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Et de quatre pour Viviani au Giro, Woods derrière le peloton

Elia Viviani s'impose sous la pluie lors de la 17e étape du Tour d'Italie.
Elia Viviani signe sa quatrième victoire d'étape au Tour d'Italie. Photo: Getty Images / LUK BENIES

L'Italien Elia Viviani a gagné la 17e étape du Tour d'Italie, mercredi, sur les rives du lac d'Iseo, pour signer son quatrième succès depuis le départ de Jérusalem.

Sur la chaussée détrempée par une violente averse, l'Irlandais Sam Bennett est parti de trop loin pour remonter Viviani. Vainqueur de deux étapes, Bennett a échoué à égaliser au score avec le coureur de la Quick-Step qui a assuré son maillot cyclamen du classement par points.

Un autre Italien, Niccolo Bonifazio (Bahrain-Media), a conclu au 3e rang.

Avant cette étape de 149 km, Viviani s'était imposé à deux reprises en Israël, à Tel-Aviv (2e étape) et à Eilat (3e), puis à Nervesa della Battaglia (13e).

L'Italien de 29 ans, qui n'avait encore jamais connu autant de succès dans un grand tour, bénéficie certes de l'absence des meilleurs spécialistes. Il reste que le champion olympique de l'omnium, passé de Sky à Quick-Step à l'intersaison, a signé sa 10e victoire en 2018, la 35e pour la formation belge en pleine euphorie si l'on s'en tient aux statistiques.

« Aujourd'hui, l'étape convenait mieux à Bennett qu'à moi, a estimé le vainqueur du jour. Son équipe a essayé de nous mettre en difficulté, j'ai été distancé dans la côte de troisième catégorie, mais nous l'avions prévu. Nous avons joué un peu, la tactique sert aussi à ça. »

Malicieux, l'Italien a indiqué avoir changé ses plans en raison de l'état de la route, très glissante.

« Nous avons pris la tête avec mes équipiers. Si la route était restée sèche, je serais resté dans la roue de Bennett. »

Pour les favoris, le Britannique Simon Yates (Mitchelton) en tête et qui a fini 28e, cette étape de transition, menée à toute allure, s'est avéré sans conséquence chronométrique. Mais ils ont dû être très attentifs, entre les averses tombant sur la plaine lombarde, surtout dans le final.

Le détenteur du maillot rose a franchi la ligne dans le sillage de son dauphin, le Néerlandais Tom Dumoulin, et a gardé l'intégralité de son avance de 56 secondes à quatre jours de l'arrivée à Rome.

« Il n'y a pas de jour facile sur le Giro », a dit Yates, qui n'a jamais été pris en délit d'inattention, au contraire du Britannique Chris Froome, 26e, pris dans une cassure en cours d'étape.

Le Canadien Michael Woods (EF Education First-Drapac p/b Cannondale), toujours 18e au classement général, n’a pas été en mesure de conclure dans le peloton. Il a franchi la ligne d’arrivée seul, 35 secondes après le gagnant, au 81e rang. Son retard sur le maillot rose se chiffre maintenant à 12 min 17 s.

Le Britanno-Colombien Svein Tuft, coéquipier de Yates, a suivi non loin derrière, en 93e position, à 1:56. Quant à Guillaume Boivin (Israel Cycling Academy), il a terminé dans le gruppetto avec un retard de 10:21, en 143e place.

Au classement général, Boivin a glissé du 114 au 119e rang, avec un recul de 3:05:33. Tuft, lui, figure en 155e place, à 3:50:21.

Trois journées en montagne attendent en effet les rescapés du Giro. Avec, pour entamer le triptyque alpestre, la 18e étape menant des portes de Milan (Abbiategrasso) à Pratonevoso, à 1607 mètres d'altitude, au bout d'une montée de 13,9 kilomètres (à 6,9 %).

Lors des deux précédentes venues du Giro dans la station piémontaise, la victoire était revenue chaque fois au vainqueur final (Tonkov en 1996, Garzelli en 2000).

Avec les informations de AFP

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