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Les Jets confiants, les Golden Knights souriants

Mark Scheifele et Paul Stastny célèbrent le quatrième but des Jets de Winnipeg contre les Golden Knights de Vegas.
Mark Scheifele et Paul Stastny célèbrent le quatrième but des Jets de Winnipeg contre les Golden Knights de Vegas. Photo: Getty Images / Jason Halstead
Radio-Canada

Les Jets de Winnipeg semblent avoir bien digéré leur deuxième défaite d'affilée aux mains des Golden Knights de Vegas, mercredi, en finale de l'Ouest. Et même s'ils accusent un retard de 2-1 dans cette série, la confiance règne.

Un texte de Diane Sauvé

« Nous croyons beaucoup en notre équipe, lance Adam Lowry. Quand on regarde la profondeur de notre formation, plusieurs joueurs se sont manifestés à divers moments durant les séries. Nous n’avons bien sûr pas aimé notre début de match (mercredi). Mais notre fin de match est la référence pour nous. Chaque fois que tu retires du positif d’un match comme ça, tu attaques le suivant avec confiance. »

Jouer sans craindre les erreurs, penser au prochain match, oublier le passé. Tous les bons vieux clichés sont ressortis. Cette puissance à l'attaque devra ouvrir la machine en début de rencontre. Le premier but s’est avéré déterminant dans les séries pour les deux clubs. Ils ont gagné huit fois sur neuf ce printemps lorsqu'ils marquent en premier.

« Nous savons tous que nous accusons un retard de 1-2, mais il est encore très tôt dans cette série, affirme l’entraîneur Paul Maurice. Les Golden Knights ont connu deux bons débuts de match. Nous avons bien amorcé le premier. Les deux équipes joueront comme des bêtes enragées pour gagner la première période [vendredi]. »

Mark Scheifele (14 buts, 6 passes) n’a rien à se reprocher. Il a battu le record de la LNH pour le plus de buts sur la route durant le même tournoi printanier avec 11.

Encore faudra-t-il traverser la muraille de Vegas, Marc-André Fleury. Le gardien des Knights, qui a un taux d’efficacité de ,945, occupe le 9e rang de l'histoire pour le nombre de victoires en matchs éliminatoires avec 72.

Soit, les Jets promettent de continuer à le bombarder. Et son vis-à-vis et finaliste pour le trophée Vézina, Connor Hellebuyck, est allé jusqu’à dire qu’il préférait son jeu à celui de Fleury.

Vous voyez, pas de problème de confiance chez le gardien des Jets.

« Il croit qu’il peut tout arrêter, lance son entraîneur. Et je ne ferai rien pour écraser cette confiance. Il est capable aussi d’oublier rapidement les insuccès. Sa progression est impressionnante. Et sa confiance n’a rien de déplacé. »

Du plaisir du côté des Knights

Le vestiaire des Golden Knights respirait le bonheur mercredi midi. Bien sûr, la vie est belle quand on gagne, mais il y avait aussi de la belle visite. Deux jeunes garçons, Carson et Jackson Haugan, orphelins depuis le terrible accident d’autocar qui a fait 16 victimes parmi les Broncos de Humboldt. Ils ont perdu leur père, directeur général et entraîneur de l’équipe.

Ils étaient invités avec leur famille pour le match mercredi. Une visite qui remet vite les pieds sur terre des joueurs pris dans la folie des séries.

« Tu travailles toute ta vie pour faire partie de cette ligue, raconte Pierre-Édouard Bellemare. Et quand tu arrives dans cette ligue, tu te rends compte que tu peux être plus qu’un simple joueur de hockey. C’est des petits gestes, mais qui sont beaucoup plus payants que tout ce que tu as fait dans ta carrière. »

Le gardien Marc-André Fleury a passé du temps précieux avec eux tout juste après la victoire. Et ça n’a pas l’air de surprendre son coéquipier David Perron.

Marc-André FleuryMarc-André Fleury Photo : Getty Images / Tom Pennington

« "Flower" a joué au hockey sur table avec eux (jeudi matin) dans le salon des joueurs derrière. Fleury est exceptionnel. Il prend soin de tout le monde. Par exemple, quand j’ai raté le deuxième match, il m’a tout de suite texté. Il garde toujours contact avec tout le monde. C’est impressionnant de sa part. »

L’attaquant, sur la glace pour l’entraînement, a raté les deux derniers matchs parce qu’il ne se sentait pas bien, a-t-il dit.

Il va mieux. Mais l’équipe gagne.

« On a eu deux victoires, l’équipe va bien. On verra comment je vais me sentir et je laisse aux autres le soin de prendre la décision de ma présence vendredi. »

Il a pu apprécier le spectacle en veston-cravate mercredi et savait que l’amphithéâtre tonitruant de Las Vegas aurait son effet sur l’équipe adverse en début de match. Selon lui, il y a aussi un joueur sous-estimé : l’altitude.

« Il y a un peu moins d’oxygène dans l’air. On n’en parle pas beaucoup, mais je peux vous dire que ça fait une différence quand c’est la première fois que tu joues ici et que tu fais un effort physique. »

En tout cas, l’altitude ne semble pas avoir de prise sur Paul Stastny, des Jets.

« Nous n’y pensons même pas », a-t-il lancé.

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