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Un nouveau paddock au circuit Gilles-Villeneuve

Vue vers l'entrée des paddocks.

Vue vers l'entrée des paddocks.

Photo : Société Jean-Drapeau

Radio-Canada

Le paddock du circuit Gilles-Villeneuve fera peau neuve à compter de l'année prochaine. Un nouveau bâtiment sera en effet construit en bordure de la piste montréalaise.

Un texte de Michel Chabot

Le projet coûtera 48 millions de dollars, soit 30 millions des coffres de la Ville de Montréal et 18 millions de ceux du gouvernement du Québec.

Les travaux commenceront après l’édition 2018 du Grand Prix du Canada et s’échelonneront jusqu’en avril 2019.

François Dumontier, qui a participé à l’élaboration des plans à titre de consultant, est satisfait de l’allure et de la commodité de l’édifice.

 Je le trouve très très beau. Je pense qu’il va être fonctionnel. Évidemment, c’est un gros changement par rapport aux garages qu’on a actuellement. Ça datait quand même de 1988. 

François Dumontier, président du Grand Prix du Canada

Dorénavant, tous les services seront regroupés dans un seul et même édifice de trois étages, soit les garages, la tour de contrôle, les espaces pour les médias ainsi que les loges.

Et 5000 spectateurs pourront y être accueillis comparativement à la limite actuelle de 1800.

Cette réfection s’imposait pour répondre aux exigences du Championnat de la F1 et de la Fédération de l’automobile.

« En 1988, les équipes n’avaient pas autant d’équipement ni autant de technologie impliquée, explique Dumontier. Maintenant, c’est lourd ce que les équipes emmènent sur les circuits. »

La conception architecturale du bâtiment s’inspire d’autres structures d’Expo 67. La trame du plafond rappelle, notamment, la Biosphère.

« Quand on regarde les grands prix à travers le monde et qu’on voit les garages, on sait exactement où on est. On sait qu’on est à Abou Dhabi, on sait qu’on est à Singapour. Et j’espère que cet édifice-là, avec nos magnifiques vues aériennes, on va pouvoir dire : "On est à Montréal." »

Vue de l'arrière des paddocks, situés tout près du bassin olympique.

Vue de l'arrière des paddocks, situés tout près du bassin olympique.

Photo : Société Jean-Drapeau

Les concepteurs se sont aussi inspirés des infrastructures du Grand Prix des États-Unis et de celui du Mexique pour ébaucher leurs plans.

« Le système de gradins à Austin c’est quatre niveaux et trois rangées, on a exactement le même, dit Bertrand Houriez, chargé de projet de la Société du parc Jean-Drapeau. Si vous allez voir Mexico, les garages sont interconnectés avec l’arrière du bâtiment et à l’arrière vous avez les tentes et des cuisines pour l’hospitalité des équipes. Vous avez aussi l’espace média qui est incorporé dans le bâtiment et d’autres notions au niveau du nombre de mètres carrés pour répondre aux standards de l’industrie. »

En dévoilant ce concept, la Société du parc Jean-Drapeau lançait simultanément l’appel d’offres public pour la construction. L’entreprise qui obtiendra le contrat sera connue en mars prochain.

Et bonne nouvelle pour les cyclistes, les travaux ne devraient pas entraîner la fermeture du circuit.

L’avenir de la formule E

Après le tollé engendré par la présentation du Grand Prix de formule E au centre-ville de Montréal, en juillet dernier, nombre d’observateurs se questionnent sur la possibilité de tenir l’événement sur la piste de l’île Notre-Dame.

Surtout que la nouvelle mairesse, Valérie Plante, a assuré que cette course n'aurait pas lieu dans les rues de Montréal en 2018. François Dumontier affirme que personne ne l’a encore contacté à ce sujet.

 On est très occupé avec la formule 1. Je n’ai pas un grand intérêt. Par contre, si on me demande mon avis et discuter, je vais le faire avec plaisir. 

François Dumontier, président du Grand Prix du Canada

Selon le grand manitou du Grand Prix du Canada, le circuit Gilles-Villeneuve ne convient pas, dans sa configuration actuelle, à la FE.

« Pour accueillir une course de formule électrique sur le circuit, il doit y avoir certaines modifications, estime Dumontier. Malheureusement, à ce jour, les voitures de formule électrique n’ont pas assez d’autonomie pour courir sur un circuit comme le nôtre.

De toute façon, avec les travaux qui s’amorceront l’été prochain, la présentation d’un tel événement est exclue par la Société du parc Jean-Drapeau.

Du côté de la ville, aucune décision n'a encore été prise quant au prochain site de la course.

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