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Le temps des reprises vidéo comptabilisé dans les arrêts de jeu au Mondial

Deux arbitres testent l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR).
Deux arbitres testent l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR). Photo: Getty Images / Catherine Ivill
Radio-Canada

Les arbitres à la Coupe du monde de soccer devront s'assurer que le temps requis pour étudier une reprise vidéo soit ajouté à la fin de chaque mi-temps, même si l'arrêt de jeu dure 10 minutes.

À deux jours du début de la phase finale, la FIFA a présenté ses lignes directrices en matière d'arbitrage à la centaine d'officiels qui seront à l'oeuvre en Russie au cours du prochain mois.

« Toutes les minutes, toutes les secondes perdues par l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) seront ajoutées à la fin, a annoncé Massimo Busacca, directeur de l'arbitrage à la FIFA. Nous ne voulons pas perdre une seule seconde à cause d'une interruption. »

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Les arbitres pourront faire appel à la vidéo pour des erreurs possibles et de graves incidents pouvant changer l'allure d'un match : les buts marqués, les cartons rouges, les tirs de pénalité et l'identité d'un joueur à sanctionner.

« Nous allons prendre tout le temps nécessaire pour voir s'il y a clairement matière à carton rouge, a ajouté M. Busacca, qui a été l'un des arbitres lors du Mondial de 2010. Si c'est lié à une confrontation pendant le match ou au non-respect de l'image [du football], nous pourrons même rester 10 minutes à la vidéo pour déterminer exactement ce qui s'est passé. »

Le premier arbitre qui se trouvera sous les projecteurs sera l'Argentin Nestor Pitana. Il sera d'office lors du match d'ouverture entre la Russie et l'Arabie saoudite jeudi à Moscou.

L'Italien Massimiliano Irrati sera responsable d'une équipe de quatre hommes chargé de la révision vidéo. Ces hommes travailleront à partir d'un centre de contrôle de la FIFA situé en banlieue de Moscou, à quelques kilomètres du stade Loujniki.

Les directives de la FIFA pourraient mener à un plus grand nombre de décisions faisant l'objet d'une révision, puisque l'organisation a demandé aux arbitres de laisser aller le jeu et de garder pour plus tard l'option d'une révision vidéo.

« Il respecte les directives qui lui ont été volontairement données en gardant le drapeau abaissé, a déclaré Pierluigi Collina, président du comité des arbitres de la FIFA. S'il soulève le drapeau, tout est terminé. »

La révision vidéo fait encore place à du scepticisme après une saison entière d'utilisation dans certaines ligues, comme la Bundesliga.

Des équipes et des amateurs ont manifesté leur mécontentement face à un processus décisionnel qui pouvait être lent et semer la confusion. Ce problème avait fait surface à la Coupe des confédérations, un tournoi préparatoire à la Coupe du monde tenu l'an dernier en Russie.

« C'est prêt pour la Coupe du monde, mais ne pensez pas que ce sera parfait », a prévenu Massimo Busacca en parlant d'un système qui fait l'objet de tests depuis 2016 et qui n'a été approuvé officiellement qu'en mars.

De son côté, M. Collina a insisté sur le fait que ce qui importe plus que tout, c'est une décision irrévocable. Et l'Italien, qui avait officié la finale de 2002, a opté pour l'expérience pour donner le ton au premier des 64 matchs qui seront présentés d'ici au 15 juillet.

Pitana a été l'arbitre dans quatre matchs du Mondial en 2014, tandis qu'Irrati a également fait usage de la révision vidéo dans les matchs de la Serie A.

Avec les informations de La Presse canadienne

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