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Caster Semenya interjette appel contre les nouvelles règles de l'IAAF

Caster Semenya mène le peloton du 800 m devant la Canadienne Melissa Bishop.
Caster Semenya mène le peloton du 800 m devant la Canadienne Melissa Bishop. Photo: Getty Images / Olivier Morin
Agence France-Presse

La double championne olympique sud-africaine Caster Semenya conteste devant la justice sportive les règles controversées imposées aux athlètes féminines hyperandrogènes par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF).

Ses avocats ont indiqué dans un communiqué qu'elle devait déposer ce recours, lundi, devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne. En début d'après-midi, le TAS a indiqué ne pas avoir encore reçu la plainte.

« Je suis très fâchée d'avoir été à nouveau placée sous les projecteurs, a déclaré l'athlète citée dans le document. Je n'aime pas parler de cette nouvelle règle, je veux juste courir naturellement, telle que je suis née. »

Fin avril, l'IAAF a annoncé l'introduction, à compter du 1er novembre, de nouvelles règles pour les athlètes féminines qui produisent naturellement beaucoup de testostérone, au motif que ce désordre hormonal les avantageait.

Selon ces règles, les athlètes concernées devront faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone sous les 5 nanomoles/l de sang si elles veulent participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

Cette nouvelle réglementation a provoqué un tollé en Afrique du Sud. Elle y a été interprétée comme un moyen de « ralentir » Caster Semenya, dont la domination sans partage sur le 800 m suscite de nombreux commentaires.

Il n'est pas juste que certains remettent en cause celle que je suis. Je suis Mokgadi Caster Semenya, je suis une femme et je suis rapide.

Caster Semenya

« C'est un dossier majeur qui met en cause les droits de l'homme et la discrimination contre les athlètes féminines, avec un impact considérable sur les droits des genres », a dit l'un de ses avocats, Gregory Nott.

La Fédération sud-africaine d'athlétisme avait déjà saisi le TAS, dès le mois dernier, au sujet du nouveau règlement.

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