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Un homme tire une porte fixée au sol.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Texte et photos : Jean-François Bélanger

Un grand escalier.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

En Ukraine, même si l'essentiel des combats se concentre maintenant au Donbass, dans l'est, les autres régions du pays ne sont pas à l'abri pour autant. Les grandes villes de Lviv dans l'ouest et d'Odessa dans le sud sont régulièrement la cible de tirs de missiles.

Mais à Odessa, les habitants disposent d'un abri original : les catacombes de la ville.

Deux personnes au bout d'un tunnel.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Comme Paris, Odessa dispose d’un dédale impressionnant de tunnels souterrains creusés au fil du temps par des générations de carriers pour en extraire des blocs de calcaire.

L’origine exacte n’en est pas claire, mais les premières galeries semblent dater du 17e siècle.

Des blocs appuyés sur un mur.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Le réseau souterrain est l’un des plus vastes du monde et s’étendrait sur près de 2500 kilomètres.

Véritable labyrinthe, il a été utilisé au fil du temps comme cachette par des contrebandiers, mais aussi par des milliers de partisans soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale pour se mettre à l’abri de l’occupant nazi.

L'entrée d'un bunker.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

On trouve aussi dans le sous-sol d’Odessa une quantité impressionnante de bunkers et d’abris antiaériens construits au milieu du siècle dernier et pendant la guerre froide.

Tous ont des sorties menant directement à la surface, mais beaucoup communiquent aussi avec le dédale des catacombes.

Une main pointe un endroit sur une carte.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Un plan fixé au mur de ce bunker révèle qu’il abritait naguère un poste de commandement du NKVD qui a servi de quartier général à l’armée roumaine.

La Roumanie, alliée de l’Allemagne nazie, a occupé Odessa entre 1941 et 1944.

Des graffitis représentant trois soldats.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Les murs des catacombes sont ornés de multiples graffitis et dessins qui constituent autant de témoignages laissés par ceux qui s’y sont réfugiés au fil du temps.

Igor Grek tient une carte dans ses mains.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Igor Grek connaît le réseau comme le fond de sa poche.

Spéléologue très en vue, il fréquente les catacombes depuis son adolescence. Il se souvient parfaitement de sa première descente en août 1979.

Escalier menant à un abri.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Dès les premiers jours de l’invasion russe, Igor a décidé d’aménager un des bunkers afin qu’il puisse accueillir des habitants désirant se mettre à l’abri des bombardements.

Des bancs dans un tunnel.
Radio-Canada / Emilio Avalos

L’initiative est loin d’être un cas isolé. Des abris similaires ont été aménagés dans plusieurs quartiers de la ville.

Photo : Emilio Avalos

Aleksandr Sadovnikov le long d'un mur de pierre.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Aleksandr Sadovnikov ne connaissait pas grand-chose des catacombes à part le fait qu’une porte métallique au sol dans son quartier menait directement à un musée souterrain qu’il était possible de visiter.

Des personnes assises sur un banc dans une pièce des catacombes.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

En voyant les premières bombes s’abattre sur sa ville à la fin de février et en constatant que tous les habitants ne disposent pas d’un abri antiaérien dans leur immeuble, il contacte les responsables du musée pour en réclamer l’accès.

Il entreprend aussitôt de l’aménager, y installant de la lumière, des banquettes et des lits.

Une table et un lit.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Le bunker n’est pas luxueux, mais il dispose de toilettes, de chambres et d’une grande salle à manger.

Aleksandr marche dans un tunnel.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Chaque fois que retentissent les sirènes d’alerte, les habitants du quartier y descendent pour se mettre à l’abri.

Selon Aleksandr, son abri a déjà accueilli un record de 300 personnes en même temps.

Un mur de blocs de pierre.
Radio-Canada / Jean-François Bélanger

Le vaste réseau pourrait permettre d’accueillir ainsi une bonne partie de la population de la ville, si jamais le besoin s’en faisait sentir.

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