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Charles Hudon prend du galon

Charles Hudon (no 54) et Alexandar Georgiev (no 90)
Charles Hudon (no 54) teste le gardien recrue Alexandar Georgiev (no 90). Photo: Getty Images / Minas Panagiotakis
Radio-Canada

Charles Hudon s'est bien acclimaté à la réalité de la Ligue nationale (LNH) après un passage obligé de trois saisons dans la cour arrière du Canadien de Montréal (23-29-8). Son dévouement et son ardeur au travail lui ont permis d'apprivoiser le circuit Bettman.

Un texte de Félix St-Aubin

Les premiers mois avec sa nouvelle équipe ont servi d'adaptation et d'apprentissage. Hudon se retrouve encore dans cette période d'accoutumance, mais cela ne l'empêche pas de rehausser ses standards .

« Mon père m'a toujours dit que c'est après Noël que l'on [sépare] les hommes des enfants. Après Noël, je veux toujours être meilleur qu'en début d'année, a-t-il expliqué après le triomphe de jeudi contre les Rangers de New York (27-29-5).

« Je veux être le meilleur sur la patinoire, mettre beaucoup de pression sur les défenseurs. Je récupère beaucoup de rondelles de cette façon. Il faut juste que je continue à faire ça, puis on verra. Je ne me concentre pas vraiment sur mes statistiques personnelles, j'essaie seulement de me présenter chaque match. »

Le Québécois est de plus en plus à l'aise sur la patinoire, principalement en territoire offensif. Sa dextérité avec la rondelle et sa vision du jeu créent de l'espace, à lui comme à ses coéquipiers, et offrent de nombreuses options pour prendre d'assaut le filet adverse.

J'aime avoir la rondelle. Tout le monde me dit dernièrement que mon surnom est le dépanneur, donc je veux jouer dans n'importe quelle position. Lorsque j'ai la rondelle, comme centre ou ailier, je veux l'avoir le plus longtemps possible pour faire des jeux. Il faut que je continue à faire la même chose.

Charles Hudon, attaquant du Canadien de Montréal

« Il est confiant pour garder la rondelle quand c'est le moment, il fait des jeux et il est créatif. On a besoin de ça dans cette équipe », a remarqué Jonathan Drouin.

Charles Hudon célèbre son premier but dans la Ligue nationale.Charles Hudon célèbre son premier but dans la Ligue nationale. Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Une constante évolution

Hudon a noirci la feuille de pointage dans trois rencontres consécutives (un but et deux passes) lors des sept derniers jours, une première dans la LNH. Il affiche une assurance qui se traduit par une progression continue, notée par nombre de ses confrères.

Sans mettre le doigt sur un aspect de son jeu en particulier qui s'est développé plus que les autres après sept mois à Montréal, l'ailier gauche a noté un essor dans son travail en zone défensive et dans sa prise de décisions lorsqu'il a l'occasion de dégainer.

Ses 152 tirs le placent au 4e rang du CH, derrière les trois premiers pointeurs de l'équipe : Max Pacioretty (207 tirs), Brendan Gallagher (199 tirs) et Alex Galchenyuk (154 tirs).

Le principal intéressé partage un trio en compagnie de Galchenyuk et Phillip Danault. Il avoue que les habiletés de l'Américain, plus engagé par les temps qui courent, rendent sa tâche un peu plus aisée.

Galchenyuk a tellement d'aptitudes et de flair offensif, donc on a juste à lui remettre [la rondelle] et il va nous trouver ou tirer au filet, c'est sûr. On a une bonne complicité les trois ensemble.

Charles Hudon, attaquant du Canadien de Montréal
Pierre-Luc Dubois (gauche) et Charles Hudon (droite)Pierre-Luc Dubois (gauche) et Charles Hudon (droite) Photo : Getty Images / Icon Sportswire

Pas moins de 4 tours et 119 échelons ont séparé les deux joueurs issus du repêchage de 2012. Six années plus tard, les voici au coude-à-coude dans la deuxième unité.

Nul ne doute que Hudon ne sera pas l'un des finalistes à l'obtention du trophée Calder. Ses homologues Mathew Barzal et Brock Boeser, entre autres, ont placé la barre considérablement haut pour une entrée en scène.

Sans être l'un des trois jeunes élus qui se rendront à Las Vegas en juin pour la remise des honneurs individuels, ses statistiques à l'attaque étant modestes en comparaison avec plusieurs recrues, l'Almatois a réussi à conserver son poste plus souvent qu'à son tour (57 matchs sur une possibilité de 60) dans la formation montréalaise grâce à son apport sur la glace.

« Ce que j'aime chez Charles, c'est qu'il ne se contente pas de ce qu'il faisait dans les rangs mineurs, il veut grandir en tant que joueur, a indiqué Claude Julien. Il l'a dit lui-même qu'il a beaucoup appris sans la rondelle, et nous savons tous qu'à ce niveau c'est autant important avec que sans la possession du disque. »

« Il est soucieux des détails, il est disposé à faire ce qu'il faut pour s'améliorer, et c'est pour ces raisons que l'on remarque une telle progression », a ajouté l'entraîneur-chef.

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