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Les Carabins scrutés par Wally Buono et ses Lions

David Ménard
David Ménard Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck

Vancouver est une destination de choix pour les joueurs du programme de football de l'Université de Montréal (UdeM). Les Lions comptent quatre anciens porte-couleurs des Carabins, plus que n'importe quelle équipe de la LCF.

Un texte de Félix St-Aubin

Onze joueurs du circuit Ambrosie ayant réussi à se tailler une place parmi l'une ou l'autre des formations actives (46 athlètes par équipe) ont été formés au CEPSUM.

Plus du tiers (36,7 % ou 4 sur 11) figurent dans l’organisation britanno-colombienne.

David Ménard faisait figure d’unique représentant des Bleus avant la venue de Frédéric Chagnon, Junior Luke et David Foucault. Les deux premiers ont intégré l’équipe à la suite du repêchage amateur, tandis que le troisième a quasiment parcouru la totalité du pays après un échange.

Ménard a rapidement grimpé les échelons après un stage universitaire de quatre campagnes dans la métropole qui s'est conclu en 2013. On lui a dès lors confié des responsabilités défensives en tant que plaqueur. Il a répondu avec deux sacs du quart, avant de tripler sa récolte l’année suivante.

L’athlète qui soufflera ses 28 bougies d’anniversaire à la mi-juillet n’a pas dérougi depuis. Il a terminé au 2e rang des Lions en 2017 pour les sacs (5). Il a également dominé les siens, en compagnie de Maxx Forde, en ce qui a trait aux échappés provoqués (2).

« Je pense que les instructeurs savent que si je suis sur le terrain, ils peuvent me faire confiance, je ne ferai pas d’erreurs qui mettront l’équipe en danger, a remarqué Ménard. Quand j’embarque dans l’action, je produis quand même. Ce sont des éléments qui font en sorte que tu [fais ta place pour] quelques années.

[Wally Buono] m'appelait pour me demander si j'en avais un autre comme lui. Je lui ai dit : "Que veux-tu dire par un autre comme lui? Un autre joueur de ligne défensive?" Il parlait d'un autre joueur avec une éthique de travail comme David, un vrai professionnel qui se prépare toujours très bien physiquement et mentalement.

Danny Maciocia, entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal

Ménard a accueilli Luke dans les tranchées défensives il y a un peu plus de 12 mois. Il a disputé deux saisons complètes à ses côtés, soit avec les Carabins (2013) et les Lions (2017).

Chaque fois, son acolyte était une verte recrue.

Dominique Davis (no 6) et Junior Luke (no 91)Dominique Davis (no 6) et Junior Luke (no 91) Photo : La Presse canadienne / John Woods

Luke a aussi entamé sa carrière professionnelle en rabattant les quarts adverses à deux reprises derrière la ligne de mêlée. Lentement, il emprunte un chemin qu'a exploré son homologue québécois.

Samedi soir, lors de l’ouverture locale contre les Alouettes de Montréal, Luke a poursuivi dans la même veine en brisant la glace dans la colonne des sacs.

« David est probablement un peu plus fort physiquement et Junior est un peu plus vite à l'intérieur. Il se déplace tellement bien, il utilise très bien ses mains, a expliqué Danny Maciocia. Ce n'est pas compliqué avec David, il se rend aux quarts-arrières avec l'aspect physique. Il va s'imposer sur chaque jeu comme si c'était le dernier du match. »

Le trajet de Chagnon est légèrement différent. Le secondeur n’a pratiquement pas été employé dans le bataillon défensif jusqu’ici, mais a su faire bonne figure dans les unités spéciales.

Je vais faire ce qu’on me demande, que ce soit en défense ou dans les unités spéciales. Ce sont des étapes à franchir, ç’a été la même chose avec les Carabins et au cégep. Si c’est pour le bien de l’équipe et que c’est ce qu’il faut, ça ne me dérangera pas.

Le secondeur Frédéric Chagnon

Ses 11 plaqués enregistrés dans cette phase du jeu l’an dernier lui ont permis de se classer au 4e échelon de la troupe. Sa première performance de la présente campagne s’est terminée avec deux contacts sur les opposants montréalais.

« Ménard nous a beaucoup aidés, lui qui était ici avant nous. Il a pu nous dire comment ça se passait, nous montrer la ville, nous dire où se retrouvent les choses importantes, comment elles fonctionnent, la mentalité de l’équipe », a mentionné Chagnon.

« Je pense que je l’aurais fait pour à peu près n’importe qui, a répondu Ménard. C’est sûr qu’on a déjà joué ensemble, donc c’était facile de les aider. Je n’allais pas m’arranger pour leur montrer à prendre de mauvais plis et les mettre dans le trouble un peu. Ç’a été quelque chose de relativement naturel. »

Frédéric Chagnon (no 47)Frédéric Chagnon (no 47) Photo : Gracieuseté / Lions de la Colombie-Britannique

Des Lions dégriffés

Un goût amer s’est imprégné dans la bouche des protégés de l'illustre Wally Buono à l’automne 2017 lorsqu’ils ont fermé la marche dans la Division ouest et ont été expulsés du tableau éliminatoire pour une première fois en 21 ans.

Bon an mal an, habituellement, Vancouver vibre au rythme du football à trois essais en novembre. Pas cette fois-ci.

Le sentiment de la déception était palpable dans l’entourage de l’équipe et dans le camp des supporteurs.

Être la première édition en 20 ans à ne pas atteindre les séries, ce n'est pas quelque chose dont tu veux vraiment faire partie. C’était un feeling un peu spécial.

Le plaqueur défensif David Ménard
David MénardDavid Ménard Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Deux décennies de présences dans les matchs éliminatoires et de succès, comme en témoignent les sept conquêtes de l’Ouest en saison et les quatre participations à la finale de la Coupe Grey, dont trois se sont soldées par des triomphes, ont été stoppées abruptement.

Cette exclusion du bal automnal est en quelque sorte l’atteinte du fond du baril pour les Lions, en quête de réponses après avoir été sacrés en 2012.

Ils ont remporté un duel éliminatoire en six campagnes, conclu une seule fois en tête de la division et affiché un rendement égal ou inférieur à ,500 la moitié du temps.

« Ce n’était pas exactement ce qu’on voulait, mais on repart à zéro avec une nouvelle équipe, un nouveau groupe d’instructeurs et de nouveaux joueurs, a avancé Chagnon. Je pense que ça regarde bien. »

Le premier résultat est effectivement satisfaisant quoiqu'il ne s'agissait pas d'un défi ardu.

Des visites au domicile des Eskimos d'Edmonton et des Blue Bombers de Winnipeg, après une semaine de congés, devraient offrir de plus amples renseignements.

David Ménard (78)David Ménard (78) Photo : La Presse canadienne / John Woods

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