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La Russie doit reconnaître le rapport McLaren pour retrouver sa légitimité, dit l'AMA

Craig Reedie
Craig Reedie, président de l'Agence mondiale antidopage Photo: AFP / ALEXANDER JOE
Radio-Canada

Le président de l'Agence mondiale antidopage, Craig Reedie, a rappelé mercredi que les autorités russes n'avaient toujours pas accepté les conclusions du rapport McLaren. Et qu'elle devait faire ce geste pour sortir de la crise et pour retrouver la confiance du monde du sport.

La reconnaissance de l'existence d'un système institutionnel de dopage entre 2011 et 2015 est l'une des deux dernières conditions pour que l'Agence antidopage russe (RUSADA) soit réintégrée parmi les agences conformes au Code mondial antidopage de l'AMA.

« Il est juste dommage qu'il faille autant de temps aux autorités russes pour rendre cela possible », a dit Craig Reedie, à l'ouverture d'un symposium de l'AMA à Lausanne.

« Il y a une feuille de route qui est claire », a-t-il ajouté, tout en soulignant les « progrès importants de la RUSADA sous sa nouvelle direction, avec notre soutien ».

« Les premiers perdants [...] ce sont les athlètes russes. Leur participation à des compétitions majeures continuera d'être remise en question tant que la RUSADA ne sera pas réintégrée », a-t-il prévenu.

La Russie a été exclue des Jeux olympiques d'hiver de 2018 à Pyeongchang. Seule une sélection d'athlètes neutres, triés sur le volet, a été acceptée par le CIO.

« Si l'AMA ne peut pas dire que la Russie a une agence nationale antidopage conforme, le reste du monde ne sera pas convaincu qu'un vrai changement a eu lieu », a-t-il poursuivi, à moins de trois mois de la Coupe du monde de soccer en Russie.

L'AMA réclame aussi d'avoir accès au laboratoire antidopage de Moscou et aux échantillons qui s'y trouvent, une condition toujours pas remplie.

« Nous avons proposé à quatre reprises de travailler avec le comité d'enquête russe, sans réponse. Il est temps que la situation change », a affirmé Craig Reedie.

Présent à l'une des tables rondes sur la reconstruction de l'antidopage en Russie, le nouveau directeur général de l RUSADA, Iouri Ganous, a exposé la nouvelle organisation de son agence. Mais sur la reconnaissance du rapport McLaren, « cette question ne dépend pas de nous », a-t-il répondu.

Les autorités russes ont toujours refusé d'accepter les conclusions de ce rapport.

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