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Image : Isabella Morden, Kirsten Pistun, Madison Siwicki et Chris McKay

Les finissants de 2020 obtiennent leur diplôme sans cérémonie. Nous avons voulu y remédier, à notre façon.

Texte de Sylviane Lanthier | Photos : Radja Mahamba, Denis Chamberland et Gavin Boutroy

Image : Kiana Doern et Jani Comeault font partie des diplômés du Collège Louis-Riel, à Winnipeg.

En cette époque d'enseignement à distance et de distanciation physique, les finissants de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), comme Kiana Doern et Jani Comeault du Collège Louis-Riel, obtiennent leur diplôme d’études secondaires dans des conditions jamais vues.

Image : Brianne Symak est une diplômée du Collège Louis-Riel, à Winnipeg.

Brianne Symak et les quelque 330 diplômés des écoles françaises ont vécu leurs trois derniers mois d’école à la maison, loin de leurs amis et de leurs enseignants.

Image :  Tisuanne Murorunkwere est une diplômée du Collège Louis-Riel, à Winnipeg.

Les bals de finissants prévus en juin ont été annulés. Les remises des diplômes ont eu lieu presque en privé. Mais ça n'enlève rien à la réussite de ces finissants que nous voulons féliciter en grand. Bravo, Tisuanne Murorunkwere, diplômée du Collège Louis-Riel!

Image : Keli Dumesnil, Dominique Normandeau et Jean-Luc Gauthier sont des finissants de l'École Saint-Joachim, à La Broquerie.

À travers quelques-uns des finissants de la DSFM, Radio-Canada Manitoba vous invite donc à rencontrer la cohorte de 2020, celle qui vit une fin de secondaire décidément pas ordinaire.

Image : Alexandre Deakin est un finissant du Centre scolaire Léo-Rémillard, à Winnipeg.

Au début de la pandémie, je ne faisais absolument rien. Je dormais jusqu'à 3 heures de l’après-midi et j’allais au lit à 1 heure du matin. Depuis, je suis dans un nouveau cycle : je veux apprendre, j'ai même commencé à apprendre le russe. Je ne veux pas gaspiller mon temps.

Alexandre Deakin, finissant du Centre scolaire Léo-Rémillard
Image : Un jeune marche dans un couloir d'école

En l'espace d'une semaine, en mars, les élèves sont passés de la cadence effrénée des salles de classe et des gymnases à la solitude du confinement.

Image :  Julie Sorin est une diplômée du Collège Louis-Riel, à Winnipeg.

Le défi, pour Julie Sorin et les autres élèves? Apprendre à gérer son temps, établir un horaire, se motiver pour les travaux scolaires. Heureusement pour eux, les enseignants étaient présents au bout de leur clavier pour les appuyer et les encourager!

Image : Natalia Penner est une finissante de l’École La Source située à Brandon.

J’essaye de voir les choses positives : avec les cours en ligne, les enseignants peuvent nous aider avec les devoirs et je suis encore capable d’avoir des interactions avec mes amis.

Natalia Penner, finissante de l’École La Source
Image : Samuel Collet est un finissant de l’École communautaire Gilbert-Rosset, à Saint-Claude.

L’école à la maison c’était difficile au commencement mais quand tu l'as, tu l’as. Ça m’a donné la chance de faire ce que je veux faire sans être contrôlé par la cloche qui sonne!

Samuel Collet, École communautaire Gilbert-Rosset
Image : Janica Marion est une finissante de l’École communautaire Réal-Bérard, à Saint-Pierre-Jolys.

Personnellement, je trouve que je travaille un petit peu plus fort à la maison parce que, maintenant, je suis motivée, c’est presque la fin et c’est un environnement différent. Et ça me prépare beaucoup plus pour l’avenir parce que je sais que mon université va être à distance. Ça me donne le sentiment que je pourrai le faire.

Janica Marion, École communautaire Réal-Bérard
Image : Stéphane Normandeau, finissant du Centre scolaire Léo-Rémillard, à Winnipeg.

La pandémie est un moment historique, c’est marquant pour tout le monde. On est tous affectés, on a tous des défis à relever. Comparé aux autres élèves du secondaire, les 12e ont pris un plus grand choc. Et on va aussi devoir commencer la prochaine année [universitaire ou collégiale] en ligne, d’une façon pas mal absurde et différente.

Stéphane Normandeau, Centre scolaire Léo-Rémillard
Image : Des livres dans une bibliothèque

Les finissants de 2020 se souviendront de leur école secondaire comme d'un endroit où ils ont acquis des connaissances et où ils ont grandi. Dans leurs propres mots, le secondaire, c'est « amusant, surprenant, difficile et exigeant, rempli d'apprentissages et d'opportunités ». Et c'est, surtout, « une grande famille et un esprit de communauté ». Un milieu qui les a marqués.

Image : Dominique Normandeau est une finissante de l’École Saint-Joachim, à La Broquerie.

L’école a eu un gros impact sur moi. Toute notre classe, on a passé au travers de beaucoup de choses ensemble. Nos enseignants nous ont tous aidés à grandir ensemble. Ne pas pouvoir célébrer tout ce que t’as fait, c’est difficile.

Dominique Normandeau, École Saint-Joachim
Image : Iona Taylor est une finissante du Collège Louis-Riel, à Winnipeg.

Mes amis à l’école, les enseignants, tout le monde avec qui j'interagis à chaque jour : ce sont ces relations qui m’ont le plus marquée.

