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Image : Des élèves forment un coeur avec leur main dans la classe de M. Dominic Boisvert.

Tout le monde connaît un enseignant qui a marqué positivement le cours de sa vie. Voici six héros du quotidien choisis par leurs élèves, des parents et les commissions scolaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Texte : Élyse Allard | Photos : Josée Ducharme

Image : La responsable du programme de musique à l’École Félix-Leclerc et violoniste professionnelle, Julie Lefebvre, sort parfois dans les corridors pour faire danser les élèves. joue du violon dans un couloir d'école, entourée d'enfants qui dansent.

Julie Lefebvre

Julie Lefebvre est convaincue que la musique change des vies. En 2017, cette violoniste professionnelle et enseignante de musique au primaire réalisait son rêve : fonder l'école à vocation musicale Félix-Leclerc, à Shawinigan.

Ses élèves ne sont pas choisis sur la base de leurs résultats scolaires ou de leur talent. Pourtant, non seulement ils réussissent sur le plan académique, mais la chorale de l'école est invitée à se produire dans des orchestres locaux... et même avec le groupe Qw4rtz!

Image : Une chorale d'enfants.

Julie Lefebvre développe la confiance en soi de ses élèves tout en exigeant le meilleur d’eux-mêmes. Son secret? Le renforcement positif et le plaisir. Force est d’admettre que ses 60 choristes chantent avec une justesse impressionnante.

C'est beaucoup d'harmonie, la musique. On fait ensemble. Personne n'est en compétition. Toutes les voix sont importantes. Tout le monde a son rôle, un peu comme dans la société.

Julie Lefebvre, responsable du programme de musique à l’École Félix-Leclerc
Image : Julie Boisvert entourée de la chorale d'enfants.

Madame Julie a le don de déclencher le rire dans sa classe. Ses élèves adorent la voir jouer des tours à ses collègues, avec leur complicité. Elle emploie aussi des expressions cocasses, comme le mot « bourdon » pour désigner un chanteur à côté de la note.

Elle réussit à transformer mon énergie en quelque chose de positif. Je bouge beaucoup. Maintenant, je suis plus musicien que sportif. Je joue de la guitare électrique et de la batterie.

Zachary Bellerive, 9 ans, élève de 4e année à l'École Félix-Leclerc
Image : Dominic Boisvert lance un petit ballon de basketball dans un panier.

Dominic Boisvert

Tout le monde l’appelle « Doum » à l’Académie les Estacades. Il suffit de traverser les corridors de l’école avec Dominic Boisvert pour constater l’effet de son charisme sur les 1161 jeunes qui fréquentent l’institution à vocation sportive.

Depuis près de 20 ans, un respect mutuel s’est installé entre cet enseignant de français et ses élèves. Ce lien unique, « Doum » le doit à son sens de l’humour, à sa bonne humeur contagieuse et à son intérêt véritable pour chaque personne qu’il côtoie.

Image : Une élève assise à son bureau dans la classe de Dominic Boisvert.

Même s’il enseigne la langue de Molière, la classe de Dominic Boisvert ressemble à un temple de la renommée sportive. Les murs sont décorés d’affiches de joueurs étoiles que ses élèves lui apportent année après année. Ce que les jeunes apprécient plus que tout, c’est de le voir assister à leurs matchs ou à leurs compétitions.

Lui-même joueur de soccer et de basketball amateur, l’enseignant de français est aussi passionné de lecture. Dominic Boisvert a d’ailleurs cofondé le dynamique club de lecture de l’Académie les Estacades.

Image : Plusieurs étudiants souriants entourent Dominic Boisvert.

Que ses élèves soient doués pour les études ou non, Dominic Boisvert les remarque et leur donne de l’importance. En classe, l’enseignant semble avoir trouvé le parfait équilibre entre les moments de rigolade et la transmission de la matière.

Dominic, c’est un gars vraiment passionné. C’est simple de l’écouter. C’est attrayant. Il gesticule. Moi, c’est ce que j’adore chez lui.

Mahé Rabesa, 16 ans, élève de 5e secondaire à l’Académie les Estacades
Image : Johanne Lanouette dans la cour d'école en hiver.

Johanne Lanouette

Avec ses yeux rieurs et son sourire éclatant, Trois-Rivières ne pouvait trouver meilleure ambassadrice que Johanne Lanouette. C’est elle qui accueille les familles d’immigrants et de réfugiés, qui débarquent à tout moment de l’année en quête d’une vie meilleure.

En plus d’évaluer les aptitudes des enfants, Johanne Lanouette enseigne en francisation à l’École Sainte-Thérèse. Dans sa classe, 18 élèves d’autant de pays, notamment du Chili, du Venezuela et de la Syrie. Devant leurs histoires parfois tragiques, l’enseignante doit être à l’écoute, faire preuve de compassion et se faire rassurante.

Image : Des jeunes jouent au hockey dans une cour d'école en enneigée.

Après un an ou deux dans sa classe, ses élèves se débrouillent assez bien en français pour joindre les rangs des écoles régulières.

