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Image : Des podiums installés dans une grande salle vitrée.

Texte : Angie Bonenfant | Photos : Patrick Louiseize, Raphael Tremblay, Benoît Plamondon, Ivanoh Demers, Fabiano K

Image : Un gros plan d'une caméra pointée vers des podiums dans une grande salle vitrée.

Éclipsée par la vaccination obligatoire et les armes à feu, la francophonie n’a pas encore réussi à s’imposer au cours de cette campagne électorale, mais mercredi soir, lors du débat sur les enjeux francophones organisé par Radio-Canada, tous les projecteurs seront braqués sur ce thème essentiel.

Image : Des podiums et de l'équipement télévisuel installé dans une grande salle.

Le plateau

C'est ici que vont s'affronter ce soir le conservateur Alain Rayes, la libérale Mélanie Joly, le néodémocrate François Choquette, le bloquiste René Villemure et le candidat du Parti vert Luc Joli-Coeur.

Visuellement, la place Peter-Herrndorf du CNA est un lieu très intéressant, décrit la grande responsable du projet, la réalisatrice Karine Lacoste. Cette grande pièce vitrée est particulièrement belle le soir lorsqu'elle est éclairée, avec, en arrière-plan le Château Laurier et le canal Rideau.

Le CNA semble un lieu tout indiqué pour tenir un tel débat. Il est un partenaire de longue date de la francophonie canadienne. Il appuie depuis de nombreuses années des initiatives qui font la promotion des arts et de la culture française du Canada.

Image : Un homme est en train d'ajuster un podium.

Rien n’est laissé au hasard dans l’organisation d’un débat, explique Karine Lacoste avec un brin de fébrilité dans la voix. La formule des échanges entre les participants, les thèmes abordés, l’autorisation d’avoir des notes, la position des lutrins, etc. Tout est planifié dans le menu détail et discuté avec les équipes de tous les participants.

C’est beaucoup de préparation!

Une citation de :Karine Lacoste, réalisatrice
Image : Trois personnes avec des masques en pleine discussion entourés d'équipement télévisuel.

Cette année, la COVID-19 pose un défi logistique supplémentaire, car l’équipe doit respecter la distanciation sociale à tout moment, désinfecter, porter le masque, etc. Faire de la télévision dans de telles conditions n’est pas toujours évident, admet-elle.

Image : Un homme avec un masque penché devant un écran.

La formule

Le concept ne sera pas étranger à ce que l’on a déjà vu pour le débat des chefs, prévient Karine Lacoste. Nul besoin de réinventer la roue, c’est une formule qui a déjà fait ses preuves.

Le thème général demeure la francophonie, mais il y aura plusieurs sous-thèmes : les langues officielles, l’éducation, l’économie et la culture. Chaque sous-thème comprendra un débat ouvert, un face-à-face et un échange à trois.

On espère qu’en 60 minutes, sans pause, les francophones de partout au Canada auront la chance de se faire une meilleure idée sur ce que propose chacun des partis, confie la réalisatrice.

Image : Mathieu Nadon sur un plateau de tournage en train de regarder un ordinateur portable.

Le déroulement

Le modérateur, l’animateur du Téléjournal Ottawa-Gatineau, Mathieu Nadon, sera appuyé tout au long de la soirée par les cheffes d’antenne de quatre autres téléjournaux au pays : Marie-Hélène Lange en Acadie, Chantal Rivest à Sherbrooke, Gabrielle Sabourin en Ontario et Julie Carpentier en Colombie-Britannique.

Chaque animatrice posera une question en lien avec un enjeu qui touche les francophones de son coin de pays.

Image : Plusieurs personnes placées sur des podiums lors d'une répétition.

C'est un exercice excitant, car malgré toute la préparation en amont, on ne sait pas ce que les candidats diront, affirme le modérateur Mathieu Nadon, qui est devenu avec les années un habitué de ce type d’exercice.

Ce sont eux qui vont donner de la couleur à ce débat. On sait comment ça va commencer, mais on ne sait pas trop comment ça va se terminer!

Image : Alain Rayes qui parle devant une caméra.

Le débat est une joute oratoire à laquelle se préparent aussi minutieusement tous les participants.

