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Image : Photo: Radio-Canada\ Ivanoh Demers Photoreportage avec Romain Schué pour illustrer le Métro STM en cette période de crise du Covid19. Photo prise dans le métro de Montréal, Québec, Canada. Sur la photo: (Gauche à droite) Le métro est presque toujours désert. La ligne verte… Le 20 Avril, 2020 2020/04/20

Fortement impacté par la crise sanitaire, le métro de Montréal fonctionne toujours, mais il est quasiment désert. Alors qu'un déconfinement progressif se prépare, les enjeux sont multiples.

Photos | Ivanoh Demers - Texte | Romain Schué

Image : Photo: Radio-Canada\ Ivanoh Demers Photoreportage avec Romain Schué pour illustrer le Métro STm en cette période de crise du Covid19. Images de les impacts de la Covid19 à Montréal. Photo prise dans le métro de Montréal, Québec, Canada. Sur la photo: (Gauche à droite) rame de métro ligne orange, désert, vide, Le 20 Avril, 2020 2020/04/20

Depuis le début de la crise sanitaire, l’achalandage dans le métro de Montréal a énormément chuté. Les couloirs, d’ordinaire bondés aux heures de pointe, sont pratiquement vides depuis le confinement mis en place à la mi-mars. La Société de transport de Montréal (STM) évoque une diminution de la fréquentation de 92 %.

Image : Photo: Radio-Canada\ Ivanoh Demers Photoreportage avec Romain Schué pour illustrer le Métro STM en cette période de crise du Covid19. Photo prise dans le métro de Montréal, Québec, Canada. Sur la photo: (Gauche à droite) Le métro est presque toujours désert. LES COMMERCES SONT FERMÉS Le 20 Avril, 2020 2020/04/20

Alors que le télétravail a été généralisé, les commerces non essentiels ont été contraints de fermer leurs portes. Ainsi, l’ensemble des magasins, tels les dépanneurs et les grandes chaînes, accessibles par les couloirs du métro, ont baissé le rideau.

Image : Une pomme posée sur un tourniquet du métro.

La pomme empoisonnée? Avec cette pandémie, l’entretien global du réseau est un défi. La STM, qui compte sur plus de 3000 personnes pour assurer les opérations habituelles dans le métro, doit faire face à un taux d’absentéisme de 21 %, contre 8 % en temps normal. Les raisons : retrait préventif d’employés jugés vulnérables, isolement volontaire suite à un voyage ou contact potentiel avec un proche malade ou encore congé maladie et garde d’enfants.

Image : Une personne attend un métro.

Moins d’usagers, moins de services. Face à cette diminution majeure d’achalandage, il faut parfois, en pleine journée, patienter de longues minutes. L’offre a été réduite de 20 % et la fréquence moyenne de passage des trains a été ramenée à 4 min 05 s, contre 3 min 20 s sur les lignes orange et verte. Rien n’a changé en revanche sur les lignes bleue et jaune ou concernant les heures d’ouverture du métro.

Image : Une personne se tient dans une rame de métro.

La pandémie a obligé la STM à revoir ses mesures d’entretien. Au lieu d’être lavées tous les mois, les rames sont désormais nettoyées chaque jour. En priorité, on met l’accent sur le nettoyage des surfaces les plus utilisées, comme les sangles, les barres, les ascenseurs ou encore les distributrices de tickets. D’ici mi-mai, plus de 200 distributeurs de gel hydroalcoolique seront aussi installés à l’entrée des stations.

Image : Une cabine de vente fermée dans le métro de Montréal.

De nombreuses cabines qui accueillent d’ordinaire des agents de la STM sont fermées. Impossible d’acheter, en personne, un titre de transport. La vente de ces tickets s’effectue uniquement par carte bancaire, avec des distributeurs automatiques.

Image : Un gant à terre dans le métro.

Dans les allées et les rames du métro, malgré un nettoyage fréquent à l’intérieur des wagons, on retrouve cependant de nombreux objets abandonnés. Notamment des gants, mais aussi des affaires laissées par des itinérants.

Image : Un itinérant dans un escalier mécanique.

Les itinérants vivent durement cette crise sanitaire. De nombreux refuges ont été fermés, et même si des lits ont été mis en place dans plusieurs bâtiments municipaux, la situation reste difficile. De nombreux autres lieux publics leur étant également interdits, ils ont peu d’endroits pour s’installer à l’abri.

Image : Un itinérant marche dans les couloirs du métro.

Dans les couloirs du métro, on les aperçoit un peu partout, un sac à la main. Ces sans-abri ne peuvent néanmoins pas se reposer à leur guise dans ces stations, comme ils en avaient l’habitude, puisque la STM, pour des raisons sanitaires, a interdit à toute personne de s’installer sur des endroits pouvant faire office de bancs.

Image : La station Berri-UQAM nettoyée par un agent qui porte un masque.

Les agents d’entretien sont sur le qui-vive. Durant notre visite, les forces de l’ordre ont dû fermer une partie de la station Berri-UQAM. Une personne âgée, déclarée positive à la COVID-19, s’était échappée d’un établissement pour aînés, avant de prendre le métro et de toucher des parois. Tout l’espace a dû être minutieusement nettoyé.

Image : Des agents de la STM qui parlent à un itinérant.

L’inquiétude est vive pour les agents de la STM. La direction du réseau montréalais a d’ailleurs reconnu qu’il est difficile de fournir, en ce moment, des équipements de protection à l’ensemble de son personnel. On n’est plus capables. La bibitte, on ne la voit pas, et nous, on est au front, déplore un employé, un masque au visage.

Image : Un homme porte un masque en attendant le métro.

Le port du masque sera-t-il obligatoire dans les transports collectifs? Non, répond la Direction nationale de la santé publique. En revanche, ce sera fortement recommandé, a souligné Horacio Arruda. Dans le métro, on aperçoit déjà de nombreux usagers qui portent des masques médicaux ou artisanaux.

Image : Un panneau avertissant d'un chantier de construction au métro Mont-Royal.

Cette crise sanitaire a également entraîné la suspension d’importants chantiers, comme la construction d’ascenseurs dans le métro Mont-Royal, dont la mise en place est prévue pour 2022. Les travaux essentiels permettant d’assurer le bon fonctionnement du métro continuent néanmoins, précise la STM.

Image : La station Bonaventure avec l'accès au Centre Bell

Emprunter les longues allées du métro peut actuellement paraître surréel. En début et en fin de journée pour aller travailler au centre-ville, ou encore le soir pour accéder au Centre Bell, les couloirs de la station Bonaventure sont noirs de monde. La STM a également interdit, sur l’ensemble du réseau, toutes les activités jugées non essentielles, comme les prestations musicales ou la distribution de journaux gratuits.

Image : Des personnes marchent dans le métro.

Moins de monde, moins de métros et moins de plaintes. Entre le 13 mars et la mi-avril, la STM a enregistré près de 12 000 plaintes. Soit une baisse de 38 % par rapport à la même période l’an passé. De ce nombre, 59 % des commentaires concernent la COVID-19.

Image : Un graffiti devant une station de métro

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