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Mélodie Daoust s'engage avec les Carabins pour développer le talent local

Mélodie Daoust dans son uniforme olympique

Mélodie Daoust

Photo : Jeff Vinnick / Hockey Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des 23 joueuses de l'équipe canadienne féminine aux Jeux olympiques de Pyeongchang, une seule était issue des rangs universitaires canadiens : Mélodie Daoust. C'est entre autres pour redorer le blason du système local que la jeune hockeyeuse s'est engagée avec les Carabins de l'Université de Montréal.

Un texte d’Alexandre Gascon

La double médaillée olympique ne craint pas le dur labeur. En acceptant le poste d'adjointe à l'entraîneuse Isabelle Leclaire, l’athlète de 26 ans s’assure d’un horaire chargé.

Elle s’entraîne le matin avec les Québécoises de l’équipe nationale, Marie-Philip Poulin et Lauriane Rougeau, elle rejoint Leclaire et Danièle Sauvageau, directrice du programme, l’après-midi pour discuter de la stratégie des Carabins et saute sur la glace en soirée avec les Canadiennes de Montréal.

« Je me suis pris un agent », dit-elle, sourire aux lèvres.

Daoust a toujours voulu transmettre son savoir. Elle a décroché son diplôme en enseignement de l’éducation physique et considère le métier d’entraîneur comme la suite logique de son plan de carrière.

Mais la Québécoise, médaillée d'argent aux récents JO de Pyeongchang, est surtout très attachée à ses racines. Elle n’oublie pas d’où elle vient : le sport interuniversitaire canadien, maintenant rebaptisé USports.

« Quand j’ai choisi McGill, c’est parce que je voulais représenter ma province, ma ville, mon pays. Notre ligue est vraiment forte, autant que celle des Américaines [NCAA, NDLR]. Je veux continuer à recruter des filles de chez nous pour qu’elles restent dans notre ligue, pour qu’elles puissent la développer. On a vraiment beaucoup de talent ici chez les Québécois », assure-t-elle.

Mélodie Daoust et Marie-Philip Poulin tentent de déjouer la gardienne de but des États-Unis pendant les Jeux olympiques de 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mélodie Daoust et Marie-Philip Poulin pendant les Jeux olympiques de 2018

Photo : Getty Images / Jamie Squire

Le talent émigre principalement en raison de la réputation des universités américaines, souvent prestigieuses, selon Daoust. Pourtant, les programmes de hockey des établissements canadiens n’ont rien à envier à ceux situés au sud de la frontière.

« Toutes les années où je jouais à McGill, on allait jouer contre la NCAA aux États-Unis et nos matchs, je te dirais que c’était 50-50. Quand on perdait, c’était 2-1, quand on gagnait, c’était 3-1, 3-2. C'était vraiment très, très serré », a fait valoir la championne olympique des Jeux de Sotchi.

« Ce que je dis en conférence aux joueuses, c’est vraiment de prendre leur temps, d’aller magasiner comme si tu étais au centre d’achats et que tu essayais le plus de paires de jeans. »

— Une citation de  Mélodie Daoust

« C’est un peu la même chose avec les universités, c’est vraiment d’aller magasiner et d’attendre jusqu’à ce que tu sois sûr à 100 %. Et si tu attends à ta dernière année de cégep, c’est encore mieux parce que tu vas prendre la bonne décision. Il faut que tu y penses deux fois, c’est cinq ans de ta vie dans une université que tu choisis. C’est un choix de carrière dans un sens. On peut vraiment avoir un impact sur ces jeunes femmes », croit-elle.

Disponible en tout temps

Déjà que le programme des Carabins bénéficiait de l’aura de Danièle Sauvageau, véritable légende du hockey féminin au Québec, il vient d’ajouter un argument de poids à son entreprise de séduction auprès des jeunes talents. L’UdeM a, de surcroît, remporté le titre national à deux reprises au cours des six dernières années.

Daoust entend baser sa philosophie sur une approche personnalisée avec ses joueuses.

« La relation immédiate avec les filles. Elles peuvent me faire confiance et je leur fais confiance. C’est vraiment important pour moi de pouvoir être proche et à l’écoute des joueuses. Les meilleurs entraîneurs que j’ai eus, ce sont ceux qui étaient à l’écoute. C’est une chose que j’ai apprise de mes expériences dans le passé et que je veux redonner pour les Carabins », a raconté Daoust entre deux entrevues devant le stade olympique, mardi après-midi.

Toujours membre de l’équipe nationale, Daoust sera parfois sur la route pour y disputer la Coupe des quatre nations ou le Championnat du monde. Elle souhaite demeurer disponible en tout temps pour ses ouailles, malgré tout.

« Quand je joue, j’adore regarder de la vidéo pour pouvoir analyser ma performance, celle des autres, les systèmes de jeu des autres équipes. C’est en lien avec le coaching. Il va falloir que j’étudie les adversaires, leurs systèmes de jeu et ce qui s’adapterait le mieux avec les Carabins. »

Dans un mois

Daoust appuiera l’entraîneuse en chef Isabelle Leclaire dès le mois de juin.

Cette bachelière en éducation physique de l’Université McGill a toujours exprimé son souhait de devenir entraîneuse.

« Je pense que je peux apporter beaucoup grâce à mon bagage, et le fait de pouvoir débuter ma carrière d’entraîneure avec les Carabins, c’est exceptionnel. »

— Une citation de  Mélodie Daoust

« Bien que j’évoluais à McGill, j’ai toujours eu beaucoup de respect pour l’organisation des Carabins et l’équipe de hockey qui est une référence au pays depuis déjà quelques années. »

Son arrivée renforce le programme de hockey féminin de l’Université de Montréal.

« Lorsqu’on parle de professionnaliser le programme et le hockey féminin, c’est un bel exemple, a admis Danièle Sauvageau, directrice générale du circuit universitaire canadien. De pouvoir accompagner une joueuse de son calibre dans ses débuts en tant qu’entraîneure et dans sa carrière de joueuse, c’est une grande fierté. »

Isabelle Leclaire connaît bien Mélodie Daoust. Comme entraîneuse, Leclaire l'a affrontée lorsque Daoust portait les couleurs des Martlets de l'Université McGill.

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