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Guy Lafleur en accord avec les récentes décisions du Canadien

Alexandre Alain, Carl Neill, Guy Lafleur, William Lemay et Jocelyn Proteau

Alexandre Alain, Carl Neill, Guy Lafleur, William Lemay et Jocelyn Proteau

Photo : Radio-Canada / Michel Gingras

Radio-Canada

Guy Lafleur a remis, mardi, les prix qui portent son nom et qui récompensent les meilleurs hockeyeurs étudiants du Québec. Et comme à l'accoutumée, il ne s'est pas fait prier pour donner son opinion sur le Canadien et sur le hockey en général.

Un texte de Michel Chabot

Le « Démon blond » se réjouit du virage québécois qu’a emprunté le Tricolore depuis son exclusion des séries éliminatoires et particulièrement de l’embauche de Joël Bouchard à titre d’entraîneur-chef du Rocket de Laval, le club-école du CH.

« J’ai eu l’occasion de discuter avec lui à quelques reprises. C’est un gars très dynamique et qui a un bon contact avec ses joueurs, si on parle de l’Armada. Il a fait ses preuves. »

Avouant ne pas connaître Dominique Ducharme, nouvel adjoint de Claude Julien derrière le banc, Lafleur approuve la décision de l’engager. Et il a envoyé un petit message à Marc Bergevin.

« Je ne connais pas vraiment M. Ducharme, mais j’ai entendu dire que c’est un très bon instructeur et qu’il avait dirigé Jonathan Drouin. Je pense que ça va l’aider. En autant qu’on lui trouve un joueur de centre », ajoute-t-il avant d’éclater de rire.

Dans son bilan de fin de saison, l’actionnaire majoritaire de l’organisation, Geoff Molson, déclarait qu’il voulait désormais que la direction fasse preuve de plus de transparence dans sa façon de communiquer.

« Je vois ça d’un bon œil et je pense que c’est important pour les fans de hockey, dit Lafleur. Moi, des blessures au bas du corps et au haut du corps… Un moment donné, assez c’est assez. On devrait plus donner l’heure juste. C’est ça que les fans veulent savoir. C’était de même dans notre temps, il n’y avait pas de cachettes. »

Cela dit, l’auteur de 560 buts dans la Ligue nationale se régale des succès des Golden Knights de Vegas qui ne sont plus qu’à trois victoires de remporter la Coupe Stanley.

Ça fait 25 ans que je ne regarde pas la finale. Celle-là, je la regarde. L’éthique de travail que Gerard Gallant a amené à cette équipe-là, tu vois qu’ils jouent ensemble et qu’ils sont prêts à payer le prix pour gagner. Ils n’ont pas de vedette, pas de gars à 8, 9 ou 10 millions de dollars par année. Tu vois qu’ils sont heureux les gars à Vegas et qu’ils veulent prouver à toutes les équipes qu’elles avaient tort de les laisser aller.

Guy Lafleur

Et selon lui, Québec a sa place dans la LNH, contrairement à ce qu’a récemment déclaré Jeremy Jacobs, propriétaire des Bruins de Boston.

« Je ne suis pas du tout d’accord avec ses commentaires parce que Québec, moi, j’y crois encore. J’espère que, dans un avenir très rapproché, ils vont avoir une équipe. Je pense qu’il y a un marché à Québec. Ils ont un bel amphithéâtre, il ne leur manque rien dans le fond.

« Si les Nordiques reviennent dans la ligue, ça va être bon pour le Canadien. Ils vont toujours se surveiller pour aller repêcher les meilleurs joueurs, comme c’était à l’époque. Il y avait tellement une rivalité entre les deux équipes. »

Alexandre Alain aux anges

Récompensé par le prix d’excellence Guy-Lafleur dans la LHJMQ, Alexandre Alain nage dans le bonheur, un mois après sa mise sous contrat à Montréal.

« Je suis extrêmement honoré de gagner ce trophée-là. Je mets beaucoup d’accent sur mes études aussi, pas juste au hockey. De pouvoir remporter un prix qui concilie le sport et les études, c’est une reconnaissance dont je suis fier. »

Le jeune homme de 21 ans vient de terminer ses études en sciences de la nature au Cégep de Saint-Jérôme. Tout en excellant avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, avec 87 points, dont 44 buts, en 65 matchs, il a maintenu une impressionnante moyenne de 93 % au cours de sa dernière année scolaire.

« La santé m’intéresse vraiment beaucoup, la physiothérapie, la médecine. Avec la maladie que j’ai eue en 2013, ça m’a fait réaliser que ça prend un gros travail d’équipe des spécialistes. J’aimerais être dans ce domaine-là si ça ne marche pas au hockey. »

La maladie à laquelle Alain fait référence est cette tumeur au bas du dos qu’on lui a retirée lors d'une délicate opération et qui l’a forcé à l’inactivité pendant quatre mois. Mais il a tiré du positif de cette expérience.

« Pour moi, ç’a été assez difficile à apprendre à un si jeune âge, explique le nouveau membre de l’organisation du Canadien. Physiquement, en ce moment, je suis extrêmement bien, je n’ai aucune séquelle de ça. Et mentalement, ça m’a permis d’être meilleur, d’être une personne plus forte. Ça m’a fait réaliser que la vie ne tient qu’à un fil et qu’il faut en profiter au maximum.

« On oublie souvent que le hockey, c’est un jeu et j’essaie vraiment de m’amuser et d’en profiter. Et c’est dans ces moments-là que je performe le mieux. Donc, je vais essayer de continuer à faire ça. »

Alain est heureux de la chance qui s’offre à lui d’amorcer sa carrière professionnelle avec le Rocket et de poursuivre son développement sous la férule de Joël Bouchard.

C’est une excellente personne, un excellent coach. Donc de continuer à le côtoyer pour les prochaines années, c’est vraiment le fun. Il développe très bien ses joueurs, il est proche d’eux.

Alexandre Alain

Carl Neill, des Stingers de Concordia, a pour sa part reçu le prix d’excellence Guy-Lafleur au niveau universitaire québécois. Et le mérite Guy-Lafleur a été octroyé à William Lemay, des Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe.

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