin de cinq minutes pour trouver le fond du filet et leur total final de cinq buts paraît même un peu faible tant ils ont dominé offensivement.

Bref, la Belgique continue sa mitraille offensive qui en a fait la meilleure attaque européenne des qualifications pour ce Mondial avec 43 buts et a même rejoint l’équipe hôte au sommet des réalisations en Russie avec huit.

Sauf que.

La Belgique est fragile derrière.

En tant que spectateur, il est impossible de se plaindre quand le jeu débridé offert par les Belges se frotte à une Tunisie qui n’avait pas l’intention de se replier à 11 derrière le ballon. Ce match n’était pas le plus accompli tactiquement du tournoi pour les amateurs des sans-faute défensifs et ressemblait davantage à ce qu’offre un après-midi de MLS qu’aux duels en étouffoir, qui sont la norme jusqu’à maintenant en Russie.

Face à la Tunisie, le 3-4-3 de Roberto Martinez demandait que De Bruyne et Axel Witsel se chargent de nombreuses tâches défensives, mais les deux milieux belges ne sont pas les plus portés sur la besogne. Quand ils récupèrent, leur relance est tranchante, et potentiellement décisive. Et sur les ailes, Meunier et Carrasco laissent d’immenses espaces derrière à la suite de leurs nombreuses incursions dans le tiers adverse.

Tout au long du match, les Ferjani Sassi, Fakhreddine Ben Youssef et surtout Wahbi Khazri ont su passer allègrement leur niveau pour descendre sur la défense à trois des Diables formée de Dedryck Boyata, Toby Alderweireld et Jan Vertonghen. Des trois, c’est Boyata qui a le mieux paru, en attendant un éventuel retour de Vincent Kompany, mais ses comparses n’ont pas toujours impressionné.

Reste que les deux buts accordés par la Belgique sont davantage dus à des erreurs de concentration, le premier sur coup franc tout juste après le deuxième but belge, le second à la fin des arrêts de jeu, quand le match était depuis longtemps bouclé.

En deux matchs, la Belgique a fait le plein de confiance et a affolé les compteurs, mais son niveau réel reste à déterminer. Il faudra attendre le baromètre anglais, à la dernière journée de la phase de groupe, pour avoir une meilleure mesure de ce que peuvent faire les Diables rouges dans la phase éliminatoire.

La génération dorée de la Belgique peut-elle aller enfin jusqu’au bout? La question a été posée au début du Mondial, mais malgré ces deux grandes performances offensives, l’on sort de ces duels contre la Tunisie et le Panama sans vraiment avoir une réponse bien informée en raison de la qualité de l'opposition.

Sauf que.

Du groupe de favoris (petits et grands) pour soulever le trophée à la mi-juillet, les Belges sont ceux qui connaissent le meilleur Mondial jusqu'à maintenant.

Quant aux Aigles de Carthage, éliminés à moins d’une contre-performance de l’Angleterre favorite face au Panama, ils ont poursuivi la débâcle de l’Afrique du Nord en Russie, incapable jusqu’à maintenant d’accrocher le moindre point en six matchs. Sa dernière présence devrait être pour l’honneur, mais ce Mondial n’en est pas à sa première surprise.

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