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Seattle préférée à Québec par la LNH, une décision d'affaires

L'entrée du KeyArena de Seattle, avant un match de la NBA en 2006

Seattle rénovera le KeyArena au coût de 600 millions$ dans l'espoir d'y accueillir du hockey et du basketball professionnel.

Photo : Getty Images / Terrence Vaccaro

Radio-Canada

Même si la nouvelle a tout ce qu'il faut pour décourager les plus optimistes partisans du retour des Nordiques à Québec, la main tendue de la Ligue nationale de hockey (LNH) à la ville de Seattle pour qu'elle devienne la 32e formation du circuit ne devrait surprendre personne, estime Frank Pons.

Un texte de Jean-Philippe Martin

« C’est une logique implacable qu’on voyait venir depuis longtemps », laisse tomber le professeur titulaire au département de marketing de l’Université Laval.

Lors de la dernière soumission pour une expansion, les gouverneurs de la LNH espéraient que Seattle soit du nombre des villes intéressées. Au final, seules Las Vegas et Québec ont démontré leur intérêt.

Mais, avec l’approbation par le conseil municipal de Seattle d’un protocole d’entente pour rénover le KeyArena, domicile potentiel d’une nouvelle équipe, la LNH n’a pas hésité à sauter sur l’occasion.

Elle a donné le feu vert au groupe que dirige l'investisseur David Bonderman pour mener une campagne d'abonnements de saison.

« Seattle, c’est le 14e marché télévisuel américain en importance, le seul marché parmi les 25 plus grands aux États-Unis à ne pas avoir d’équipe de la NBA ou de la NHL, explique Frank Pons. C’est un énorme potentiel pour la ligue nationale d’aller retirer des revenus assez rapidement. »

L’espoir faiblit à Québec

Richard Gauvreau, propriétaire du restaurant Casa Calzone, a quitté la Grande-Allée il y a quelques années pour loger son commerce à proximité du Centre Vidéotron.

Son modèle d’affaires ne dépend pas de la présence d’un club à Québec, mais l’investissement de près de 400 millions de dollars dans un nouvel aréna et la venue potentielle d’une équipe de la LNH ont pesé lourd dans sa décision de s'installer dans le quartier.

Richard Gauvreau, restaurateurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Propriétaire d'un restaurant à proximité du Centre Vidéotron, Richard Gauvreau n'a plus espoir de revoir les Nordiques à Québec un jour.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Aujourd’hui, le restaurateur a fait son deuil du retour des Bleus. Selon lui, les Canadiens de Montréal détiennent l'exclusivé du marché québécois et leur propriétaire n'a aucune intention de partager avec un nouveau joueur.

« Malheureusement, on n’aura pas de club, lance-t-il. Faut pas s’en faire accroire. Selon moi, il y a un blocage. Moi, si j’étais Geoff Molson, je n’en voudrais pas de club à Québec. Si on n’avait eu à l’avoir, on l’aurait eu déjà. »

Richard Gauvreau est bien au fait des retombées liées à la présentation de 40 ou 50 matchs locaux d’une équipe de la LNH à quelques centaines de mètres de son commerce.

« Un soir d’événement, le restaurant est toujours plein. Alors, l’impact direct [de la présence d’une équipe], c’est un quart de millions pour nous. C’est important. »

Tant mieux si ça arrive, je serai le gars le plus heureux. Mais, il faut faire face à la réalité.

Richard Gauvreau, restaurateur, à propos du retour des Nordiques à Québec

Le professeur Frank Pons garde espoir que Québec réintègre un jour les rangs de la LNH. Mais, ce ne sera pas pour demain.

« Il faudra encore une fois être très patient. Seattle, c’est pour 2020, alors on repousse Québec de plusieurs années. Je pense que ça arrivera un jour, mais espérer que ça arrive dans un horizon très court, ça, c’est un peu plus utopique. »

Québec

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