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« Je peux maintenant penser à gagner une course » - Michael Woods

Michael Woods (gauche) sur le podium avec Bob Jungels et Romain Bardet

Michael Woods (gauche) sur le podium avec Bob Jungels et Romain Bardet

Photo : La Presse canadienne / Francois Walschaerts/Associated Press

Radio-Canada

Le cycliste canadien Michael Woods est toujours exalté par sa 2e position, dimanche, à la classique Liège-Bastogne-Liège en Belgique.

Un texte de Marie Malchelosse

Je n’étais pas capable de dormir! J’ai seulement dormi deux ou trois heures parce que j’étais encore trop fébrile.

Michael Woods

Le Canadien de 31 ans était au sprint contre le Français Romain Bardet quand il a croisé la ligne d’arrivée sous le regard ému de ses parents. « C’était vraiment un beau moment. Mon père et ma mère sont très fiers de moi. C’était vraiment cool de partager ce moment avec eux », affirme-t-il.

Sans se le dire, ils savaient tous les trois que ce moment aurait bien pu ne jamais se produire.

En 2014, à 25 ans, Woods est venu bien près d’abandonner le vélo. De vocation tardive, il n’avait que deux ans de vélo au compteur. Le temps pressait pour se démarquer et attirer l’attention des équipes professionnelles. C’était quelques semaines avant les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal et des Championnats du monde.

Tout était possible jusqu’à ce que Woods se casse la clavicule au Tour de l’Alberta. « Je ne pouvais plus courir. Je n’étais plus capable de chercher une équipe à cause de ça. J’avais parlé à mon entraîneur et on avait exploré l’idée de peut-être changer pour le triathlon ou d’abandonner complètement le vélo. C’était le plus dur moment », se souvient-il.

Le cycliste de l’équipe EF Education First-Drapac voit les choses d’une autre perspective.

J’ai certainement le sentiment que j’ai maintenant ma place parmi cette élite. C’est l'une des plus grandes courses au monde, donc de terminer 2e, c’est une grande réalisation.

Michael Woods

Michael Woods est déjà en Italie pour faire la reconnaissance des parcours des étapes 14 et 15 du Giro auquel il participera à compter du 4 mai. Il entend reproduire la façon dont il a couru en Belgique, c’est-à-dire attaquer et ne plus suivre la roue.

Le plan de course qu’il partage avec son équipe est clair. « Pour moi, l’objectif, c’est d’aller chercher une victoire d’étape », conclut Woods.

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