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Une victoire des Golden Knights encore signée Fleury

Marc-André Fleury
Marc-André Fleury Photo: Associated Press / John Locher

Les Golden Knights mènent la finale de l'Ouest 2-1 et s'approchent de l'impensable. Mais Jonathan Marchessault, une des vedettes du match, ne pavanait pas dans le vestiaire des siens après la victoire de 4-2 sur les Jets de Winnipeg, mercredi, à Las Vegas.

Un texte de Diane Sauvé

Le Québécois a marqué deux buts dans un deuxième match de suite, mais sait trop bien que son club a erré en fin de match. Les Jets ont ouvert la machine et ont réduit l’écart à 3-2.

« On a juste relaxé, explique l’attaquant de Cap-Rouge. Tout le monde était sur les talons et avait peur que les Jets marquent le prochain but. On apprend dans ces situations. Il ne faut pas que tu changes ta game. Il faut que tu continues à avoir de l’échec avant, à bien jouer défensivement et à ne pas donner de chance en zone défensive. Si on avait fait ça, on n’aurait pas poussé "Flower" (Fleury) à faire des arrêts incroyables. »

Il est vrai que le gardien des Knights Marc-André Fleury a réussi de petits miracles devant sa cage. Il a repoussé15 tirs en deuxième période tout comme en troisième. Mais ce sont les deux arrêts spectaculaires contre Mark Scheifele qui ont animé les discussions dans le vestiaire.

Un moment-clé pour l’entraîneur-chef des Golden Knights, Gerard Gallant.

« C’est Fleury! Il a été brillant dans les séries et toute la saison pour nous. C’est celui qui a du plaisir sur la glace. Moi, je sue derrière le banc. Lui, il s’amuse. »

Le gardien de Sorel s’est même permis d’aller chatouiller l’oreille du capitaine des Jets, Blake Wheeler, lors d’un brasse-camarade.

« J’ai fait ça? », a lancé à la blague Fleury, tout sourire en conférence de presse.

Le gardien de 33 ans est au sommet de son art ce printemps, et il a le bonheur facile. Ce réel plaisir de jouer, il dit l’avoir ressenti en début de carrière, puis à la fin de son séjour à Pittsburgh. Ses débuts à Las Vegas le comblent.

« La saison qu’on a eue, les attentes de notre équipe qui étaient basses, puis d’avoir réussi à surmonter ça, d’avoir été constant toute la saison en équipe, de s’être taillé une place en séries, d’avoir battu deux clubs, d’être rendu en finale de conférence, ce n’est pas facile, c’est l’fun. Je suis fier. Je suis content de faire partie de cette équipe-là . »

Mais la route vers le Saint-Graal n’est pas terminée. Jonathan Marchessault tient à le rappeler.

« Nous sommes à deux victoires de la finale de la Coupe Stanley. Mais on ne regarde pas trop loin. On se concentre sur le prochain match. Le sentiment est l’fun, mais notre troisième période est moins l’fun. Ça va nous garder les deux pieds sur terre pour mieux rebondir au quatrième match. »

Tourner la page

Les Jets se retrouvent donc en retard pour la première fois du bal printanier. S’ils se promettent d’oublier ce match, ils reconnaissent la valeur du gardien qu’ils affrontent.

« C'est l'un des meilleurs gardiens de la ligue », avoue Scheifele, déjoué savamment par Fleury en fin de match.

Pour Tylers Myers, il s’agit simplement d’amorcer le prochain match comme Winnipeg a amorcé la dernière période. Les buts vont finir par rentrer.

Le gardien des Jets Connor Hellebuyck, qui a commis une mauvaise sortie sur le but de James Neal, préfère parler de malchance.

« J’ai fait ce jeu toute la saison. Je n’ai pas fait de cadeau trop souvent cette année. Il faut oublier tout ça. »

« Ce n’est pas comme si on avait perdu la série, a ajouté celui qui dispute ses premières séries. On a simplement perdu un autre match. Ils ne sont pas meilleurs que nous. Non. Ils se battent autant que nous. Nous devons simplement continuer de travailler. »

Le quatrième duel de cette finale de l’Ouest sera présenté vendredi, à 20 h (HAE), au Nevada.

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