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Les Canadiennes veulent se servir de la Fed Cup pour retrouver confiance

Eugenie Bouchard célèbre sa victoire contre la Slovaque Jana Cepelova en Fed Cup à Québec.
Eugenie Bouchard avait aidé le Canada à battre l'Ukraine 3-2 lors du dernier affrontement entre les deux pays en Fed Cup. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Pour la première fois en trois ans, Tennis Canada comptera sur toutes ses munitions pour un affrontement de la Fed Cup. Il reste à voir si la confiance des joueuses sera au rendez-vous.

Un texte d’Antoine Deshaies

Eugenie Bouchard brillait par son absence lors de l’entraînement du Canada mardi matin. À quatre jours du duel contre l’Ukraine, une rencontre de barrage pour demeurer dans le deuxième groupe mondial, Bouchard était toujours en Californie, victime d’un vol annulé. La 117e au classement mondial devrait arriver à Montréal en soirée.

Bouchard n’a que 4 victoires en 10 matchs depuis le début de l’année. Deux matchs en Fed Cup contre des adversaires mieux classées qu’elle pourraient l’aider à relancer sa saison et sa carrière.

C’est du moins l’avis de Sylvain Bruneau, capitaine du Canada, qui insiste sur le fait que Bouchard travaille très fort à l’entraînement, malgré les changements répétés d’entraîneurs.

« Elle est dans une petite spirale vers le bas sur le plan de la confiance et ça se reflète dans son jeu. Elle a besoin de jouer des matchs et de remporter des victoires surtout », explique Bruneau, dans un discours semblable à celui qu’il avait tenu au bilan de l’année 2017 de Tennis Canada en novembre dernier.

Les Canadiennes veulent se servir de la Fed Cup pour regagner leur confiance

Bouchard effectue un retour en Fed Cup cette semaine. À sa dernière présence, en 2015 à Montréal contre la Roumanie, elle avait perdu ses deux matchs. Elle devait jouer en 2016 contre la Roumanie, mais avait dû renoncer en raison d’une blessure.

« Elle est super contente de jouer. Elle aime l’ambiance et adore jouer pour le Canada, assure Sylvain Bruneau. Quand elle n’était pas présente, c’est que son horaire très chargé ne le lui permettait pas. Je comprends parfaitement pourquoi les joueuses très bien classées font parfois l’impasse sur la Fed Cup. Je vous assure qu’elle est très excitée d’être ici. »

L’Ukraine, justement, sera vraisemblablement privée de sa meilleure joueuse, Elena Svitolina, 4e mondiale. Ses deux principales têtes d’affiche devraient être Lesia Tsurenko, 41e au classement, et Kateryna Bondarenko, 78e.

Pour l’instant, Bruneau ne veut pas révéler son plan de match pour la fin de semaine. En plus de Bouchard et d’Abanda, la jeune Bianca Andreescu, 17 ans, est disponible pour les matchs de simple. Une manche de Fed Cup se joue en quatre matchs de simple et un de double.

Bianca AndreescuBianca Andreescu Photo : Twitter/@tenniscanada

Il serait étonnant que Bouchard ou Abanda cèdent leur place au profit de l’étoile montante, mais Bruneau assure qu’il a pleine confiance en Andreescu.

« Je suis un grand fan de son tennis, confie le capitaine. Elle est très talentueuse et possède tous les coups. Elle a très bien joué quand j’ai fait appel à ses services dans le passé et c’est une valeur sûre à mes yeux. »

Abanda frappe encore aux portes du top 100 mondial

À l’instar d’Eugenie Bouchard, Françoise Abanda est aussi en quête de jours meilleurs. La 127e raquette planétaire n’est toujours pas parvenue à percer le top 100 mondial.

Les matchs de la semaine pourraient aussi lui servir de rampe de lancement. Le contexte est idéal.

« Je dois vraiment enchaîner les bons matchs, explique la joueuse de 21 ans. Je me sens très à l’aise quand je joue à la maison. J’arrive à bien gérer la pression. J’ai grandi en jouant au tennis ici, à Montréal. Je garde de très bons souvenirs de la Fed Cup l’an passé ici contre le Kazakhstan. »

Françoise AbandaFrançoise Abanda Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Abanda avait remporté ses deux matchs l’an dernier pour permettre au Canada de l’emporter 3-2. Elle estime qu’il lui serait profitable de trouver un entraîneur permanent. Pour l’instant, elle ne reçoit l’aide de Sylvain Bruneau que périodiquement.

« J’ai fait deux essais avec deux entraîneurs et ça n’a pas cliqué, explique Abanda. Je pense que ça explique un peu mon exclusion du top 100 mondial. Toutes les joueuses à ce niveau ont un entraîneur et une équipe avec eux. J’espère que ça va se régler cette année. »

En fin de semaine, elle aura tout l’appui nécessaire pour briller. Elle a prouvé dans le passé qu’elle peut être une joueuse des grandes occasions.

« Elle est toujours à la hauteur dans les grands rendez-vous, ajoute Bruneau. C’est plus difficile pour elle dans les petits tournois. Elle doit améliorer cet aspect parce qu’elle peut être très forte. Elle doit être plus régulière dans ce type de tournois. »

Elle doit trouver une façon de rester motivée, peu importe les circonstances. La motivation ne devrait toutefois pas faire défaut en fin de semaine devant une foule partisane de 1400 spectateurs attendus.

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