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L'attaque des Alouettes sur les épaules des vétérans

Tyrell Sutton
Tyrell Sutton Photo: Jean St-Onge

C'est Marc Bergevin qui serait fier. Une des raisons d'espérer que l'attaque des Alouettes sera meilleure en 2018, c'est l'attitude affichée par certains membres de l'équipe.

Un texte de Jean St-Onge

Ernest Jackson a raté la première journée du camp, mais il s’est bien repris lors des deux sessions suivantes en captant pratiquement tous les ballons lancés dans sa direction.

Le receveur semble avoir retrouvé ses mains, égarées entre Ottawa et Montréal avant la dernière saison.

Élu « joueur possédant les meilleures mains » par les joueurs de la LCF, Ernest Jackson n’a capté que 60 passes sur les 106 lancées vers lui (56,6 %), de loin sa pire saison. Bien sûr, certaines passes n’auraient pu être captées par qui que ce soit. Mais il en a quand même laissé tomber autant que lors des trois saisons précédentes combinées.

En plus, il donnait souvent l'impression d'avoir abandonné, une attitude qui déteignait sur ses coéquipiers.

L’ancien de l’Université de Buffalo est arrivé en grande forme et son sourire laisse entendre que le nouveau livre de jeux lui permettra d’être utilisé à une position où il se sent plus à l’aise que l’an dernier.

Sutton est prêt à prendre l’équipe sur ses épaules

Un autre vétéran qui semble revigoré est le porteur de ballon, Tyrell Sutton.

Sutton en sera à sa cinquième saison à Montréal, mais c’est la première fois qu’il sera LE porteur de ballon.

Quand il est arrivé, il était second derrière Jerome Messam. À sa deuxième année, il s’est retrouvé derrière Brandon Whitaker.

Par la suite, il a partagé le champ arrière avec Brandon Rutley. Même s’il semblait avoir une longueur d’avance, Sutton devait constamment prouver qu’il était l’homme de la situation.

Tyrell Sutton lors du match du 14 juillet 2017 contre les Stampeders de CalgaryTyrell Sutton lors du match du 14 juillet 2017 contre les Stampeders de Calgary Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

L’an dernier, avant même le début de la saison, il savait qu’il ne jouerait pas tous les matchs. Les entraîneurs voulaient le garder frais et dispos pour la saison entière, tout en donnant du temps de jeu à Rutley, qui en réclamait toujours plus.

Cette année, Rutley a été échangé aux Lions de la Colombie-Britannique pour des considérations futures et Sutton devrait avoir toute la place.

Le numéro 20 aurait pu partir lui aussi. Admissible à l’autonomie en février, il a signé un contrat d’un an dès le mois de janvier, sans attendre de tester sa valeur sur le marché.

Pourquoi aurais-je fait ça? Je savais où je voulais être. J’y ai pensé. Mais c’est ici que je veux être. Ce sont mes gars, c’est mon équipe.

Tyrell Sutton

« Nous avons besoin de stabilité. Tu ne peux pas t’en aller parce que le bateau prend l’eau. Je préfère réparer le bateau, plutôt que de plonger et nager jusqu’à un autre bateau. »

Même s’il a atteint l’âge de 31 ans, ce qui n’est pas jeune pour un porteur de ballon, Sutton se croit capable de porter l’équipe sur ses épaules.

« Il suffit de prendre soin de soi et de donner plus de coups qu’on en reçoit. C’est aussi un peu de la chance et des habiletés bien utilisées, a poursuivi le no 20. Les porteurs de ballons dans cette ligue ont presque tous plus de 30 ans : Andrew Harris, Jerome Messam, C.J.Gable, William Powell, Jeremiah Johnson, etc. »

J’ai la mentalité d’un joueur défensif. Je préfère frapper plutôt qu’être frappé.

Tyrell Sutton

En 2015, Sutton a fini au 1er rang du circuit avec 1059 verges de gains au sol, devant Andrew Harris et ses deux prédécesseurs à Montréal, Messam qui était rendu en Saskatchewan et Whitaker à Toronto.

Individuellement, il ne cache pas que son but est de reprendre ce titre, même si ses objectifs sont essentiellement reliés à la performance de l’équipe.

« Je veux gagner. Je veux une Coupe Grey. Je n’ai jamais gagné un championnat chez les pros, ni à l’université, ni même à l’école secondaire. »

Je n’ai que des trophées individuels. Je suis tanné des honneurs individuels. Je veux un trophée d’équipe.

Tyrell Sutton

Au football, c'est la bonne attitude à avoir. Selon certains, c’est ce qui compte le plus.

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