•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le ministre Sébastien Proulx réagit à l’affaire Arsenault

Le ministre responsable de l'Éducation, Sébastien Proulx, a annoncé jeudi la mise en place d'un projet pilote d'éducation à la sexualité.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Interpellé dans le cadre du Forum sur les agressions et le harcèlement sexuel tenu à Québec, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport Sébastien Proulx a commenté le reportage exclusif diffusé par Radio-Canada Sports, la semaine dernière.

Dans ce reportage, trois femmes ont allégué avoir été victime d'agression sexuelle de la part de leur ancien entraîneur de gymnastique Michel Arsenault, au cours années 80 et 90, au club Flipgym de Montréal.

« Il y a des vérifications à faire, il y aura peut-être des enquêtes dans un contexte comme celui-là, alors je serai très prudent à cet égard-là. Mais si vous me posez la question : "Est-ce qu’une organisation aurait dû le savoir?" Peut-être. Et là, faut voir si les vérifications ont été faites. »

En 1987, la Fédération québécoise avait décidé de suspendre M. Arsenault de toute compétition en raison d'un trouble de comportement envers les entraîneurs et les officiels, mais pas en raison de gestes de nature sexuelle.

« Une chose est certaine. Lorsqu’on a des doutes, lorsqu’il y a des soupçons, lorsqu’il y a lieu d’intervenir, il faut le faire, il faut le dire et, là-dessus, il faut être transparent avec les gens », a-t-il ajouté.

M. Proulx a bien mesuré ses mots puisqu’il disait manquer d’informations dans le dossier précis de Michel Arsenault et de la façon dont la Fédération québécoise a traité la situation à l’époque des faits allégués.

Questionné sur le fait que Michel Arsenault ait continué à entraîner jusqu’à la diffusion du reportage de Radio-Canada Sports, malgré son congédiement par son club en 1993 et sa suspension par la fédération, M. Proulx a été clair.

« Je suis obligé de prendre pour acquis ce que j’ai vu [dans le reportage]. Vous me posez la question froidement? Non, ça ne m’apparaît pas normal. »

Le ministre Proulx a pris soin d’assurer les présumées victimes et leurs parents de ses bonnes pensées.

Il a rappelé l’importance de ne pas rester silencieux. « J’encourage les gens qui ont vécu des comportements comme ceux-là à le dire, à le dénoncer haut et fort, à parler à leur fédération, à leurs proches pour que ça puisse être su et connu et qu’on puisse agir. »

Avec la contribution de Véronique Prince

Gymnastique artistique

Sports