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Rien ne va plus pour la Russie à une semaine de sa Coupe du monde

L'équipe prend une photo de groupe.
L'équipe russe qui a affronté la Turquie mardi dans un match amical. Photo: Getty Images / ALEXANDER NEMENOV
AFP

Encore décevante mardi soir dans un résultat nul de 1-1 contre la Turquie, en match préparatoire, la Russie aborde sa Coupe du monde en état de crise et la peur au ventre. Ressurgit le spectre du pire fiasco que puisse connaître un pays organisateur : une élimination au premier tour.

À une semaine de son Mondial, la sélection de Stanislav Cherchesov accumule les records à l'envers. Elle n'a gagné aucun de ses sept derniers matchs, la dernière victoire de la « Sbornaïa » remonte à un match amical contre la Corée du Sud (4-2) en octobre dernier.

Pire, relèvent les médias locaux, la Russie va devenir le premier pays organisateur en 84 ans à commencer une Coupe du monde en n'ayant gagné aucun match dans les six mois avant la compétition.

« Tout va mal », titre mercredi le journal Sport Express. L’autre quotidien sportif du pays, Sovietski Sport, conjure la Russie : « Ne sois pas l'Afrique du Sud! » En 2010, les Sud-Africains étaient devenus le premier pays organisateur, et jusqu'à présent le seul, à être éliminés dès le premier tour d'une phase finale.

Si les « Tsars » jouent mal depuis plusieurs mois, les critiques visent avant tout Cherchesov. Les anciens footballeurs, prompts à s'exprimer dans les médias, ont la dent particulièrement dure contre le sélectionneur russe.

« Je ne souffre pas pour Cherchesov. Pour moi, ses idées sont ridicules et irréelles. Je ne souffre pas pour notre personnel technique qui détruit notre football. Je souffre pour nos joueurs », a déclaré Andrei Kanchelskis, l'ancien milieu de Manchester United et de la sélection russe.

Et la tendance du sélectionneur moustachu à voir du positif même après des contre-performances fait grincer des dents. « Je pense que nous avons fait un saut qualitatif par rapport au match contre l'Autriche (défaite 1-0 la semaine dernière) », a-t-il dit après le match.

En deux ans et après avoir donné un coup de balai à la sélection après le fiasco de l'Euro 2016, Stanislav Cherchesov n'a jamais trouvé la bonne formule. Il a multiplié les paris et rappelé même pour la Coupe du monde Sergei Ignasevich, 38 ans, qui n’avait plus été convoqué depuis deux ans.

« Cherchesov est dans une impasse », résume Sport Express avant de faire la liste des problèmes russes et de se demander pourquoi « tous les joueurs ont l'air plus mauvais que quand ils jouent dans leurs clubs ».

Seul avec Cherchesov à voir un peu d'éclaircie dans le marasme, l'ancien ministre des Sports et président de la Fédération russe de football (RFS) Vitali Moutko assure que « ce n'est pas un problème que l'équipe n'ait gagné aucun match cette année ».

« N'oubliez pas les adversaires que nous avons eus : Argentine, Espagne, Brésil, France », ajoute celui qui a été pendant 10 ans l'homme fort du sport russe.

Et tandis que Sport Express reproche au sélectionneur de saper le moral des amateurs russes de football, ces derniers se font peu d'illusions quant aux chances de leur équipe nationale.

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