Ce dont ils se souviennent de Madame Johanne? De sa gentillesse et de sa bienveillance, bien sûr, mais surtout, de ses collations faites maison et des sorties au restaurant qu’elle leur offre parfois, une première pour beaucoup d’entre eux.

Ils vont faire de la raquette, patiner, jouer au hockey. Certains seront bientôt initiés au ski. Ça fait aussi partie du programme, de s’intégrer à leur nouvelle culture.

Johanne Lanouette, enseignante en accueil et francisation à l’École Sainte-Thérèse
Image : Johanne Lanouette entourée d'écoliers de plusieurs nationalités.

Je suis arrivé ici. Je ne parlais pas très bien français. Elle m’a appris comment parler français, comment écrire et comment lire.

Alaa Al Qassab, de la Syrie

Toujours, on peut choisir ce que l’on veut. Comme moi, pour le dîner spécial, elle m’a fait des brownies. J’adore ça.

Fabiana Mantilla, du Venezuela
Image : Véronique Boutet danse le conga avec ses élèves dans sa classe.

Véronique Boutet

Les notes d’une chanson pop résonnent dans un corridor du Séminaire Sainte-Marie. Dans la classe de Madame Véronique, c’est la fête. L’enseignante danse sur un pupitre. Ses élèves lui demandent une roue latérale qu’elle exécute. Rien n’arrête Véronique Boutet dans son désir de capter l’attention de son auditoire ou de simplement détendre l’atmosphère après un examen.

Être l’enseignante qu’elle n’a jamais eue. Former l’humain avant le citoyen. Se mettre à la place de ses élèves et être toujours là pour eux. C’est ce qui motive la dynamique enseignante de français, qui s’implique également dans l’improvisation, le journal étudiant, Secondaire en spectacle et les voyages humanitaires.

Image : Véronique Boutet debout sur un pupitre dans sa classe.

Ses élèves sont nombreux à lui devoir une meilleure confiance en soi et une plus grande connaissance d’eux-mêmes.

On dirait qu’elle voit notre talent. Elle arrive à nous rendre confiants.

Alice Lapointe, 13 ans, élève de 2e secondaire au Séminaire Sainte-Marie

Elle va nous demander : “Comment ça va?” Disons qu’on a eu une journée vraiment chargée, elle va être plus “lousse”.

Catherine Abel, 13 ans, élève de 2e secondaire au Séminaire Sainte-Marie
Image : Une enfant fait un calin à Chantal Poirier.

Chantal Poirier

Entrer dans la classe de première année de Chantal Poirier, à l’École Beauséjour, est une expérience en soit. Les élèves sont calmes et disciplinés. Une musique douce rappelle celle d’un spa. De l’enseignante de plus de 25 ans d’expérience se dégage une douceur apaisante doublée d’une autorité naturelle.

La routine du matin de Madame Chantal y est pour beaucoup. Les élèves sont invités à choisir la manière dont ils veulent être salués : câlin, poignée de main ou namasté, une façon pour l’enseignante de connaître leur humeur du jour. Elle obtient ensuite leur silence au son d’un simple tambourin.

Image : Des élèves avec la main levée dans la classe de Chantal Poirier.

Le calme et la discipline règnent dans la classe de première année. C’est dans ce havre de paix que Madame Chantal enseigne à ses élèves.

Elle restait toujours gentille. Si quelqu’un faisait une gaffe, elle ne s’énervait pas. Elle restait calme.

Laurent Parisé, 10 ans, élève de 5e année à l’École Beauséjour



Image : Steve Desrochers appuyé sur un pupitre dans sa classe.

Steve Desrochers

Quand il est question d’enseignants marquants, l’exemple du professeur de mathématiques au secondaire revient souvent. Steve Desrochers, de l’École Chavigny, incarne parfaitement cet archétype.

Celui qui a étudié l’actuariat et la statistique à l’université a finalement bifurqué vers l’enseignement à cause de sa passion pour les jeunes et la transmission des connaissances.

Image : Steve Desrochers avec des étudiants autour de la pancarte indiquant le sommet du mont Washington.

En plus d’être un excellent vulgarisateur, Steve Desrochers ne laisse derrière aucun élève soucieux de s’améliorer en mathématiques. Il donne de son temps sans compter durant les périodes de récupération. Il s’implique aussi dans le comité du bal et organise chaque année des sorties en plein air, notamment au mont Washington.

Image : Steve Desrochers accroupi près du pupitre d'une élève qui regarde sa calculatrice.

Monsieur Desrochers va me laisser son amour pour les mathématiques. J’aime vraiment ça. Je pense que c’est un peu à cause de lui.

Anne-Sophie Raymond, 16 ans, élève de 5e secondaire à l’École Chavigny

Jamais je n’ai passé une soirée avant un examen à me dire : “Je ne suis vraiment pas prête.” Il est tout le temps là pour nous. Il va nous pousser à notre plein potentiel.

Megan Emanuel, 17 ans, élève de 5e secondaire à l’École Chavigny

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