Iona Taylor, Collège Louis-Riel
Image : Daniel Barnabé est diplômé de l’École communautaire Réal-Bérard, à Saint-Pierre-Jolys.

Grâce à nos enseignants, on a du fun à l’école. Le sens de la communauté, l’appui, le plaisir, pis notre fierté avec la francophonie : tout ça ensemble, ça en fait une des meilleures écoles de la francophonie.

Daniel Barnabé, École communautaire Réal-Bérard
Image : Chris McKay est un finissant de l'École communautaire Aurèle-Lemoine, à Saint-Laurent.

Ce qui m’a le plus marqué dans mon école, c’est le respect. Ici, tu peux trouver une autre place pour avoir une deuxième famille ou des amis, une place où tout le monde est accepté. Merci à tous pour la belle expérience, pour avoir été ici avec moi et avoir grandi avec moi.

Chris McKay, École communautaire Aurèle-Lemoine
Image : Mikka Gauthier est une diplômée du Centre scolaire Léo-Rémillard, à Winnipeg.

Ce qui m’a marquée, c’est que je me suis fait de très bonnes amies. j’ai déménagé d'une autre école, j’étais une des seules nouvelles qui ne connaissait personne au CSLR, donc c’était vraiment bien d’avoir des bonnes amies comme ça.

Mikka Gauthier du Centre scolaire Léo-Rémillard
Image : Une salle de classe de chimie

L'école offre aux jeunes mille et une occasions d'explorer leurs talents et de s'épanouir, mais, à leurs yeux, c'est aussi, et parfois avant tout, le lieu de toutes les amitiés.

Image : Janelle Dupuis est une finissante de l’École régionale Notre-Dame, à Notre-Dame-de-Lourdes.

Mon parcours secondaire, c'est une évolution. J'ai un sentiment d'accomplissement. Mais de ne pouvoir célébrer ça avec mes amis, sans avoir peur qu’une personne tombe malade ou sans craindre de mettre les autres en danger... La grande différence cette année, c'est qu'on ne peut pas être ensemble.

Janelle Dupuis, École régionale Notre-Dame
Image : Xavier Champagne est un finissant du Centre scolaire Léo-Rémillard, à Winnipeg.

Pour moi la DSFM a eu un impact incroyable, j’ai pu développer ma première langue qui est le français. J’ai eu des occasions pour obtenir des bourses, j’ai fait des compétitions, j’ai gagné le concours d’art oratoire national. Et, au secondaire, je me suis fait des amitiés qui vont durer une éternité.

Xavier Champagne, Centre scolaire Léo-Rémillard
Image : Joel Edel, Isabelle Perrin et Jude Tétrault sont des finissants de l'École Pointe-des-Chênes, à Sainte-Anne.

La plupart d’entre nous, on a passé 14 ans dans la même classe. Ça va être bizarre d’aller à d’autres classes sans eux. C’était un bon 14 ans, on a eu une "good run", comme on dit en anglais.

Jude Tétrault, École Pointe-des-Chênes, en compagnie de Joel Edel et Isabelle Perrin
Image : Jean-Luc Gauthier est un finissant de l'École Saint-Joachim à La Broquerie.

Être avec la classe, être tout un gros groupe d’amis, voir tout le monde grandir et changer pour le bien, c’était la meilleure partie du secondaire.

Jean-Luc Gauthier, École Saint-Joachim
Image : Samuel Fournier est un finissant du Collège Louis-Riel, à Winnipeg.

Il y a des personnes que je ne connaissais même pas en 9e année et, maintenant, ce sont mes meilleurs amis; les personnes rencontrées, les amitiés, c’est inoubliable.

Samuel Fournier, Collège Louis-Riel
Image : Un corridor d'école vide

Avec la fin du mois de juin vient le temps des adieux. Mais sans bal de finissants, beaucoup ont l'impression que leur année tombe à plat, sans qu'ils puissent saluer leurs enseignants et leurs amis une dernière fois, comme il se doit. Alors nous leur avons demandé quel était leur message pour leurs camarades de classe. Laissons-leur les mots de la fin.

Image : Steffy Balaho, finissante de École La Source, à Brandon.

Merci d’avoir été avec moi dans cette aventure vraiment folle et incroyable! C’était amusant d’avoir été avec vous pendant toutes ces années et de nous voir changer comme personnes. Merci d’avoir été là pour moi.

Steffy Balaho, École La Source
Image : Yarade Morin-Gélinas est un diplômé de l'École communautaire Réal-Bérard, à Saint-Pierre-Jolys.

Les liens qui nous unissent entre amis et entre familles restent et resteront une partie de nous. Je vous souhaite bonne chance et bon succès et j’espère que vous poursuivrez vos rêves, car après tout il n’y a pas de plus belle aventure que de vivre la vie de vos rêves.

Yarade Morin-Gélinas, École communautaire Réal-Bérard
Image : Des finissants du Centre scolaire Léo-Rémillard sautent de joie.

En une phrase : on est prêt pour n'importe quoi! Personne ne savait que tout ça allait se passer; mais on a bien fait, on a bien pris tout ca, on est prêt pour n'importe quoi!

Mia Stefishen, Centre scolaire Léo-Rémillard
Image : Amine Nidae, Rachid Barrima, Rachelle Njiyobiri, Mbuyamba Lwaba Kandolo, Angbe Delphine, Mathilde Kouadio sont des diplômés du Centre de formation pour les adultes de la Division scolaire franco-manitobaine.

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