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Super Bowl LII : les Patriots en terrain connu, les Eagles dans l'ombre

Tom Brady (gauche) et Brandon Graham (droite)

Tom Brady (gauche) et Brandon Graham (droite)

Photo : Getty Images / Jim Rogash

Radio-Canada

Une phrase revient presque chaque année lorsque les premiers jours de février pointent à l'horizon : les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont rendez-vous avec l'histoire.

Un texte de Félix St-Aubin

Tom Brady, Bill Belichick et Robert Kraft connaissent la chanson. Le trio participera conjointement à un huitième Super Bowl dimanche, à Minneapolis, contre les Eagles de Philadelphie. Aucune organisation n'affiche davantage de présences à la grand-messe du football américain. Aucune.

Les trois hommes ont installé les bases de leur réussite au tournant des années 2000. La troisième de cinq conquêtes, enregistrée en 2005 face aux Eagles de Donovan McNabb, Terrell Owens et Andy Reid, a permis aux Patriots d'obtenir le statut de dynastie.

Rares sont les formations qui peuvent se targuer d'avoir soulevé le trophée Vince-Lombardi à trois reprises en quatre ans. Les Cowboys de Dallas sont les premiers à avoir réussi l'exploit à la suite des triomphes de 1993, 1994 et 1996, suivis des Patriots au début du millénaire.

Les Bostoniens, couronnés en 2015 et 2017 après des duels épiques contre les Seahawks de Seattle et les Falcons d'Atlanta, ont une seconde occasion de signer ce type de tour du chapeau. Et comme c'était le cas la première fois, les Eagles ont à nouveau l'imposant mandat de les priver d'embrasser l'histoire.

Donovan McNabb (no 5)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Donovan McNabb (no 5)

Photo : Getty Images / Jeff Gross

Champions et négligés

Peu d'observateurs placent la troupe de Doug Pederson dans le camp des victorieux à l'aube du Super Bowl LII.

Les Eagles ont pourtant conclu la saison au sommet de leur association grâce à un rendement de 13 victoires contre 3 revers, un dossier identique à celui des Patriots. Une blessure au quart-arrière Carson Wentz, tout feu tout flamme avant de tomber au combat, a modifié la perception des gens à l'endroit des champions de la Nationale.

L'étiquette de favoris a instantanément quitté les Eagles, négligés lors de leurs deux matchs éliminatoires.

Tant les Falcons que les Vikings du Minnesota se sont amenés à Philadelphie dans une position favorable... sur papier. Ils ont ensuite quitté la Ville de l'Amour fraternel avec le sentiment du devoir inaccompli.

Nick Foles, le remplaçant de Wentz, a fait fi des critiques et a brillé lorsque les projecteurs étaient braqués sur lui en janvier. Ses récentes prestations, jumelées à une défense étanche qui, étrangement, est sous-estimée, ont redonné l'espoir d'un premier sacre aux supporteurs pennsylvaniens.

Nick Foles (droite)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nick Foles (droite)

Photo : Getty Images / Mitchell Leff

Rendement de Nick Foles en matchs éliminatoires

  • Contre les Falcons : 23 en 30 (76,7 %) pour 246 verges, cote d'efficacité de 100,1
  • Contre les Vikings : 26 en 33 (78,8 %) pour 352 verges et 3 touchés, cote d'efficacité de 141,4

L'unité du coordonnateur Jim Schwartz, un fidèle de Belichick de 1993 à 1995 à Cleveland, s'est retrouvée dans l'ombre de Wentz durant la majeure partie du calendrier. Elle rayonne actuellement de tous ses feux.

Le bataillon défensif s'est imposé depuis Noël et a limité ses rivaux à 33 points en 4 rencontres. Les Raiders d'Oakland (10), les Cowboys de Dallas (6), les Falcons (10) et les Vikings (7), auteurs de quatre touchés et trois placements communs, peuvent en témoigner.

S'inspirer d'un ennemi

Les Giants de New York, un adversaire de la Division est avec qui les Eagles entretiennent une rivalité, ont ébranlé Brady lors de leurs chocs de 2008 et 2012. La recette était simple, mais plutôt difficile à appliquer durant 60 minutes : déranger et bousculer le vénérable no 12.

Aucun quart, peu importe le nombre de bagues acquises au Super Bowl, ne peut exercer son art lorsqu'il est malmené par une pression constante et éreintante. Pas même le plus titré de l'histoire.

Le plaqueur Fletcher Cox et l'ailier Brandon Graham ont les outils pour faire dérailler le plan de match de leurs adversaires comme l'ont jadis fait Michael Strahan, Justin Tuck, Osi Umenyiora et Jason-Pierre Paul.

Justin Tuck (gauche), Tom Brady (centre) et Osi Umenyiora (droite)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Justin Tuck (gauche), Tom Brady (centre) et Osi Umenyiora (droite)

Photo : Getty Images / Andy Lyons

La performance de la ligne défensive sera déterminante dans l'issue de la rencontre puisqu'il serait plutôt surprenant que l'attaque pennsylvanienne puisse maintenir le rythme des Patriots si les deux équipes se lançaient dans un festival offensif.

La Nouvelle-Angleterre ne termine pratiquement jamais deuxième à ce chapitre.

Dossier de Tom Brady en éliminatoires

  • Les Patriots marquent moins de 20 points : 2-7
  • Les Patriots marquent entre 20 et 30 points : 12-1
  • Les Patriots marquent entre 31 et 40 points : 8-1
  • Les Patriots marquent plus de 40 points : 5-0

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