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Les premières fissures apparaissent dans les murs de l'AMA à Montréal

L'entrée du siège social de l'Agence mondiale antidopage à Montréal
Le siège social de l'Agence mondiale antidopage à Montréal Photo: Radio-Canada

Les premières divergences sont apparues jeudi, au conseil de fondation de l'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal, sur le maintien des sanctions contre la Russie.

« Les discussions ont été tendues, car le mouvement sportif pousse pour une levée des sanctions », a indiqué à l'AFP l'un des participants sous le couvert de l'anonymat.

Il y a eu net désaccord entre les représentants du mouvement olympique, qui s'interrogent sur le maintien des sanctions, et les États qui veulent rester fermes.

Lors du comité exécutif à huis clos mercredi, l'AMA avait maintenu la suspension de l'Agence antidopage russe RUSADA. Ce statut de « non conformité » au Code mondial antidopage avait été décidé en novembre 2015 au moment des premières révélations sur un dopage étendu dans l'athlétisme.

Aux yeux de l'AMA, deux conditions ne sont toujours pas remplies : l'accès pour ses enquêteurs au laboratoire antidopage de Moscou et la reconnaissance claire par les autorités russes des conclusions du rapport du juriste canadien Richard McLaren.

Des responsables russes ont déjà concédé que leur système de dopage avait échoué, mais Moscou n'a jamais reconnu qu'il s'agissait d'un système institutionnel. Par contre, mercredi, la RUSADA a finalement appelé à donner accès à l'AMA au laboratoire antidopage de Moscou.

« Nous avons des inquiétudes. Ce que nous avons entendu hier nous a donné l'impression qu'on voulait changer les règles du jeu », a lancé Amira El Fadil, qui représente l'Union africaine (UA).

« Oui, nous avons des questions, a répondu le secrétaire général de la Fédération internationale de basketball (FIBA), Patrick Baumann, l'un des représentants du mouvement olympique. Nous ne remettons pas en question la feuille de route, mais nous demandons juste pour combien de temps nous voulons la suivre, pour 10 ans, pour 20 ans, 30 ans? »

« Est-ce que nous demandons au chef de l'État de venir s'excuser devant le conseil de fondation? Nous ne pensons pas que ce soit approprié », a poursuivi Patrick Baumann.

Au sein de l'AMA, c'est le comité de révision de la conformité (CRC) au code mondial antidopage qui peut proposer des sanctions ou leur levée au comité exécutif.

Le directeur général de l'AMA, Olivier Niggli, a expliqué qu'une nouvelle lettre des autorités russes devait être étudiée par ce comité de révision.

Le cas de l'Association internationale de boxe amateur (AIBA) a aussi été au centre de vifs débats.

Olivier Niggli, directeur général de l'Agence mondiale antidopageOlivier Niggli, directeur général de l'Agence mondiale antidopage Photo : Getty Images / JUNG YEON-JE
Avec les informations de Agence France-Presse

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