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La question des droits de l'homme fragilise la candidature du Maroc pour la Coupe du monde de 2026

La conférence de presse du comité de candidature à l'organisation de la Coupe du monde de 2026
Le Maroc candidat à l'organisation de la Coupe du monde de 2026 Photo: Getty Images / FADEL SENNA
Radio-Canada

Le Maroc aurait-il volontairement caché des choses pour obtenir la chance d'organiser la Coupe du monde de soccer?

L'homosexualité est un crime, passible de sanction au criminel dans ce pays d'Afrique du Nord.

Or, selon l'agence Associated Press, qui a passé en revue les 483 pages du dossier de la candidature marocaine soumise à la FIFA, il n'est aucunement mention de cette loi.

L'article 489 du Code pénal marocain criminalise « les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe ».

Ils sont punissables de 6 mois à 3 ans d'emprisonnement et d'une amende de 120 à 1200 dirhams, la monnaie locale, soit de 16 à 164 $ CA.

« Le rapport présenté à la FIFA sur les droits de l'homme au Maroc n'en fait pas mention, et c'est intentionnel », affirme le président de l'Association marocaine pour les droits de la personne, Ahmed El Haij.

« C'est clair que si le Maroc présente la Coupe du monde, les gens de ces communautés seront victimes de discrimination. Et l'État marocain ne pourra pas les protéger », ajoute l'officiel.

Selon AP, il est indiqué à la page 381 du dossier de candidature marocaine que la fédération marocaine de soccer va « travailler à combattre toute forme de discrimination, incluant l'orientation sexuelle ». Une intention signée par le président de la fédération marocaine Fouzi Lekjaa.

Dans un document indépendant de 42 pages intitulé Étude de la situation des droits de l'homme, qui accompagne le dossier de candidature, l'agence AP a relevé une phrase provenant d'un rapport de l'Organisation des Nations unies sur la situation marocaine.

Il est mentionné que « le Maroc a pris note des 44 recommandations », y compris « la décriminalisation des relations homosexuelles ».

Les pays désireux d'organiser le Mondial doivent éliminer « toute forme de discrimination basée sur l'orientation sexuelle », avait rappelé la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura, en 2017.

Une mise en garde qui a été ajoutée aux statuts de la FIFA en 2013.

Avec les informations de Associated Press

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