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Ariane Bonhomme en découverte et en audition à ses premiers mondiaux sur piste

Le quatuor de poursuite canadien composé d'Ariane Bonhomme, d'Allison Beveridge, de Kinley Gibson et d'Annie Foreman-Mackey

Le quatuor de poursuite canadien composé d'Ariane Bonhomme, d'Allison Beveridge, de Kinley Gibson et d'Annie Foreman-Mackey

Photo : Facebook

Radio-Canada

Ariane Bonhomme participe cette semaine à ses premiers Championnats du monde de cyclisme sur piste, à Apeldoorn, aux Pays-Bas. À 22 ans, la Québécoise y voit une occasion d'apprendre, mais aussi de solidifier sa place dans l'équipe canadienne de poursuite, une prétendante au podium.

Un texte de Guillaume Boucher

Ariane Bonhomme a l’expérience des grandes compétitions internationales. La cycliste de Gatineau est double championne panaméricaine en poursuite par équipe.

Et dans cette épreuve cette saison, elle a gagné deux médailles en Coupe du monde (l’or à Milton et l’argent en Pologne) avec celles qui seront ses coéquipières aux Pays-Bas : Allison Beveridge, Kinley Gibson et Annie Foreman-Mackey.

Mais elle n’a pas encore goûté au niveau de compétition qui l’attend à Apeldoorn.

« À une Coupe du monde, il y a deux ou trois équipes qui sont très rapides. C’est plus facile de se faire une place sur le podium, même si c’est toujours difficile de gagner. Ici, il y aura cinq ou six équipes qui sont vraiment fortes et qui peuvent faire le podium », explique-t-elle.

Pour s’offrir un podium, son quatuor doit réussir « trois courses parfaites », fait-elle valoir. Ça inclut les qualifications mercredi. Tout ça en apprenant à se connaître…

« Ça fait longtemps qu’on s’entraîne ensemble, mais tu ne sais pas comment les autres réagissent au stress pendant les courses, plein de trucs comme ça. Il faut t’habituer à tes coéquipières. C’est ce que les filles ont fait avant les Jeux de Rio. Elles se connaissaient tellement bien. C’est pour ça qu’elles étaient vraiment bonnes. »

De l’équipe qui a gagné le bronze aux Jeux de Rio, il ne reste qu’Allison Beveridge, la mentore dans cette équipe en reconstruction.

« Elle nous coache un peu, pas juste sur la piste, dit Ariane Bonhomme. Elle nous montre comment faire face à la pression à l’extérieur du vélodrome. Ça aide beaucoup, ça nous calme et nous met en confiance. »

Ariane Bonhomme

Ariane Bonhomme

Photo : Sportcom

Profondeur canadienne

Le Canada est un abonné du podium en poursuite par équipe féminine. Il l’a raté l’an dernier aux Championnats du monde. C'était une première en cinq ans. Et il en a toujours été depuis que l’épreuve a été ajoutée au programme olympique en 2012.

Ces succès s’expliquent par la qualité de la relève, fait valoir Ariane Bonhomme.

« Ta place n’est jamais sécurisée, dit-elle. Tu dois toujours faire de ton mieux. C’est pour ça qu’on est un des pays les plus forts. Il y a beaucoup de talent et tu dois toujours te donner à 100 %. »

La Québécoise est devenue permanente dans l’équipe, mais ne tient pas sa place pour acquise. Elle ne sait d’ailleurs pas si elle sera de toutes les courses aux mondiaux. Jasmin Duehring et Stephanie Roorda, les substituts à Apeldoorn, pourraient prendre sa place à un moment ou à un autre.

Ariane Bonhomme sera en « audition » jusqu’à la fin du cycle qui pourrait l’amener à ses premiers Jeux olympiques, à Tokyo, à l’été 2020. Il y en aura une autre tout de suite après les Championnats du monde, aux Jeux du Commonwealth de Gold Coast, en Australie, début avril.

« Ça va être le fun pour notre équipe d’avoir un autre essai dans une grosse compétition après les Championnats du monde, conclut-elle. Il y a seulement quelques semaines entre les deux. On va pouvoir apprendre de ce qu’on a fait de bien ou de moins bien et l’appliquer tout de suite. »

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