Le candidat conservateur, Alain Rayes, indique qu’il a passé de nombreuses heures à faire du travail de recherche avec les membres de son équipe.

Studieux, il rédige lui-même ses notes pour bien assimiler la matière et, pour bien maîtriser le déroulement du débat, il se livre à des pratiques à la caméra.

Image : René Villemure assit à un bureau en train d'écrire dans un cahier de notes.

Le candidat bloquiste René Villemure a épluché tous les articles de journaux, sites internet et livres qui lui permettront de bien défendre sa position et celle de son parti lors du débat.

M. Villemure s’implique bénévolement depuis 25 ans pour la francophonie, la francisation des nouveaux arrivants et pour l’alphabétisation. Il estime que son expérience sera un atout précieux dans son jeu.

Image : Mélanie Joly en interaction avec quelques membres de son entourage dans son local électoral.

En tant que ministre responsable des Langues officielles, Mélanie Joly est déjà bien au fait des enjeux francophones. C’est d’ailleurs elle qui pilote le projet de modernisation de la Loi des langues officielles.

Même si Mme Joly maîtrise ses dossiers, elle ne rechigne pas à l’idée de repasser en revue, avec son équipe, les points importants. On la voit ici dans son bureau de circonscription en pleine préparation avec son assistante.

Au débat, elle aura la lourde tâche de défendre le bilan de son gouvernement.

Image : Luc Joli-Coeur avec le pouce levé devant un mur de bois.

Le candidat du Parti vert, Luc Joli-Coeur profite de la moindre occasion pour étudier ses dossiers sur les langues officielles.

Il ne dispose pas d’une très grosse équipe pour l’appuyer dans sa recherche, donc chaque minute consacrée à sa préparation est précieuse.

En route vers Ottawa, il a traîné dans ses valises tout le matériel dont il a besoin pour être prêt pour le débat. Dans sa chambre d'hôtel, il profitera de quelques heures de temps libre pour réviser ses notes.

Image : François Choquette en discussion avec une femme.

Le candidat néo-démocrate, François Choquette, a choisi — comme il le fait régulièrement — de s’entretenir avec des groupes d’intérêt comme la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA).

Ces discussions lui permettent de demeurer à jour sur les enjeux et les préoccupations des francophones. Elles alimenteront aussi sa réflexion, en prévision du débat.

La participation de M. Choquette à ce débat n’est pas le fruit du hasard. Il fut l’ancien porte-parole de son parti pour les langues officielles de 2015 à 2019.

Image : Mathieu Nadon en pleine discussion devant des caméras.

Les défis

La gestion du temps sera à coup sûr un grand défi, laisse entendre l’animateur Mathieu Nadon. On a une heure, sans pause publicitaire, pour aborder une foule d'enjeux prioritaires pour les francophones...

Je sais déjà que ça va passer trop vite!

Une citation de :Mathieu Nadon, animateur

Il faudra aussi éviter que le débat tourne à la cacophonie. On souhaite des discussions animées, corsées, voir le choc des idées entre les différents candidats, mais il faut garder en tête que le public doit comprendre les échanges.

Image : Deux personnes en discussion assises devant des écrans.

La réalisatrice Karine Lacoste, sera pour sa part très sensible aux aléas du direct, car tout comme son animateur, la clarté des échanges demeure une priorité.

On n'est pas à l'abri de défis techniques.

Une citation de :Karine Lacoste, réalisatrice

Si un problème survient, il faudra bien réagir pour que le débat demeure agréable à regarder, dit-elle. On veut que les téléspectateurs soient capables de suivre la discussion. À la fin de la soirée, ils doivent avoir retenu les propos des candidats, non pas les pépins techniques.

Image : Une caméra qui pointe vers des podiums.

Pourquoi un débat?

Pourquoi est-ce important de tenir un débat sur les enjeux francophones?

Les enjeux liés à la francophonie sont tellement importants dans la vie des francophones, partout au pays, mais ils sont souvent éclipsés par d'autres questions durant la campagne électorale, explique Mathieu Nadon.

Ce sera l'occasion, durant une heure, de braquer les projecteurs sur leurs préoccupations.

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