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Cindy Ouellet, du basketball au paraski de fond

Cindy Ouellet tente sa chance en ski paranordique
Radio-Canada

Cindy Ouellet est une fille qui carbure aux défis. Après trois participations aux Jeux paralympiques en basketball, deux maîtrises et un doctorat en voie d'obtention, elle veut maintenant aller aux Jeux de Pyeongchang en paraski de fond.

Un texte de Christine Roger

L’athlète originaire de Rivière-du-Loup n’a peut-être eu qu’un mois d’entraînement intensif avant de prendre part à sa première Coupe du monde de ski de fond, mais elle a tout de même réussi à surpasser les attentes à Canmore, en décembre. Elle doit maintenant patienter jusqu’à la fin du mois de janvier avant de savoir si son rêve deviendra réalité.

« J’ai obtenu des points internationaux, sur le circuit de la Coupe du monde, donc je suis entrée dans mes temps pour participer aux prochains Paralympiques. J’étais vraiment fière de ça. Là, il reste à savoir si le Canada va avoir une place supplémentaire pour moi, pour les Jeux paralympiques », explique-t-elle.

Cindy Ouellet ne se met pas de pression. Si ce n’est pas la Corée du Sud, ce sera Tokyo en 2020 en basketball et elle tentera à nouveau sa chance pour les Jeux de 2022, en ski de fond.

« Si ça arrive, ça arrive. Je suis vraiment fière d’avoir fait les temps pour y aller à la dernière Coupe du monde. Ça, je ne m’y attendais vraiment pas, surtout après seulement un mois, confie-t-elle. C’est une grosse performance pour moi. Si ça arrive, ce sera un cadeau tombé du ciel. Je continue à m’entraîner comme si j’y allais ».

Très loin du basketball

Atteinte d’un cancer des os en 2001, Cindy Ouellet ne s’est jamais laissé intimider par les obstacles qui ont pavé sa route. À seulement 16 ans, elle était de l’équipe canadienne de basketball en fauteuil roulant qui s’est rendue aux Jeux de Pékin, en 2008.

Sur le plan sportif, elle croit que de se tailler une place dans l’équipe canadienne de paraski de fond est l’un des défis les plus difficiles qu’elle a eu à affronter.

« C’est toi-même contre la montagne, toi-même contre ta montre. Si tu ne te pousses pas, c’est toi le pire. À la maison, mes entraînements vont être un peu plus cardio que musculaires comparativement au basket. C’est vraiment deux sports différents, mais ils se complètent l’un et l’autre. »

« Pour moi, c’est d’apprendre rapidement la technique. Je suis très nouvelle dans le sport. J’ai une bonne force physique et une bonne endurance, mais c’est sûr qu’il me manque encore beaucoup d’éléments techniques. Le ski paranordique, c’est vraiment beaucoup de technique et c’est assez dur », ajoute-t-elle.

Étudiante au doctorat en génie biomédical en Californie, elle a choisi de rentrer au Québec pendant un an afin de se concentrer entièrement sur son nouvel objectif. Sa vie se résume donc à deux entraînements quotidiens, conjugués à un travail de recherche et de préparation en vue de la rédaction de sa thèse de doctorat.

Comme si son horaire n’était pas assez chargé, elle continue à jouer au basketball pour l’équipe canadienne, l’équipe du Québec, et un club de première division aux États-Unis.

Lorsque les Jeux paralympiques de 2022 seront chose du passé, Cindy Ouellet croit qu’elle sera prête à tourner la page. En quelque sorte.

« Je ne pense pas que je pourrai un jour passer à autre chose. C’est sûr que je vais toujours rester dans le milieu sportif, mais selon moi, ma carrière pour les Paralympiques devrait être finie et je vais me concentrer sur ma carrière professionnelle. »

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