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Un an après son titre à Roland-Garros, Ostapenko a gardé son punch

Les champions en titre de Roland-Garros posent derrière les trophées masculin et féminin.
Rafael Nadal et Jelena Ostapenko Photo: Getty Images / THOMAS SAMSON
Radio-Canada

Un an après son triomphe surprise à Roland-Garros, Jelena Ostapenko n'a pas flanché et s'est même fait une place dans les meilleures joueuses de la planète. Habituée à distribuer les coups sur les courts, la jeune Lettone s'est même mise à la boxe.

« C'est très bon pour l'endurance. Je boxe avec un entraîneur, je mets des gants et je frappe dans des coussins. Mais je ne boxe pas sur un ring contre quelqu'un », a expliqué la 47e mondiale en mai 2017.

Retour en arrière. Le 10 juin 2017, Ostapenko, même pas tête de série, s'offre le tout premier titre de sa carrière, 48 heures après avoir fêté ses 20 ans, au bout d'une quinzaine de rêve.

Sur son parcours, trois premiers tours plutôt tranquilles, puis quatre têtes de séries qui finissent par prendre l'eau en trois manches sous la pluie de coups qu'elle leur assène : l'Australienne Samantha Stosur d'abord, la Danoise Caroline Wozniacki, la Suisse Timea Bacsinzky et, en finale, la Roumaine Simona Halep.

Preuve de sa force de caractère, dans trois de ces quatre matchs, la Lettonne a comblé des retards pour l'emporter.

Arrivée à Paris en toute discrétion, elle pointe au 12e rang deux semaines plus tard.

Et le sacre d'Ostapenko, née le jour de la première victoire du Brésilien Gustavo Kuerten, le 8 juin 1997, résonne en Lettonie, petit pays balte d'à peine 2 millions d'habitants.

« À Riga, il y a un club qui porte mon nom. Ils ont construit une tribune semblable à celle de Roland-Garros et mon trophée est en vitrine. Il y a aussi une télé qui diffuse ma finale en boucle. Chaque fois que je m'entraîne là-bas, ça me rappelle que j'ai gagné Roland-Garros », raconte-t-elle dans une récente interview à la WTA.

Depuis sa victoire sur la terre battue parisienne, Ostapenko n'a ajouté qu'un seul titre à son palmarès, à Séoul, en fin de saison dernière. Elle a su tout de même se faire une place parmi les meilleures joueuses mondiales. Elle a conclu l'année 2017 au 7e rang.

Après Roland-Garros, elle a atteint les quarts de finale à Wimbledon, battue seulement par Venus Williams, en deux manches. Ont suivi un été américain délicat et une tournée asiatique plus convaincante, avec son titre sud-coréen et deux demi-finales en Chine (Wuhan et Pékin).

J'ai mis quelques mois à réaliser que j'avais gagné Roland-Garros, puis j'ai dû m'habituer à ce nouveau statut : je suis une gagnante d'un tournoi majeur. Les gens attendent plus de vous, et vous faites l'objet de plus d'attention.

Jelena Ostapenko

« La plus grosse différence, c'est que maintenant toutes les joueuses veulent me battre, a-t-elle dit en conférence de presse vendredi. Quand elles jouent contre moi, ça leur donne un surplus de motivation. »

Débutée à bout de souffle (un seul quart de finale en sept tournois), sa saison 2018 a pris une tournure plus réjouissante depuis la mi-mars. Éliminée en finale à Miami par l’Américaine Sloane Stephens, elle a fait son entrée dans le palmarès des cinq meilleures raquettes mondiales, grâce entre autres à deux quarts de finale sur terre battue (Stuttgart et Rome).

« Au début de la saison, j'avais beaucoup de pression, a reconnu Ostapenko. Mais depuis ma finale à Miami et après avoir obtenu quelques bonnes victoires sur terre battue, je suis beaucoup plus en confiance. »

Ce qui a changé depuis un an, c'est également une partie de la préparation physique de la reine inattendue de Roland-Garros. L'amatrice de danse de salon, qu'elle continue de pratiquer une à deux fois par semaine quand elle est en Lettonie, s'est donc dernièrement mise à la boxe après avoir rencontré Mike Tyson au printemps, au tournoi d'Indian Wells.

Est-elle prête à mettre encore une fois toutes ses adversaires K.-O.?

Avec les informations de Agence France-Presse

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