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Montréal veut se positionner davantage comme ville sportive

De gauche à droite : Kim St-Pierre, Katia Heydra et Emmanuelle Blais avec deux participantes du sommet

De gauche à droite : Kim St-Pierre, Katia Heydra et Emmanuelle Blais avec deux participantes du sommet

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Sommet du sport de Montréal 2018, qui se déroule sur deux jours au complexe sportif Claude-Robillard, rassemble cette année plus de 200 intervenants d'une centaine d'organisations œuvrant dans le sport sur l'île de Montréal et au niveau provincial.

Un texte de Jacinthe Taillon

Organisé par Excellence sportive de l’île de Montréal (ESIM), le deuxième sommet a pour but d'élaborer des solutions afin d'élargir l'offre de services aux athlètes élites et olympiques.

« On arrive de Pyeongchang, on a de grands noms en mémoire. Mais pour devenir de grands noms, il faut d'abord et avant tout s'entraîner et inciter les plus jeunes à s'entraîner et à adopter le sport en plus bas âge possible », explique Danièle Sauvageau, présidente d'ESIM et entraîneuse de l'équipe de hockey féminin du Canada, médaillée d'or aux Jeux olympiques de 2002.

La mairesse de Montréal Valérie Plante, coprésidente de l'événement, a rencontré les athlètes invités au souper des champions. Désignée récemment au premier rang des villes canadiennes en 2017 pour l'accueil d'événements sportifs par l'Alliance canadienne du tourisme sportif, Montréal veut se positionner davantage comme ville sportive.

« La promotion de l’activité physique et des saines habitudes de vie est une priorité pour notre administration. Le Sommet du sport le réaffirme en contribuant encore davantage au développement du sport de haut niveau et au rayonnement de Montréal », a déclaré Mme Plante. 

Le directeur des sports et de l'activité physique à la ville de Montréal, Luc Denis, croit aussi qu'il faut miser sur la tenue d'événements sportifs dans la métropole pour créer un effet d'entraînement au sein de la population.

« Au lieu d'acheter des campagnes publicitaires, on passe de plus en plus par des événements sportifs justement pour positionner Montréal. Que ce soit des événements de participation de masse, comme le marathon de Montréal, qu'on relance actuellement, ou d'événements de très haut niveau comme le Grand Prix cycliste de Montréal sur le mont Royal depuis quelques années. Ça amène un engouement aussi pour encourager la population à pratiquer les activités sportives et à les découvrir aussi. »

Brooklyn Moors exécute sa chorégraphie au sol pendant les Championnats du monde de gymnastique à MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brooklyn Moors exécute sa chorégraphie au sol pendant les Championnats du monde de gymnastique à Montréal

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Les 47es Championnats du monde de gymnastique en octobre 2017 au Parc olympique ont fait rayonner Montréal sur la scène internationale. Même chose pour les mondiaux de courte piste tenus au mois de mars à l'aréna Maurice-Richard.

« C'est énorme pour les athlètes. Les compétitions étaient à guichets fermés, 5000 personnes pour encourager les patineurs basés à Montréal et faire connaître justement ces athlètes-là. C'est vraiment bon de voir que la population supporte et suit le mouvement sportif à Montréal », précise Alex Boisvert-Lacroix, membre de l'équipe de longue piste à Pyeongchang.

Selon Patrick Esparbès, qui a été 12 ans directeur général de la Fédération québécoise de judo et 4 ans au même poste à Soccer Québec, le sport a souvent été négligé en matière de possibilités de rayonnement.

« Je pense qu'au niveau touristique, on commence à réaliser que la tenue d'événements sportifs a un impact majeur au niveau de l'hébergement, au niveau de la nourriture et au niveau des locations de plateaux. Aujourd'hui, je pense que les villes ont réalisé que cela a un poids. Montréal est première actuellement, mais d'autres villes sont en arrière et l'ont réalisé aussi », précise M. Esparbès, aujourd'hui directeur adjoint à Judo Canada.

« Le titre de première ville canadienne pour l'organisation d'événements sportifs ne se gagne pas tout seul, souligne Danièle Sauvageau, alors, bravo à Montréal. C'est une chose d'atteindre les sommets, mais maintenant il faut s'y maintenir. »

Présidente d'un nouveau conseil d'administration provisoire ayant pour but de créer un Conseil du sport à Montréal, qui permettra de rassembler toute la communauté sportive sous une seule et même voix forte, Mme Sauvageau est convaincue que l'avenir est prometteur.

« Seul, on peut aller plus vite, ensemble, on peut aller plus loin », lance-t-elle.

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