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Image : Le designer Marc-Antoine Goyette devant une installation rue De Castelnau, dans le quartier Villeray.

La pandémie a mis à terre l'humeur de citoyens, de commerçants et de bien des touristes, mais avec le déconfinement graduel, certains d'entre eux reprennent plaisir à fréquenter de nouveau leurs lieux favoris.

Un texte de Laurence Niosi et des photos d'Ivanoh Demers

Image : Marc-Antoine assis sur un banc de bois.

Rue De Castelnau, dans le quartier Villeray, Marc-Antoine Goyette travaille sans relâche pour terminer l’aménagement des placotoirs, de même que des modules qui accueilleront des installations artistiques, une nouveauté cette année. La rue est piétonne cet été.

À partir du moment où le mot est passé qu’on allait être déconfinés, c’était très rush. On a à peine eu un mois pour concevoir la place ou avoir accès aux matériaux, affirme le designer multidisciplinaire.

Image : Claude Boucher, un fidèle client de la brasserie Les Patriotes, rue Ontario, est attablé devant une salade césar.

Même si du plexiglas a été installé à quelques tables et que les machines de jeux sont fermées, la brasserie des Patriotes, rue Ontario, a commencé à accueillir une partie de sa fidèle clientèle cette semaine. 

Attablé devant une salade César, Claude Boucher est heureux de retrouver, après neuf mois, le resto-bar qu’il fréquentait cinq jours par semaine avant la pandémie. Il est aussi content de retrouver sa serveuse, Johanne. Je suis venu hier, et j’ai dit : "Johanne est pas là?" Et on m’a dit : "Elle travaille demain". Alors me voici.

Image : La propriétaire de la rôtisserie Serrano Elizabeth Saavedra pose devant ses poulets.

Pour Elizabeth Saavedra, propriétaire de Serrano, la réouverture des salles à manger n’a pas changé grand-chose. La minuscule rôtisserie de la rue Saint-Viateur disposait toujours de quelques tables, mais la distanciation rend cet aménagement impossible encore. Son comptoir de nourriture à emporter reste ouvert.

L’achalandage a considérablement diminué dans la dernière année, avec une grande partie des quelque 3000 employés de l’entreprise voisine Ubisoft toujours en télétravail. Mais on peut encore fonctionner, avec des habitants du quartier et d’autres clients qui viennent de l’extérieur, souligne Elizabeth, qui n’a pas perdu son sourire.

Image : Le restaurateur David Zaltzman pose dans son établissement de la rue Mont-Royal.

David Zaltzman ne pouvait espérer mieux pour la réouverture de sa salle à manger : un match en série éliminatoire du Canadien de Montréal a attiré les foules dans son établissement rue Mont-Royal lundi soir. Afin de respecter la distanciation, il doit néanmoins se restreindre à 50 % de sa capacité d'accueil.

Une chose vient ternir le tableau : le propriétaire de Notre-Bœuf-de-Grâce n’arrive pas à embaucher du personnel. Il n’y a personne qui veut travailler. Je dois refuser des gens et je dois fermer plus tôt, car je n’ai pas assez de personnel, dit-il. Le restaurateur est contraint ces jours-ci de travailler 10 jours par semaine pour continuer à faire rouler son restaurant.

Image : Francine Cousineau et son mari devant un kiosque de fruits et légumes au marché Jean-Talon.

On commence à voir la fin du tunnel, affirme Francine Cousineau, venue avec son mari acheter des fruits et des légumes au marché Jean-Talon. Nos enfants, on ne les voyait presque pas. Nos petits-enfants non plus, dit-elle. Elle a hâte de les recevoir dans sa cour et de recommencer à retourner à une certaine forme de normalité.

Image : Stéphane Laprade pose devant les tours à bureaux du centre-ville de Montréal.

Stéphane Laprade se sent parfois bien seul ces jours-ci au centre-ville de Montréal. Il travaille pour l’Agence des services frontaliers du Canada et se rend au bureau deux jours par semaine depuis le début de la pandémie. Le temps plein en présentiel sera pour plus tard, mais pas tout de suite, précise-t-il.

Au centre-ville, il croise peu de monde, « sauf des travailleurs de la construction, et même encore. Normalement à cette heure-ci, sur Sainte-Catherine, c’est paqueté ben raide », dit-il.

Image : Ulrich s'entraîne sur un terrain de basketball.

Ulrich marque quelques paniers sous un soleil de plomb, au parc Frontenac. Le jeune homme originaire de Longueuil, dont l’idole est LeBron James, des Lakers de Los Angeles, vient régulièrement jouer au basketball dans le quartier. Il se réjouit de la fin du couvre-feu qui lui permet de jouer en équipe plus tard en soirée.

Image : Zulema et Duniel trinquent sur une terrasse du Vieux-Port de Montréal.

Les terrasses commencent à se remplir sur l’heure du midi à la place Jacques-Cartier, jadis l’épicentre du tourisme montréalais. Attablé dans l’une d’elles, le couple d’origine cubaine Duniel Martinez et Zulema Jimenez profite d’un repas au soleil, et sous une chaleur accablante.

Ils ont hâte de retrouver une vie normale, et puis aussi de revoir leur famille à Cuba. S’ils ouvrent les aéroports!, lance Zulema.

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