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L’Union cycliste internationale s’attaque à la fraude technologique

David Lappartient, président de l'UCI
David Lappartient, président de l'UCI Photo: Getty Images / AFP/Cornelius Poppe

L'Union cycliste internationale (UCI) dévoile mercredi son plan de lutte contre la fraude technologique pour mieux détecter des moteurs dans des vélos, une priorité de son nouveau président, le Français David Lappartient.

Le patron de l’UCI, élu en septembre en remplacement de l’Anglais Brian Cookson, espérait présenter son plan d’action dès janvier. Il le fait avec quelques mois de retard, mais le dossier reste bien prioritaire pour l’organisation, même s’il n’y a eu que deux cas avérés de présence de moteurs dans des vélos en compétition.

Sous David Lappartient, la Commission matériel est devenue la Commission matériel et lutte contre la fraude technologique et son mandat a été élargi. Celui qui dirige cette commission, Jean-Christophe Péraud, 2e du Tour de France en 2014 et ingénieur en génie énergétique, « rencontre tous les acteurs dans ce dossier », expliquait récemment M. Lappartient.

L’UCI veut se donner tous les moyens pour détecter la fraude technologique, comme le recours aux rayons X et aux caméras thermiques, ainsi que le démontage de vélos.

Elle dévoilera mercredi l’état de ses recherches pour « développer une méthode de détection complète et infaillible pour le futur ».

« On a aussi un travail à faire avec le monde de la recherche pour pouvoir, avec des images de télévision, analyser des puissances immédiates et déceler des choses qui pourraient être anormales », a encore expliqué David Lappartient.

C’est d’ailleurs dans cette optique que l’UCI s’est rapprochée du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), dont le directeur général adjoint Gabriele Fioni sera présent mercredi à sa conférence de presse.

Deux tricheurs épinglés

Femke Van den Driessche, aux Championnats du monde de cyclo-cross de 2016, a été la toute première coureuse épinglée pour avoir coursé avec un vélo aidé par un moteur dissimulé. La Belge a été suspendue six ans par l’UCI.

Un autre cas a été détecté en octobre dernier en Dordogne, dans une course de catégorie modeste, mais néanmoins homologuée par la Fédération française de cyclisme (FFC). Le coureur, un homme de 43 ans, était déjà dans le viseur du correspondant régional de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).

Le parquet national financier (PNF) français a par ailleurs lancé des investigations sur des soupçons d'escroquerie et de corruption dans le cyclisme professionnel, notamment au moyen de moteurs dissimulés dans les vélos, information révélée en décembre par le Canard enchaîné et confirmée en janvier par Le Monde.

Avec les informations de Agence France-Presse

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