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Simona Halep remporte un premier tournoi majeur à Roland-Garros

Photo : Getty Images / Matthew Stockman

Radio-Canada

Simona Halep n'aura plus à constamment justifier la légitimité de sa première place mondiale. Ce premier titre en tournoi du grand chelem, conquis samedi aux Internationaux de France, le fera désormais à sa place.

Trois fois d'affilée, Halep a plié l'échine en trois manches en finale d'un tournoi majeur au bout d'un intense combat. Un scénario similaire s'est écrit contre Sloane Stephens à la porte d'Auteuil, mais cette fois la Roumaine a campé le premier rôle pour inscrire une victoire de 3-6, 6-4 et 6-1.

Face à l'une des puissantes cogneuses de la WTA, Halep a semblé tétanisé par l'enjeu dès l'entame. L'Américaine s'est aisément détachée en prenant le service de sa rivale au quatrième jeu pour filer avec la première manche.

Stephens a continué à dominer cette finale au deuxième engagement pour mener 2-0. Aucune parade de Halep, si belles étaient-elles sur la terre de Roland-Garros, ne parvenait à perturber la 10e mondiale qui lui faisait visiter tous les racoins du court central Philippe-Chatrier.

Puis, la numéro un mondiale s’est rebellée. Elle a inscrit neuf points d’affilée et deux bris de service, dont un à zéro, pour dépasser d'une tête l'adversaire.

« Quand j'ai été menée d'une manche et d'un bris, je me suis dit qu'il fallait que je me relaxe et que je profite du match », a expliqué la favorite, après avoir donné une belle accolade à son entraîneur, Darren Cahill, qui la suit contre vents et marées depuis la fin de 2015.

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Photo : Getty Images / THOMAS SAMSON

En avant 4-3, Halep a remporté 8 des 10 derniers jeux de la finale pour décrocher sa première couronne en grand chelem, un baume après ses précédents échecs à la porte d’Auteuil (2014, 2017) et à Melbourne plus tôt cette année.

Stephens a connu la défaite en finale pour la toute première fois (6-1).

Le fantôme d’Ostapenko

Ce match n'a pas été une sinécure pour la stratège de Constanta, sur les bords de la mer Noire, qui avait vécu sa plus grande désillusion l'an dernier face à l’étoile filante lettone, Jelena Ostapenko.

Elle avait mené d'une manche et s'était même offert trois balles de 4-0 avant de s'effondrer face à la 47e mondiale, sacrée à 20 ans.

« Cette défaite m'a attristée pendant des mois. J'étais déprimée. J'étais si près du titre », avait-elle confié dans les colonnes de Tennis Magazine avant le tournoi.

Sa mauvaise habitude de craquer dans les grands rendez-vous (16 victoires pour 14 défaites en finale avant samedi) planait encore.

Depuis le revers subi l'an passé à Rome face à l'Ukrainienne Elina Svitolina, elle avait perdu six de ses sept finales. Sa seule victoire était survenue à Shenzhen, un tournoi mineur, en janvier.

Dos au mur, la protégée de l'Australien Darren Cahill, ancien entraîneur d'Andre Agassi, a toutefois trouvé les ressources pour inverser la tendance et se libérer, visiblement, d'un poids immense.

Halep était déjà assuré de conserver le haut du classement mondiale, tandis que Stephens atteindra la 4e place lundi, le meilleur rang de sa carrière.

Stephens, des hauts et des bas

Il y a à peine un an, l'Américaine de 25 ans devait se contenter de la finale de Roland-Garros enfoncée dans son divan, toujours en convalescence d'une opération à un pied qui tardait à guérir.

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Photo : Getty Images / CHRISTOPHE SIMON

Depuis, pour l'élève de Kamau Murray, c'est tout ou rien. Elle a atteint les demi-finales à Toronto et Cincinnati à l'été 2017 avant de remporter son premier titre majeur devant les siens aux Internationaux des États-Unis en septembre.

Partie en tournée asiatique automnale, l'Américaine a perdu huit fois de suite, à cheval sur la fin de la campagne 2017 et le début de l'année 2018. Stephens a ensuite mis la main sur le trophée à Miami, mais a été limitée à quatre victoires en trois tournois sur l'ocre avant de se présenter à Paris.

En quatre tournois majeurs disputés depuis son retour, elle a atteint deux finales (dont une remportée) et a perdu deux fois au premier tour (Wimbledon et Melbourne).

« Ce n'est pas le trophée que je voulais, mais il est très beau quand même », a-t-elle dit, riant un peu jaune, en parlant du plateau remis à la finaliste.

En quête d'un peu plus de constance, Stephens aura l'occasion d'améliorer son sort au classement dans les prochains mois si elle réussit sa transition de la terre au gazon, comme elle n'a pratiquement aucun point à défendre à Wimbledon.

Le troisième tournoi majeur de l'année, sur herbe celui-là, s'amorce le 2 juillet.

Avec les informations de Agence France-Presse

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