•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Denis Cheryshev, le bel accident de l'équipe de Russie

Denis Cheryshev célèbre son but lors du premier match de la Coupe du monde 2018 entre la Russie et l'Arabie saoudite
Denis Cheryshev Photo: Getty Images / Kevin C. Cox
Radio-Canada

Il y a quelques mois à peine, la place de Denis Cheryshev au sein de la sélection russe était loin d'être assurée. Il y a quelques heures, il n'était pas garanti qu'il jouerait même une seule minute lors du match inaugural de la Coupe du monde. Contre toute attente, le milieu de terrain aura pourtant été l'homme du match dans cette victoire de 5-0 de la Russie contre l'Arabie saoudite.

Un texte de Christine Roger et Olivier Tremblay

Avant le début du Mondial, Denis Cheryshev avait eu l’occasion de porter les couleurs de son pays à seulement 11 reprises. Si les blessures n’ont pas aidé sa cause, c’est aussi, et surtout, le fait qu’il n’a jamais joué en Russie qui lui a nui. Lors des trois dernières compétitions internationales, l’Euro en 2012, le Mondial en 2014 et l’Euro en 2016, seulement trois joueurs membres d’un autre championnat que la Première Ligue russe ont réussi à se tailler un poste avec l’équipe.

Si Cheryshev a bel et bien vu le jour en Russie, il a quitté sa terre natale à l’âge de 6 ans afin de suivre son père, aussi joueur de soccer, en Espagne. Il a rapidement été repéré par de prestigieuses académies et a grandi au sein de la famille du Real Madrid. Pourtant voué à un très bel avenir, le milieu de terrain n’a jamais connu l’éclosion tant attendue.

Puis, il y a eu cette blessure d’Alan Dzagoev, survenue à la 24e minute, qui est arrivée telle une bénédiction pour Denis Cheryshev. Le joueur de 27 ans n’est pas passé à côté de cette chance. Il a enfilé deux des cinq buts de son équipe, dont un but magistral marqué de l’extérieur du pied gauche dans les arrêts de jeu.

Mais surtout, Cheryshev est parvenu à brouiller les cartes. Il sera maintenant difficile, voire impossible, pour le sélectionneur russe Stanislav Cherchesov de ne pas l’utiliser parmi le onze partant.

Le moment clé du match Russie-Arabie saoudite

Compte tenu de la différence de taille, l’Arabie saoudite n’allait pas déranger la Russie dans le jeu aérien. Quel scénario de rêve, alors, pour les hôtes, que ce but marqué de la tête après un coup de pied de coin mal dégagé.

Avec une avance de 1-0, les Russes ont eu tout le loisir d’attendre les initiatives de leurs adversaires, qui ont eu la fâcheuse tendance de ne passer le ballon à personne en particulier dans des endroits mal choisis.

La fausse bonne idée

Les défenseurs saoudiens ont essayé de jouer au ballon, et c’est tout à leur honneur. Mais c’était aussi une occasion pour les Russes de les presser, de les forcer à commettre des erreurs, d’autant plus que les Faucons n’ont pas semblé si à l’aise, balle au pied. Des boulevards se sont ouverts devant le gardien Al-Mayouf. Ses coéquipiers ont paru désorganisés, encore surpris de ne plus avoir le ballon.

La bonne surprise

Déjà privée de trois titulaires potentiels en raison de blessures avant que ce match commence, la Russie a dû procéder à son premier changement dès la 24e minute de son tournoi. Dzagoev, sans qu’on le touche, s’est écroulé au cours d’une transition russe. Ses coéquipiers ont dû maudire le sort et se demander pourquoi la guigne s’acharnait sur eux.

Mais au lieu de se laisser abattre, les Russes ont gardé leur sang-froid. Aleksandr Golovin est rentré dans l’axe pour offrir le flanc gauche au remplaçant Cheryshev. Et la performance russe s’est poursuivie comme si de rien n’était.

La déception

Le flanc gauche devait être la planche de salut des Saoudiens. Mais au lieu de créer des problèmes pour les Russes, ce côté du terrain leur a offert des occasions. Pour le deuxième but, la défense saoudienne ressemblait presque à une équerre appuyée sur la ligne que collait le latéral gauche Yasser Al-Shahrani.

L’écart de 2-0 n’a aidé en rien l’organisation des Verts. Une rentrée de touche fort mal négociée du côté gauche, encore, a mené au centre décisif pour le troisième but des hôtes. Les transitions dangereuses se sont multipliées, et une fois les arrêts de jeu arrivés, les Saoudiens ne semblaient plus vouloir jouer.

À surveiller demain

Égypte c. Uruguay (8 h) : l’Égypte a presque fini de retenir son souffle. On saura demain si Mohamed Salah affrontera bel et bien l’Uruguay.

Maroc c. Iran (11 h) : si les Marocains veulent avoir une chance de passer au tour suivant, ils doivent remporter ce premier match, d’autant plus que les deux favoris du groupe s’affrontent quelques heures plus tard.

Portugal c. Espagne (14 h) : dans quel état d’esprit la Roja se présentera-t-elle sur le terrain après la folle journée de jeudi?

Soccer

Sports