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L'Agence mondiale antidopage se dote d'un standard international

L'Agence mondiale antidopage (AMA)

L'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal

Photo : Getty Images / Marc Braibant

Radio-Canada

Dans quelques jours, l'Agence mondiale antidopage (AMA) mettra en place un nouveau régime uniformisé de sanctions en réponse au scandale de dopage en Russie, pour mieux surveiller les organisations sportives défaillantes ou malhonnêtes.

Ce nouveau « standard international » sera en vigueur à partir du 1er avril et renforcera les pouvoirs de l'AMA.

Il définira les règles auxquelles les signataires au Code mondial antidopage devront se conformer, aussi bien les fédérations internationales comme la FIFA (soccer) ou l'IAAF (athlétisme), le Comité international olympique (CIO) et les agences antidopage nationales.

Parmi leurs obligations, mettre en place des programmes de contrôles efficaces, un suivi rapide et approprié de tout contrôle positif, des règles pour les autorisations à usage thérapeutique (AUT) et des moyens d'investigation.

La grande nouveauté, c'est que des sanctions claires sont désormais prévues, comme pour les athlètes, en fonction de la gravité de la faute. Une fois la procédure de non-conformité ouverte, l'AMA aura la main sur la peine, qui pourra être contestée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Avec, dans les cas les plus graves, l'arme ultime de priver de Jeux olympiques le pays dont l'agence nationale antidopage est en cause.

« C'est une avancée majeure dans la lutte contre le dopage, a dit Olivier Niggli, directeur général de l'AMA, dans un symposium à Lausanne.

« Nous ne nous retrouverons plus jamais dans la situation que nous avons vécue avec la Russie, où nous n'étions pas préparés à ce qui s'est passé, et où nous n'avions pas les instruments juridiques pour faire face », a-t-il ajouté.

L'AMA a suspendu l'Agence antidopage russe (RUSADA) dès novembre 2015. Mais l'appel de l'AMA à bannir la Russie des Jeux de 2016, à Rio, était resté lettre morte malgré l'ampleur du scandale de dopage mis au jour par le rapport McLaren, avec les échantillons truqués aux Jeux d'hiver de 2014 et les contrôles positifs « blanchis » au laboratoire de Moscou.

Le CIO avait finalement laissé le soin à chaque fédération sportive internationale de trancher, un choix très critiqué à l'époque.

Deux ans plus tard, le CIO a banni les symboles de la Russie des Jeux d'hiver de 2018 et a ouvert la porte à une sélection d'athlètes neutres et triés sur le volet par un panel.

Pour améliorer le système

« Ce standard aura le mérite de rendre le processus clair, prévisible et transparent, a expliqué Graeme Steel, le président de l'INADO, l'organisation représentant les agences nationales antidopage. Même si c'est toujours compliqué quand la participation d'un pays aux Jeux olympiques est en jeu. »

Reste à appliquer un tel programme et à surveiller la totalité des organisations dans le monde, une tâche immense pour l'AMA, qui fonctionne avec un budget annuel de moins de 48 millions de dollars canadiens, apportés par les gouvernements et le CIO.

« Nous allons devoir investir de nouvelles ressources dans ce programme », a prévenu Olivier Niggli, alors que le budget de l'agence pour la recherche scientifique a chuté ces dernières années.

« Aujourd'hui, on a un défi en termes de moyens financiers et humains pour superviser tous les signataires du code mondial antidopage. Mais c'est une de nos priorités », a confirmé le directeur des opérations de l'AMA, Frédéric Donzé.

Avec les informations de Agence France-Presse

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