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L'Espagne remplace Lopetegui par Hierro à la veille du Mondial

Julen Lopetegui

Julen Lopetegui

Photo : AFP/Getty Images / JOSE JORDAN

Radio-Canada

Le sélectionneur espagnol Julen Lopetegui, fragilisé mardi par sa signature surprise au Real Madrid, a été démis de ses fonctions mercredi par le président de sa Fédération (RFEF), un cataclysme qui plonge la Roja dans la crise à deux jours de son entrée contre le Portugal à la Coupe du monde en Russie.

« Nous avons décidé de nous passer du sélectionneur, a déclaré le président Luis Rubiales en conférence de presse. La sélection appartient à tous les Espagnols. C'est une décision que nous avons dû prendre en fonction de cette manière de faire et en fonction de certaines valeurs. »

Poursuivi par plusieurs journalistes espagnols devant l'aéroport de Krasnodar après avoir quitté le camp de base de la Roja, Lopetegui leur a offert une réponse laconique.

« Nous sommes très tristes, a reconnu l'entraîneur basque, lunettes sombres sur le nez et écouteurs dans les oreilles. Mais nous avons une équipe magnifique et j'espère que nous gagnerons le Mondial. »

L'ancien international Fernando Hierro, directeur sportif de l'Espagne, remplacera Lopetegui.

L’expérience du technicien de 50 ans à titre d’entraîneur principal se limite à une saison sur le banc d'Oviedo en deuxième division espagnole. Joueur professionnel de 1987 à 2005, il a ironiquement occupé le poste de capitaine du Real Madrid de 2001 à 2003.

« Nous n'avons pas le temps de nous lamenter ni de penser à autre chose, a lancé Hierro en conférence de presse mercredi. Notre objectif, c'est de nous battre pour ce Mondial. »

C'est un beau défi, passionnant. J'avais trois options : dire non, m'en aller, et j'ai choisi la troisième, être présent. Il y a des joueurs qui sont là, une fédération, et c'était le moment de répondre présent. C'était clair pour moi dès le départ. Je ne pouvais pas dire non parce que je ne me le serais jamais pardonné.

Fernando Hierro, nouveau sélectionneur de l'Espagne

Ce limogeage d'un sélectionneur en poste à deux jours d'une compétition majeure, décision d'une gravité rare, précipite dans la tourmente l'un des favoris.

Rubiales, nouveau président de la RFEF élu avec un programme de renouvellement après les scandales de la fin de l'ère Angel Maria Villar (1988-2017), s'est placé sur le terrain des valeurs et de la morale pour justifier cette décision.

Même s'il a assuré ne pas se sentir « trahi » par la décision de Lopetegui de se joindre au Real après avoir prolongé, en mai, son contrat avec la Roja jusqu'en 2020, Rubiales a refusé d'être mis devant le fait accompli.

« La RFEF ne peut pas rester en marge d'une négociation avec un de ses employés et découvrir un accord cinq minutes avant un communiqué officiel [du Real] », a-t-il dit.

Le meilleur entraîneur pour la sélection était Julen Lopetegui et pour moi c'est un professionnel impeccable. Mais la manière de faire est importante.

Luis Rubiales, président de la Fédération espagnole de football

Après seulement deux années en poste, Lopetegui part au pire moment, et ces événements viennent ternir le bon travail accompli depuis sa nomination en 2016 : 20 matchs avec l'Espagne et zéro défaite.

Le capitaine de la sélection, Sergio Ramos, a cependant publié sur Twitter un message pour rassurer les Espagnols.

« Nous sommes la sélection. Nous représentons un blason, des couleurs, des supporteurs, un pays. Nos responsabilités et notre engagement, nous les prenons envers vous, a-t-il écrit. Hier, aujourd’hui et demain, tous ensemble : allez l’Espagne! »

Avec les informations de Agence France-Presse

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