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Chronique

Matière à réflexion pour la France

Le Français Antoine Griezmann (à gauche) tente de maîtriser le ballon devant l'Australien Trent Sainsbury.

La France d'Antoine Griezmann (à gauche) n'a rien montré de bien emballant contre l'Australie.

Photo : Associated Press / Hassan Ammar

Olivier Tremblay
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La France a récolté trois points. Elle se posera au moins autant de questions avant son match de jeudi prochain.

Pour les Bleus, c’était la victoire et rien d’autre contre l’Australie, qui n’a vu le tour éliminatoire qu’une fois en quatre participations à la Coupe du monde. Loin de convaincre, le match des Français suggère plutôt que Didier Deschamps ne sait toujours pas comment optimiser l’énorme potentiel de son équipe.

Griezmann, Mbappé, Pogba, Dembélé… tout cela est bien compliqué. L’impact des remplaçants Giroud et Fekir a été trop grand pour que le sélectionneur français n’envisage pas de changer de formation pour affronter le Pérou. Le 4-3-3 convient bien à Pogba, le 4-4-2 à Griezmann. Qui aura gain de cause?

La semaine en vidéo d’Antoine Griezmann

Convoité par le FC Barcelone, l’attaquant de l’Atlético a annoncé plus tôt cette semaine qu’il resterait à Madrid dans un pénible documentaire intitulé #LaDecisión diffusé sur une chaîne payante espagnole. Contrairement à l’original, LeBron n’est pas parti à Miami, cette fois.

Les dieux du soccer ont le sens de l’humour, quand même. Lorsque l’arbitre Andres Cunha a signalé le tout premier tir de pénalité confirmé par la reprise vidéo dans l’histoire de la Coupe du monde, l’honneur de le tirer est revenu à… Griezmann.

Twitter a explosé, bien sûr. Faute? Pas faute? La vidéo, un avantage ou un inconvénient?

Chose certaine, M. Cunha a jugé, après un tête-à-tête avec l’écran aux abords du terrain, qu’il devait réparer une erreur évidente qu’il venait de commettre. Mais même avec une technologie qui devait apaiser les débats, on continue de grimper dans les rideaux.

Bref, ce n’est pas demain la veille que quelqu’un produira un documentaire pour annoncer fièrement qu’il devient arbitre. C’est un de ces métiers cruels.

La crampe au cerveau de Samuel Umtiti

La France avait une avance de1-0, les Français jubilaient, soulagés qu’ils étaient de mener au pointage malgré du jeu somme toute assez pauvre. Un supporteur des Bleus, dans les tribunes de Kazan, s’est écrié : « Qui aime la vidéo? »

Samuel Umtiti a levé la main.

Faute. Tir de pénalité. But de Mile Jedinak.

À l’exception de son dénouement, cette histoire est fictive. Mais c’est une meilleure raison de lever le bras quand un ballon survole la surface de réparation que tout autre motif que peut présenter le défenseur français pour cette épouvantable erreur.

L’Australie peut-elle espérer?

Les Socceroos ont bien paru, tout de même. Est-ce à cause des ratés français ou à cause de leur propre réussite?

En tout cas, ils ont été assez organisés derrière pour bien museler les Français dans l’ensemble, et malgré l’arrêt spectaculaire d’Hugo Lloris à la 17e minute, leurs phases arrêtées pourraient finir par produire un précieux but.

L’Australie a presque réussi son test le plus éprouvant de la phase de groupe. Qui sait où la suite peut la mener?

Quelques notes sur Danemark-Pérou

Le VAR s’illustre à nouveau. Le pied traînard de Yussuf Yurary Poulsen avait initialement échappé à l’arbitre gambien Bakary Gassama, mais à l’arrêt de jeu, l’assistance vidéo a rapidement rectifié le tir. Pour la deuxième fois de la journée, le VAR a accordé un tir de pénalité que l’arbitre en chef n’avait pas relevé. Exception ou tendance? Le reste de cette première Coupe du monde de l’ère vidéo le dira. Après trois matchs samedi, quatre tirs de pénalité ont déjà été donnés, le deuxième total de l’histoire, selon la firme Opta.

Par-dessus les Andes. Christian Cueva aimerait bien, lui aussi, pouvoir rectifier son tir. Fauché par Poulsen, le milieu péruvien a lui-même pris le tir de pénalité à la 45e minute. Après une hésitation dans sa course d’appel, il a envoyé son tir loin au-dessus du but danois, comme si l’air de la Mordovie était soudainement devenu aussi raréfié que celui de Lima. Reste que cette défaite ne peut être imputée au seul Cueva tant les Incas ont manqué de finition devant le filet danois. Une séquence burlesque à la 57e minute résume le tout : Edison Flores et André Carrillo tombent coup sur coup dans la surface en tentant de tirer vers un but ouvert, sans toucher au ballon qui file peinard loin du danger.

Schmeichel, fils de Schmeichel. À 31 ans, le portier danois Kasper Schmeichel, titulaire en Premier League avec Leicester City depuis 2011, jouait son premier match en phase finale. Le fils de Peter Schmeichel a su sortir à nouveau de l’ombre immense de son père, considéré comme l’un des meilleurs gardiens de l’histoire. Les Péruviens ont certes manqué de précision lors de nombreuses attaques, mais ses parades réflexes aux 12e, 61e et 84e minutes ont assuré aux Danois que leur maigre but a valu trois points. En attaque, si Christian Eriksen n'a pas connu ses succès habituels sur phase arrêtée, il a tout de même réussi à lancer Poulsen dans un boulevard bien dégagé pour le but danois. Sa 17e action décisive (12 buts, 5 passes) à ses 14 derniers matchs internationaux masque un match plutôt timide du héros des qualifications européennes.

Un groupe déjà bouclé? Pour passer à la phase éliminatoire, le Danemark n’a maintenant qu’à battre l’Australie, sans égard de son résultat contre la France. Le Pérou doit espérer que les Australiens tiennent en échec les Danois, tout en réussissant un résultat positif contre les Socceroos et les Bleus… Le groupe C se dirige vers un doublé européen.

Par Olivier Paradis-Lemieux

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